IV. Conclusions
l. — EXPOSE HISTORIQUE
DP. l'action des sues INTESTINAtX DANS LA DIGESTION DE
Dans ce cliapilre, nous traiterons de l'importancE tique non point seulement de Vanali/se quanlili graisses excrétées comparativement à la graisse mais aussi de l'analyse qualilalive de ces graisseï dire des proportions existantes entre les graisses ne acides gras et les savons contenus dans les excréta tivcmcnt aux ingesla. Cette élude nous a semblé h\ meilleurs moyens de nous rendre compte du foncti' intestinal, car c'est surtout à l'intestin qu'est dévo de digérer les graisses.
Mais nous ne pouvons aborder utilement le prol nique qui nous occupe que si nous le faisons préccc
1° Des données physiologiques actuellement biei sur la transformation de celles-ci dans lo tube sous l'inlluenco des sucs qui y sont déverses, sui sorplion et sur leur utilisation physiologique;
2° Appuyé sur ces données, au préalable bien nous étudierons ensuite, en nous pia^^ant au seul poi dp l'c-^amen des fèces, ce que disent les auteurs df
ises iog^érées qiiand^chez ua animal, on supprime : biliaire ou pancréatique, ou les deux à la foie ; icore quels diagnostics ils basent sur la préraisses excrétées dans l'observation des faits
res chimiques in vitro et histopbysio-
— *• De leur action exclusive dans la trans- >u la saponification des graisses- — Puisque îrvonsde l'utilisation des graisses comme moyen : des fonctions intestinales, il est un point qu'il )ord nécessaire de bien élucider, c'est de savoir is ne peuvent point être digérées en totalité ou d'autres 'organes que l'intestin et ses sucs glan- , s'il en était ainsi, nos recherchesseraient dès le léea d'erreur.
l'estomac. — L'estomac est-il capable de digérer comme certains le prétendent, tel est le premier siologie normale que nous voulons soumettre à
soutenait dans son Précis élémentaire de physioc gastrique estcapablede dédoubler les graisses. Casb, Ogata, Klempcrer et Scheuiern ontégalej cette opinion à l'étranger, et plus récemment la suite des travaux d'Hanriot sur la lipase, les le Benech el de Guyotsur l'action d'une tip'ise î-à-vis do la mooobutyrine laissent croire que in des graisses peut s'établir dans l'estomac; on it-étre même invoquer, si la lipase glandulaire pas exister,Ia présence d'une lipase d'origine miomme les travaux de Duclaux permettent de le ais les expériences de Contejean au laboratoire 1 ont fait justice de la première opinion, et les
qu'ils sont les suivants, t\ savoir: qu'il y a i puis saponification; c'est ainsi qu'un mé oeulres et de suc pancréatique alcalin dévie (Cl. Bernard); ou encore qu'un mélange do q mes de monobulyrîne avec 20 gr. de suc pi donnés à 40° pendant 24 heures donnent nai butyrique etde la glycérine qui se sont sépai
c) Action de la bu.!!. — L'action de la bi par l'expérience suivante: tandis que les ï sont gorgés, au moment de la digestion, d'i lequel le microscope révèle la présence de i teletles de graisse émuUionnée.ils norenfe liquide incolore quand OQ a lié au préalable que de façon à empêcher l'aftlux de la bile d sont également les résultats de Daslre au d rience do lîstulc cholécyslo-inlestinale.7n t sionne les graisses neutres; la plus grande se montrent sous forme de globules micro traverser le revêtement épithélial de Tintes
Si ces constatations in ftVro, que nous Atre corroborées par les expériences t« vivo i de l'utilisation des graisses par la comparait des ingcsts, n'étaient pas suflisantes, Vani montrerait que la bile et le suc pancréatiqu un or ib ce commun chez les animaux man somment des aliments gras en quantité cor cet orifice commun est d'autant plus près d ciscmcnt l'animal mange plus dégraisse.
De même la vésicule biliaire est nécessai:
qui s'alimentent de graisses, et son dével rapport avec ia part plus ou moins grand dans l'alimentation do l'animal.
d) Action do sic intestinal. — Si, comn
on constate le dédoublement de 65 à 66 0/0 d'entre elles, tandis que, dans les niâmes conditions, les bactéries n'en dédoublent qu'à peine 9,16 0/0 (1).
2^ De leur action dans la résorption des graisses. — Mais si les sucs pancréatique et biliaire interviennent dans les proportions que nous venons d'indiquer dans la décomposition des matières grasses, il est un second point que nous devons connaître avant de pousser plus loin nos recherches sur l'utilisation des graisses : c'est l'action de ces sucs dans la résorption de celles-ci par l'intestin. Assurément, il vaudrait mieux être fixé sur la façon exacte dont s'accomplit le mécanisme de ^absorption des graisses, et ne pas discuter encore si elles sont absorbées en nature directement sous forme de fines gouttelettes, opinion défendue par Munk, Exner et dernièrement parHofbauerqui,grâceà un dispositif ingénieux de colorants insolubles dans l'eau, mais solubles dans les graisses, semble en apporter une preuve démonstrative ; ou bien si elles ne sont absorbées qu'après dédoublement y pour ètreensuite modifiées et reconstituées à leur passage àtravcrs la membrane épithéliale de l'intestin grêle. C'est là l'opinion de Morat et Doyon, de Krehl, deCohnslein, de Pfliiger.L'histologie,en montrant l'absencede granulations graisseuses dans le plateau des cellules cylindriques des villosités intestinales alors qu'on ne les constate qu'au-dessus de ce plateau, rangées par série, vient à l'appui de celte opinion qui veut qu'absorbées à l'état de décomposition les graisses dédoublées soient retransformées dans la cellule intestinale en graisses neutres. L'expérience montre de même qu'en injectant dans
(1) Il semble difficile de subordonner un acte physiologique aussi nécessaire que la digestion au hasard des germes venus de l'extérieur (Frémy). Les expériences de Mutlal et Thierfelder ont montré que la digestion peut s'effectuer sans microbes.
En vérité dans la pratique il n*y a pas de digestion sans bactéries, mais on peut les laisser au second plan.
Résumé. — Ainsi donc nous voyons par cherches que Vesiomac n'intervient en ri dos^rdissis; il n'a qu'un rôle piircinoiitmi sucs pancréatique et biliaire sont dévol sionet de saponi/icatitjn, actes qu'influe par son entéiokinase et la sécrctino; — c ont la plus grande part dans la digeslii agents microbiens n'y ayant qu'une act faible; — onlin que, quel que soit le résorption, c'est dans l'intestin grêle pï les raiicules portes que se fait l'absorp que cello-ci est influencée parla bile et
B) Preuves physiologiques e
vivo. — Appuyé sur ces dernières donr nous plaçant au point de vue de l'oxai allons signaler mainlenanl les travaux destinée des graisses ingcrôcs quand supprime les fonctions biliaire ou pancri à te fois, ou eocore qu'on supprime une pi partie d'intestin grèlc. C'est ce que nuu
les PREUVES PHYSIOLOGIQUES ET CI1I»IQUES It L'iNTESTIK et de ses sues GLANDULAIRES D.