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correspondant et le coefficient moyen pour un de ces enfants. Nous avons ensuite divisé par 20 chacun de ces coefficients
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moyens et cela nous a donné les coefficients par chapitre que nous exposons dans un autre tableau (tableau E).
Les tableaux D et E présentent malheureusement des lacunes dues à l’inégale répartition quant à l’âge des enfants interrogés : nous sommes néanmoins à même d’y constater l’'uiformité assez sensible de l’abaissement des coefficients aux divers âges, du haut en bas de l’échelle des débiles.
Tels sont les résultats qu'une expérimentation soigneuse et patiente nous a procurés. Il est évident que notre méthode sera comme l'instrument nouveau dans les mains de louvrier : on tirera d’elle des renseignements d'autant plus précis qu'on l’aura davantage employée. Nous croyons être en droit d'affirmer que le questionnaire peut rendre des services dans l’examen des arriérés, tant au point de vue du pronostic qu’au point de vue clinique, ainsi que dans les expertises médico-légales. Au sujet du pronostic, nous ferons une réserve pour les plus jeunes enfants, ceux âgés de sept à dix ans. Leurs coefficients ont une valeur pronostique évidemment moindre que ceux des sujets plus âgés ; mais il est non moins évident que les coefficients d’imbécillité ou d’idiotie, obtenus chez ces jeunes enfants, indiquent toujours un pronostic grave. Un enfant d'intelligence ordinaire est susceptible, même à sept ou huit ans, de répondre très suffisamment à nos interrogations : nous citerons ici le cas de notre numéro 2, âgé de huit ans, entré à la colonie pour quelques idées de persécution et dont les réponses nous ont absolument surpris.
Notre procédé d'investigation, s’il peut servir à établir un
- diagnostic, permettra également de suivre les résultats du
traitement médico-pédagogique. On constatera, de cette maniére, les progrès de l'amélioration d’une façon plus pré-
cise et, de même que l’amélioration, l’état stationnaire et la régression que l’on observe parfois chez l'imbécile et l'idiot.
Pour toutes ces raisons, nous pensons n’avoir pas fait œuvre inutile en exposant la méthode médico-psychologique que nous avons expérimentée. Elle nous à paru apporter quelque précision au diagnostic différentiel des débilités mentales et aider ainsi à mieux préjuger de l'avenir des enfants pour lesquels on fait appel à notre jugement et à nos