‹ Essai de Coprologie Microscopique Diagnostic Microscopique des Maladies Parasitaires à Protozoaires et à HelminthesChapitre 39 sur 64 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

TECHNIQUE DE MICROSCOPIE COPROLOGIQUE

Dans les chapitres qui précèdent, nous avons pu nous pénétrer de l’aide importante que le microscope apporte à la clinique dans l'étude et le diagnostic des maladies de l’intestin.- Nous avons étudié les divers éléments constituants des selles, les parties qui dérivent naturellement de l'alimentation, les éléments normaux ou pathologiques de lexcrétion du tube digestif, les parasites saprophytes et les pathogènes, ainsi que les accidentels et les pseudo-parasites.

Il nous reste à présenter la technique appropriée que notre pratique et notre expérience nous ont fait adopter, tant au point de vue des prélèvements à effectuer, de la préparation des matières, de leur collectement, que de l'examen microscopique proprement dit et de la diagnose des parasites observés,

Les analyses de matières fécales n'ont donné jusqu’à ce jour que peu de résultats pratiques. La chimie des émonctoires intestinaux ne peut fournir de renseignements que dans l'étude de lutilisation des graisses et encore la nécessité d'un régime spécial, suivi pendant

plusieurs jours, la connaissance exacte de la teneur des repas d'épreuves, en fait une recherche de laboratoire peu pratique et qui n’est que rarement utilisable. Les. résultats obtenus par les divers auteurs qui se sont occupés de cette question sont peu concordants et souvent, du reste, interprétés diversement.

La bactériologie de l'intestin est encore peu connue et en dehors de la flore chez le nourrisson, approfondie par METcHNiIKor et ses élèves, la flore intestinale de l’adulte est à établir de toutes pièces dans les variétés innombrables et dans la valeur de chacune des espèces.

En dehors des essais de classification de microbes en saccharolytiques, qui ne se colorent pas par la méthode de Gram, et en protéolytiques qui restent colorés, la Bactériologie n’a pénétré vraiment en Coprologie que pour les copro-cultures des infections intestinales ; ces cultures, d’une technique assez délicate, ne sont guère utilisées que pour le diagnostic des dysenteries bacillaires et du choléra. Elles ont été abandonnées pour les infections à bacilles typhiques ou paratyphiques, le sérodiagnostic et surtout l’hémoculture donnant pour ces maladies des résultats plus probants et plus rapides.

Si la Chimie et la Bactériologie ont encore à ce jour peu produit dans les recherches coprologiques, l'étude cytologique et parasitologique des matières fécales devait donner des résultats pratiques, mais il manquait une technique simple pour leur examen.

C’est le résultat de nos recherches personnelles que nous allons exposer dans les lignes qui vont suivre.

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Matériel du Parasitologue.

Un slalif de microscope plus ou moins compliqué mais obligatoirement muni d'une platine mobile et d’un condensateur d'Abbe.

Un jeu oplique monté sur un revolver et comportant trois ou quatre objectifs fournissant un grossissement allant de 300 à 1.200.

Nous employons les objectifs 3, 5, 7 et 1/12 à immersion de Nachet, avec les oculaires 1 et 3.

Oculaire à micromètre. — Il est de toute nécessité d’avoir établi, pour un tirage de ,tube déterminé, la valeur d’une division micrométrique pour chacun des objectifs. Un tableau notant ces valeurs pour une à dix divisions est indispensable à portée de la vue dans les recherches parasitologiques, car la mensuration des organismes étudiés est un point essentiel pour leur identifi- -cation.

Un appareil de polarisation, sans être nécessaire, rendra de grands services dans la caractérisation des amidons ou de certains cristaux.

Pour le collectement des kystes des Protozoaires et des œufs d’'Helminthes par notre méthode, il faut en outre :

Un {amis en lailon à mailles de un millimètre, ou plus simplement une toile métallique de cette dimension que l'on place tel un filtre sans plis dans un entonnoir.

Des carrés de loile de soie (toile à tamis des bluteries) de 15 centimètres, à 32 mailles au centimètre, dont les. interstices font en moyenne 2% u, et à 90 mailles pour une moyenne de 60 p d'écartement de mailles.

Ces carrés de toile de soie seront plus pratiques et plus

facilement lavables que les tamis montés. Pour l'emploi, on les place tels un filtre sans plis dans un entonnoir cannelé.

Un cenlrifugeur soit à main, soit à moteur.

À ce matériel, on doit ajouter une série de verres à expériences, des boîtes de Pétri, des lames, des lamelles, des agitateurs, des pipettes, un fil de platine monté.

Si, à cela, on ajoute les quelques réactifs dont nous allons parler au fur et à mesure de notre exposé et qui sont du reste énumérés avec leurs formules à la fin de notre travail, on aura un laboratoire de Coprologie microscopique complet.

On peut toutefois, à peu de frais, compléter son outillage par l’adjonction d'une loupe à pied articulé qui, avec la trousse à dissection que possède tout histologiste, permettra la diagnose des Helminthes adultes.

Un appareil micropholographique pourra même être adjoint et, ce, avec un minimum de dépense.

Personnellement éloigné de la photographie microscopique par la cherté des appareils que l’on trouve dans le commerce et leur complication, nous sommes devenu un fervent de la reproduction photographique depuis que nous avons installé un appareil très simple dont le coût n’a pas dépassé 10 francs.

Il se compose d’un labourel dans l’écartement des pieds duquel peut passer le microscope et dont le plateau supérieur est percé d’une ouverture pour le passage du tube au niveau de l’oculaire.

Ce trou est muni d’un soufflet en étoffe qui peut se froncer et s’appliquer sur le tube de tirage à l’aide d’un caoutchouc pour éviter toute filtration de rayons lumi-

neux.

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Une chambre noire en bois, constituée par un parallélipipède rectangle de dimensions un peu supérieures à celles du cliché, par exemple 9 X 12, est ouverte à la partie inférieure, qui reposera sur la tablette du tabouret support, ainsi qu'à la partie supérieure. Sa hauteur totale est de 23 centimètres environ ; elle est percée, à 10 centimètres de sa base, d’une fente pour le passage d’un châssis métallique porte-plaque à volet. Ce châssis glisse dans des rainures exactement ménagées dans l'épaisseur du bois de la chambre et toutes dispositions doivent être prises pour assurer l'étanchéité lumineuse de Pappareil.

Les dimensions données ci-dessus ne sont qu'approximatives, elles sont fonction de la dimension des plaques employées et de la grandeur que l’on veut donner à la reproduction du champ microscopique.

La reproduction photographique d’une préparation est des plus simples à obtenir. Sans avoir à déplacer le statif muni de son appareil optique complet (objectif et oculaire) employé dans la position verticale, il suffit de placer le tabouret-support de chambre, de fixer le soufflet. Le châssis étant glissé dans la fente, l'éclairage qui pour cela doit être donné par une source lumineuse artificielle (gaz ou électricité) étant supprimé, on installe son appareil photographique à la place qu'il doit occuper et qui, du reste, est repérée une fois pour toutes à l’aide d’un cadre qui limite sa base. À ce moment, on tire le volet du châssis, on rétablit l'éclairage et on fait une pose dont la durée ne peut être déterminée qu'empiriquement et après des tâtonnements qui fixeront lopinion de chaque opérateur,

On a pu, avant toute opération, s'assurer de la venue

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