‹ Essai de Coprologie Microscopique Diagnostic Microscopique des Maladies Parasitaires à Protozoaires et à HelminthesChapitre 54 sur 64 · DIFFÉRENCIATION DES KYSTES AMIBIENS · texte numérisé non relu

DIFFÉRENCIATION DES KYSTES AMIBIENS

Le kyste de l'E. dysenteriæ est de forme ronde, quelquefois un peu ovale, réfringent à reflets nacrés, bleu électrique ; dans l'examen après notre méthode de traitement, il mesure 10 à 15 w au maximum, et montre par la condensation du cytoplasme périphérique une mince membrane à double paroi tantôt obscure, tantôt claire, suivant les variations de la mise au point.

Le protoplasme mat est presque complètement dépourvu de granulations et contient un à quatre noyaux

(jamais plus) de couleur sombre, disposés sur plusieurs plans ; les préparations colorées à l’hématoxyline montrent les granulations sidérophiles et la couronne dans les kystes mûrs à quatre noyaux. Il contient en outre des masses chromidiales, quelquefois en fines granulations, mais le plus souvent sous l'aspect de deux ou trois grosses masses compactes ordinairement en forme de bâtonnets très réfringents.

Dans les kystes arrivés à leur développement complet, on peut distinguer un fin et granuleux caryosome au centre du noyau.

Les kystes de l'E. coli se distinguent des précédents par leur taille de 16 à 25 y et leurs noyaux qui sont au nombre de un à huit et plus. Leur protoplasme est un peu plus terne et contient quelquefois de très fines granulations, mais rarement des masses chromidiales.

Nous disons rarement, car certains auteurs ont fait de la présence du chromidium dans les kystes un élément absolu de diagnostic du kyste pathogène, alors que nous avons trouvé des kystes appartenant manifestement à PE. coli avec huit noyaux et des masses chromidiales.

A noter que la double paroi est plus épaisse.

De ce qui précède, nous conclurons ainsi :

10 Ne retenir comme kystes d'E. dysenteriæ que les formations rondes à double paroi, de 14 4 5 au maximum, avec un à quatre noyaux au plus et des masses chromidiales,

20 La différenciation des kystes des autres Protozoaires étant très délicate pour ces petites formes de 5 à 6 y, les désigner par l'appellation générique des kystes de Prolozoaires, sans essayer de les rattacher aux Cercomones, Tetramilus où à tout autre Flagellé.

CAUSE D'ERREUR. — On trouve des kystes de Lamblia ronds, mais leurs débris de flagelles intérieurs les feront reconnaître, quoique ces derniers manquent dans certains cas ; mais jamais les kystes ne sont nucléés.

Le Blasiocyslis hominis, si commun dans les selles, se distinguera à son noyau placé dans ce qui simule une double membrane chez ces Champignons.

Les autres cellules de Levures ou spores de Champignons supérieurs ne peuvent pas nous arrêter, surtout si l’on retient qu'un kyste amibien doil avoir double membrane, noyau el masses chromidiales.

Diagnose des Helminthes microscopiques

Nous renvoyons à l’étude des Helminthes, faite au chapitre III, pour cette diagnose, nous contentant de signaler les parasites qui peuvent, de par leur dimension, se trouver dans une préparation microscopique, soit à l’état frais, soit après traitement des matières.

Heterophyes heterophyes.

Miracidium du Schislosomum japonicum.

Trichinella spiralis (adulte ou embryon).

Strongyloides stercoralis (larves rhabditiformes ou filariformes).

Diagnose des œuîs d'Helminthes

Par notre méthode, un micrographe, même peu versé en Parasitologie, avec en mains son oculaire micromètre, fera rapidement un diagnostic d’helminthiase.

Les erreurs possibles par confusion avec des éléments

des matières fécales, sont réduites à leur minimum avec

une préparation nette et contenant habituellement un grand nombre d'éléments ; si l’on veut bien retenir que la majorité des œufs d’'Helminthes dépasse en longueur 40 y, exception faite pour quelques œufs de Trématodes à opercules et pour quelques Cestodes à embryon heracanthe caractéristique, qui ne descendent pas au-dessous de 28 pu, on verra qu'une méprise est bien exceptionnelle,

Pour notre part, même less pores de Truffe, que certains auteurs disent objet de confusion avec des œufs d’Ascaris, ne nous ont jamais embarrassé, les plus grandes s'étant montrées longues de 28 u et un œuf d’Ascaris en mesurant 60 pour le lumbricoides et 75 pour le canis. De même, les spores des autres Thallophytes, que des auteurs signalent comme simili-œufs, ont des dimensions qui mettent le parasitologue armé de son micromètre à l’abri de toute méprise ; la Morille a des spores de 18 à 20 y et celles des autres Champignons ont des dimensions encore plus restreintes ; les spores des Lycopodes, citées dans certains ouvrages, ont de 16 à 18 u.

Les grains de pollen, en tant que différenciation avec des œufs, ne peuvent non plus nous arrêter ; leur forme, leur dimension, intrigueront quelquefois le micrographe, mais jamais ne le laisseront perplexe et ne retiendront son attention pour une identification d'œufs d'Hel minthes.

Si la caractérisation d'une cellule entant qu'œuf n'offre pas de grandes difficultés, il faut reconnaître que son identification est quelquefois plus ardue,

Les opercules Sont souvent difficiles à mettre en évidence ; ils caractérisent les œufs de Trématodes, mais il faut retenir que chez un Gestode, le Dibothriocéphale, il

en existe aussi un.

Les embryons ciliés ne se montrent pas obligatoirement dans les œufs dès leur expulsion et ne se forment que plusieurs jours après leur sortie (voir à ce sujet notre étude, Chapitre IIT).

Pour l’éclaircissement des œufs, tels ceux des T'ænia, il sera bon de monter dans le lactophénol de AMANN.

Le tableau ci-dessous met sous les yeux les différents œufs d’Helminthes et permet une identification rapide, par l'examen de leurs caractères les plus faciles à mettre en évidence.

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