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INTOLÉRANCE AU LAIT

Devant une intolérance ou une anaphylaxie au lait maternel, si les tentatives de désensibilisation échouent, il faut essayer le changement de nourrice : si l’enfant se montre Intolérant à tous les laits de femme, ne pas hésiter à le sevrer.

S'il s’agit d’intolérance au lait de vache, il faut essayer de remettre l’enfanit au sein, tout en tentant la désensibilisation..

Lorque la désensibilisation est impossible et que l’enfant se montre intolérant au lait de femme et au lait de vache, il faut essayer les laits modifiés, le babeurre, qui parfois sont tolérés.

En cas d'échec, nous avons recours au lait d’ânesse, qui est presque toujours toléré, mais qui ne peut, pour de multiples raisons, constituer pendant longtemps, la seule alimentation.

Si ces différents procédés ne permettent de faire absorber aucun lait sous aucune forme, on alimentera provisoirement l’enfant avec du bouïllon de légumes: épaissi avec des farines maltées à l’eau. On fera de temps en temps.un essai prudent de reprise du lait, sous forme de babeurre ou de farine lactée.

Le plus souvent, on arrive ainsi à faire tolérer des quantités de plus en plus abondantes de lait sous différentes formes ; parfois, l’intolérance disparaît complètement.

Lorsque l'intolérance persiste complète, nous avons recours aux protéines végétales : farine de soja ou de tournesol (Ribadeau-Dumas).

Ces bouillies seront préparées avec

2 cuillerées à café de farine de riz.

1 cuillerée à café de farine de tournesol.

1 cuillerée à café de vitaminol, pour les malter.

On donne 2 ou 3 de ces bouillies par jour, on complète l'alimentation avec du bouillon de légumes, du jus de viande ou une panade à la viande.

Cette alimentation, dont le lait est complètement ex-

RTE:

clu, peut être très bien tolérée et permettre une croissance normale,

Lorsque l'intolérance au lait n’est que relative, il faut donner à l’enfant la ration qu’il supporte (200, 300 gr.). On complètera avec de la bouillie de babeurre, si elle est tolérée, sinon on aura recours, comme dans le cas pré-

cédent, aux farines et aux protéines végétales. IT. DYSPEPSIE DU LAIT DE VACHE.

Lorque le diagnostic de dyspepsie du lait de vache à élé posé précocement avant que des troubles graves ne soient apparus, la diététique amène facilement la guérison.

L'idéal serait de remettre l’enfant au sein à une ration normale, mais c’est le plus souvent impossible.

Les troukles étant dus à la non digestion des matières grasses, il faut donner un lait pauvre en graisses : le lait d’ânesse remplit ces conditions, mais il est difficile à se procurer, très cher, et ne constitue qu'une alimentalion insuffisante, qui n’est indiquée que chez les nourrissons très jeunes, les débiles et prématurés.

Le lait mi-écrémé ou le lait sec demi-gras peuvent aussi faire disparaître les troubles, mais là encore, l’alimentation sera vite insuffisante.

Les meilleurs résultats semblent être obtenus par une alimentation mixte : lait écrémé et hydrates de carbone ; on diminue ainsi la ration de graisse, tout en assurant à l'enfant une alimentation suffisante. Chez l’enfant jeune,

il faut employer des bouillies maltées.

Eye IF. DysPEPSIE DES FARINEUX.

Lorsque les farines ont été introduites dans l’alimentation dans le simple but d'augmenter le régime ou lorsquelles sont données en trop grande abondance, il faut les supprimer, au moins temporairement, en faible quantité, en les maltant.

La question se complique du fait que si les troubles sont accusés, l'enfant digère mal le lait ; il faut alors compléter la ration alimentaire avec des légumes verts,

des fruits cuits, surtout du jus de viande.

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