APERÇU DE PARASITOLOGIE GÉNÉRALE
Il nous a paru nécessaire de commencer notre étude par un résumé de Parasitologie générale.
GurarT définit ainsi le parasite :
« Un être vivant, animal ou végétal, passant une partie ou la totalité de son existence à la surface ou dans l’intérieur d’un autre être vivant, plus puissant que lui, aux dépens duquel il se nourrit. »
D’après cette définition, on voit que les parasites peuvent appartenir aux deux règnes, végétal et animal, d’où la grande division en -Parasiles végélaux et Parasiles animaux.
Les caractères qui séparent les deux règnes sont souvent si incertains que d’aucuns organismes sont tiraillés par les zoologistes, d'un côté, et les botanistes d’un autre, et sont, suivant les auteurs, considérés tantôt comme des végétaux, tantôt comme des animaux.
Un exemple nous est donné par le groupe des Spirochètes qui sont tantôt mis dans les Bactériacées, tantôt dans les Flagellés. |
Hœcker, dans sa Systématique, pour couper court
Hop.
aux controverses, avait créé le Règne des Protistes avec les Protozoaires et les Protophytes.
Quoi qu’il en soit, voici la définition admise généralement, pour différencier les deux grands règnes :
Les Végélaux sont des êtres généralement immobiles, à développement continu, à membrane cellulosique entière, sans cavité digestive ni organe d’excrétion et ayant une nourriture liquide et inorganique.
Les Animaux sont des êtres généralement doués de mouvement, à développement limité, entourés d’une membrane chitineuse, presque toujours interrompue au niveau de la bouche et de l’anus, ayant une cavité - digestive (vacuole ou estomac), un organe d’excrétion (vacuole contractile) et se nourrissant d’organismes vivants. |
[I — Parasites végétaux.
Les Parasites végétaux appartiennent tous à la classe des Champignons Thallophytes sans chlorophylle. Les Bactéries, placées encore par de nombreux auteurs dans la classe des Algues, sont des Champignons. En effet, comme les Nostocacées, elles se reproduisent par division transversale eb par spores, et n’ont pas de chlorophylle. Comme c’est ce dernier caractère qui différencie les Algues des Champignons, il semble logique d’en faire des Champignons, plutôt que des Algues inférieures sans chlorophylle. |
Cette question est du reste peu importante, Au point de vue pratique, on a coutume d’étudier séparément les Bactéries qui ont fait créer une science spéciale, depuis les immortels travaux de PASTEUR, la Bactériologie, branche bien à part de la Parasitologie.
Les Champignons parasites sont divisés par GUIART en sept familles :
Mucorés, — Reproduction par sporanges et par œufs : Mucor.
ASPERGILLÉS. — Asques entourés d'un périthèce compact : Aspergillus, Penicillium. ;
GYMNoOASCÉS. — Asques entourés d’un périthèce lâche : Microsporum, Achorion.
OosPpoRÉs. — Appareil conidien en forme de chapelet : Oospora, Discomyces, Sclerothriæ.
BACTÉRIACÉS. — Pas d'appareil conidien.
ExoascÉés. — Multiplication par bourgeonnement ; formes non filamenteuses : Saccharomyces.
OtptÉs. — Multiplication par bourgeonnement ; formes rondes et formes filamenteuses associées : Sporotrichum, Trichosporum. “
Nous n’aurons pas à nous occuper des parasites végétaux qui ne rentrent pas dans le cadre de notre étude et que, du reste, on ne trouve dans les selles qu’accidentellement, ou bien y sont considérés jusqu'à ce jour comme saprophytes et sans action pathogène. Cette remarque ne concerne que les Champignons pathogènes proprement dits déterminant les mycoses. Nous n'avons pas voulu parler des Bactériacées qui, elles, forment un chapitre Lrès important de la Coprologie, la Bactériologie intestinale, que nous réservons pour une étude ultérieure,