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plus souvent d'abcès du foie, et qui, quelquefois, est le point de départ d’abcès amibiens du poumon, du cerveau ou de la rate.
FLAGELLÉS. — Les Flagellés sont souvent des parasites anodins du tube digestif, mais il est de toute évidence, et de nombreuses constatations le: démontrent, que souvent des troubles diarrhéiques ou dysentériques leur sont imputables. On a pu étudier de nombreuses dysenteries à Cercomonas, à Trichomonas, à Tetramius ou à Lamblia et, quelquefois, l'association de ces parasites a obligé les auteurs à se retrancher derrière une appellation générique de dysenterie à Polyflagellés.
INFUSOIRES. — Ces parasites déterminent, eux aussi des troubles du tube digestif. Celui qui est le plus connu et le mieux étudié est le Balantidium coli, agent de la dysenterie balantidienne ou balantidiose, maladie qui n’a été signalée que rarement en France. Cet Infusoire étant très commun chez nos porcs, il est à croire qu’une étude méthodique des matières fécales le décèlera plus souvent dans certaines colites de nos pays. Son rôle pathogène a été démontré d’une façon irréfutable et, du reste, la balantidiose, qui est classique et dont les symptômes se
-confondent avec ceux de la dyseénterie amibienne, est souvent mortelle.
CocciDiosE INTESTINALE. — Cette maladie, signalée par quelques rares observations, est due au Coccidium hominis et, comme une rareté, au Coccidium bigeminum. Elle guérit spontanément, car ces parasites, après quelques générations schizogoniques, sont appelés à dispa-
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raître, entraînés au dehors pour se reproduire par génération sexuée, le pouvoir de reproduction asexuée étant épuisé, Toutefois, il ne faut pas oublier que la coccidiose hépatique de homme, dont les cas connus sont peu nombreux, il est vrai, est une maladie grave dont le point de départ est de toute évidence l'intestin parasité.
DiSTOMATOSE HÉPATIQUE. — Les Trématodes, parasites du foie, sont les agents de cette affection ; la bibliographie médicale est peu riche en observations de distomatose, Les médecins japonais se sont attachés aux examens microscopiques des selles et ont pu fournir des observations quis’augmenteront sûrement si la recherche des œufs d’Helminthes passe dans les pratiques courantes de laboratoire. Le diagnostic de distomatose ne serait plus considéré comme impossible si l’on pratiquait des examens coprologiques dans les affections du foie, car souvent on retrouverait des œufs de Douve entraînés dans l'intestin avec la bile.
DISTOMATOSE INTESTINALE. — On pourrait croire que cette appellation doit être réservée à un épiphénomène ; il n’en est rien : on a pu observer des Trématodes à vie strictement intestinale. Dans ce cas, évidemment, mieux même que dans la maladie précédente, la recherche des œufs d’Helminthes dans les fèces fera découvrir l'agent causal de l'affection. Le Paragonimus Weslermanni, agent de la distomatose pulmonaire ou hémoptysie parasitaire, peut, lui aussi, infecter l'intestin.
BILHARZIOSE A MANIFESTATION, INTESTINALE. — La bilharziose, due à l'existence dans le sang veineux du
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Schislosomum hæmalobium, appelée aussi hématurie d'Egypte, est une maladie très grave qui atteint surtout les organes génito-urinaires, mais, dans certains cas, elle se manifeste par une pseudo-dysenterie si la femelle du parasite va pondre ses œufs du côté du gros intestin ; la présence de ceux-ci dans les selles établira le diagnostic.
HELMINTHIASE. — Ce terme, qui pourrait s’appliquer à toutes les affections ayant pour cause un Ver intestinal, est ordinairement réservé aux manifestations dues à la présence de Cestodes dans le tube digestif. Les troubles relevés sont très variables, nullement caractéristiques de telle ou telle espèce de Vers, etsouvent confondus avec diverses affections. Ce sont des troubles gastro-intestinaux, soit fonctionnels, soit de sensibilité, des troubles hépatiques ou nerveux qui aboutissent parfois à des désordres dans l’économie se terminant par la cachexie ou une anémie pernicieuse (bothriocéphalose). Le diagnostic de l’helminthiase se fait par l'examen macroscopique ou microscopique des selles et par la recherche de l’éosinophilie sanguine qui, si elle n’est pas absolument spécifique ni absolue, peut mettre sur la voie du diagnostic.
Ici encore, la recherche des œufs d’Helminthes donnera des résultats manifestes et dépistera la présence des Cestodes, à l'exception toutefois de quelques-uns quine pondent pas dans l’intestin et élimiment leurs anneaux complets, tels le Tænia solium, le T. saginala, le Dipylidium caninum.
ASCARIDIOSE. — Les Ascaris, comme les autres Nématodes intestinaux, sont hématophages et perforent la
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muqueuse du tube digestif, grâce à leur armature buccale fortement armée, Ils peuvent, de ce fait, favoriser l’inoculation de divers microbes infectieux, tel le bacille d'Eberth. Ils provoquent par leur pullulation des troubles variés : troubles gastro-intestinaux, simulant la fièvre typhoïde, la dysenterie, le choléra ; troubles nerveux variés : convulsions, attaques hystériformes ou épileptiformes, délires divers ; même des troubles psychiques et des troubles des organes des sens, allant jusqu'à la cécité et la surdité.
OxXYUROSE. — Si la présence de quelques Oxyures peut ne pas influencer la santé, leur reproduction en grand nombre par auto-infestation amène des troubles souvent graves, intestinaux ou nerveux. De mème qu'on a signalé des appendicites à Ascaris, ilen existe à Oxyures. On a aussi relaté des troubles génitaux par voie réflexe, ainsi que des affections diverses dues à des Oxyures
erratiques.
TRICHOCÉPHALOSE. — Si, comme les Nématodes précédents, le Trichocephalus trichiurus, très fréquent chez l'homme, peut ne manifester sa présence par aucun trouble sérieux dans les fonctions, il exerce, dans certaines circonstances, une action pathogène indéniable.
Dans de nombreuses affections microbiennes ou parasitaires : fièvre typhoïde, béri-béri, appendicite, choléra, dysenterie amibienne ou bacillaire, il joue un rôle manifeste, sinon expliqué. Lorsque le nombre des Trichocéphales est très élevé, ou dans des circonstances mal connues, il détermine par lui-même des troubles graves, nerveux el digestifs, comparables à ceux de lascari-
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diose ; il peut même provoquer une anémie pernicieuse trichocéphalique analogue à la bothriocéphalose.
TRicHINOSE. — Cette maladie, très grave et heureusement rare, est contractée par l’homme en mangeant de la viande de porc trichinée,
Dans les cas légers, elle peut passer presque inaperçue et durer de deux à trois semaines ; dans les cas graves, la mort survient ordinairement par cachexie, après quatre à sept semaines.
Au début de la maladie, Pexamen des selles montre quelques Vers adultes ou des embryons.
ANGUILLULOSE. — Le Sirongyloides slercoralis ou Anguillule avait été donné comme agent causal de la dysenterie de la Cochinchine ; mais. par un examen plus approfondi, on a pu voir que, si cet Helminthe se trouve souvent dans les selles des malades atteints de cette affection, il en est souvent absent et se rencontre encore plus souvent en dehors d'elle.
Toutefois, il est incontestable que la pullulation des Anguillules dans l'intestin s'accompagne, au même titre que pour les autres Helminthes, d’une entérite intense, souvent avec fièvre et anémie consécutive.
ANKYLOSTOMOSE ou Anémie des mineurs. — Cette affection, due à la présence dans l'intestin de lAnkyloslomum duodenale ou de sa variété américaine, le Necalor americanus, peut être très grave et, si elle n’est pas enrayée, aboutir à une cachexie profonde et à la mort. -L’infestation, qui a été démontrée par divers expérimentateurs d’une facon certaine, se fait par la voie
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buccale, La pénétration peut se faire aussi par la voie cutanée ; les larves, par les vaisseaux sanguins et lymphatiques, gagnent d’abord le cœur droit et de là les alvéoles pulmonaires où, par gravitation, elles arrivent à l'estomac par l’œsophage.
Le diagnostic de cette maladie si répandue dans l’univers entier est facile à faire par l'examen des selles et c’est du reste le seul moyen de la dépister.
Les parasites accidentels, tels les Gordiens et les Tyroglyphus parmi les Acariens, peuvent aussi déterminer des troubles intestinaux divers, mais nous arrêterons ici notre liste déjà longue des maladies ou malaises dus aux parasites que l’on peut dépister en coprologie microscopique.
La recherche des Protozoaires et des Helminthes permettra souvent d'aider la clinique pour le diagnostic des diverses affections que nous venons d’énumérer et, souvent même, le laboratoire seul permettra de dépister l’agent infectieux. Il serait superflu d’insister sur l'utilité incontestable de la méthode de recherche parasitologique que nous allons exposer dans notre travail, méthode systématique qui manquait et qui s'imposera, nous en sommes convaincu, par les résultats qu'elle est appelée à produire.
Le titre de notre opuscule :
Essai de Coprologie microscopique avec son sous-litre :
Diagnostic des maladies parasilaires à Prolezoaires
el à Helminthes limite implicitement notre étude aux parasites microscopiques, à leurs kystes et aux œufs d’'Helminthes et à
leur diagnose dans les matières fécales à l’aide du microscope.
Laissant de côté la Bactériologie de l'intestin, nous nous occuperons seulement de Protistologie et d’Helminthologie, et, pour cette dernière, nous n’envisagerons que la découverte des œufs de vers intestinaux.