‹ Essai de Coprologie Microscopique Diagnostic Microscopique des Maladies Parasitaires à Protozoaires et à HelminthesChapitre 25 sur 64 · F6 SE · texte numérisé non relu

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ne dépassant jamais 15 w et n’ayant jamais plus de quatre noyaux.

ENTAMÆBA coLI. — C’est un saprophyte habituel de l'intestin de l'homme chez lequel BRUMPT l’a trouvé, à Paris, dans 50 p. 100 des cas examinés. Ilest considéré comme non pathogène et sa ressemblance avec lÆ. dysenteriæ, surtout avec la variété lelragena, rendent son étude et la connaissance approfondie de ses caractères indispensables à connaître pour le différencier de F Amibe pathogène de la dysenterie tropicale, Si l'E. dysenteriæ var. hislolytlica a des caractères typiques et bien personnels, la variété letragena se confond souvent avec l'Ent. coli et c’est ici que notre méthode de recherche des kystes montre son utilité incontestable, car c’est souvent seulement par la caractérisation des kystes que l'on peut chez un individu porter le diagnostic d’amibiase.

Le nom d’Æ. coli a été donné à ce parasite par LoscH en 1873, quoi qu'il ait été vu la première fois en 1859 par LAMBL.

La différenciation des Amibes en pathogène et non pathogène est due à KRUSE et PASQUALE qui, en 1892, établissent la non-virulence, pour le chat, de l'E. coliet la virulence de l'E. dysenteriæ, qui, par injection rectale, lui donne une dysenterie mortelle.

Cette Amibe si commune se présente dans les selles sous forme d'une cellule de 15 à 35 uw en moyenne. Le cytoplasme, à peu près hyalin, d'aspect porcelané, ne se différencie en ectoplasme et en endoplasme que pendant le mouvement el encore souvent avec difficulté ; il contient un noyau très visible avec amas de chromatine, peu de vacuoles et ordinairement plusieurs cen-

trioles. Cet animalcule se meut très lentement par émission d’un seul pseudopode et englobe rarement des hématies ; dans ce cas, elles se trouvent en très petit nombre dans les vacuoles.

La différenciation dans les préparations colorées pourrait se faire encore par l'absence, dans le noyau, du cercle à aspect de roue dentée que l'E. dysenteriæ présente et par la présence de plusieurs centrioles, mais ces caractères manquent souvent dans les deux espèces.

Kystes de l'E. coli. — La forme enkystée du parasite est plus typique. En effet, les kystes de PE. coli sont plus gros et mesurent de 15 à 20 y, la membrane est plus épaisse et ils ne renferment pas en général de masses chromidiales. MaATuis fait de cette absence un caractère absolu. Personnellement, d'accord en cela avec KUESSEN, nous avons trouvé des kystes de coli à huit noyaux mesurant 16 à 18 u et montrant des masses chromidialestrès nettes. Un caractère plus absolu est donné d’abord par la taille qui dépasse en général 15 & et surtout par le nombre des noyaux qui, dans le kyste mûr, est de huit et quelquefois davantage.

Nous signalerons, sans la préciser, une différenciation qui pourrait être intéressante à étudier de plus près et que nous avons constatée à lultra-microscope, c’est l'aspect plus terne des kystes de l'E. dysenteriæ, dû peutêtre aux chromidies.

CULTURE DES AMIBES. — La culture des Amibes du type limax a été obtenue par divers auteurs, mais aucun travail, pas même celui si consciencieux et si précis de LESAGE, ne permet d'affirmer que VE. dysenteriæ a pu être cultivée.

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AMIBIASE EXPÉRIMENTALE. — Avant la connaissance de la morphologie des Amibes gt surtout avant la découverte par VierEck des kystes tétragènes de l'Amibe dysentérique, la recherche de l'infection par voie rectale chez les animaux a été pratiquée pour préciser la valeur pathogène du parasite. Mais, aujourd’hui, cette recherche n’a plus d'utilité, le kyste permettant à lui seul de préciser l’agent pathogène. Le chat, le chien, le singe sont réceptifs ; le lapin et le cobaye réfractaires.

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