‹ Essai de logique objective; ou, Théorie de la connaissance de la vérité et de la certitudeChapitre 51 sur 53 · CLASSIFICATION DES CATÉGORIES · texte numérisé non relu

CLASSIFICATION DES CATÉGORIES

10« Classe. Forme logique commune aux jugements dans le raisonnement Rapport.

a) Concrète: intuition, perception; indue- \ Evidence, tion, analogie ) Probabilité.

b) Abstraite : déduction, sa nécessité logique Certitude.

!!• Classe. Forme logique commune aux jugements et aux raisonnements Vérité.

a) Concrète : matière et forme Science.

b) Abstraite : forme pure Logique.

12* Classe. Forme logique commune aux perceptions, aux notions, aux jugements et aux raisonnements (connaissances spéculatives) Spéculation.

a) Concrète : la pensée et son objet. . . . Connaissance.

b) Abstraite : pensée pure ou considérée

sans objet Pensée.

13» Classe « Forme pragmatique de la spéculation Utilité.

a) Concrète : utilité immédiate et déterminée Jouissance,

b) Abstraite : utilité médiate et indéterminée Bien.

14* Classe. Forme juridique de la spéculation. Justice.

a) Concrète : dans les lois et les coutumes,

droit (positif) . Droit.

b) Abstraite : dans Tidée Equité.

15« CussE. Forme moraZ^ de la spéculation . . Devoir.

a) Concrète : matière et forme réunies dans

la pratique, bien moral Fin-devoir,

b) Abstraite : matière et forme en idées (perfection morale) Sainteté.

16« Classe. Forme commune à tous les ordres

pratiques Finalité.

a) Concrète : rapport déterminé de moyens

et de fins Ectype.

b) Abstraite : rapport indéterminé de moyens et de fins Type.

!?• Classe. Forme esthétique commune aux

ordres spéculatifs et pratiques Ordre.

a) Concrète : nature, science, art Beauté.

b) Abstraite : prototype de ce qui est à savoir ou à faire Idéal.

18* Classe. Forme indéterminée, où toute distinction de chose et d'idée disparaît . . . Absolu.

a) Concrète : par la dépendance respective de s* aspects, positif et négatif, la diversité réelle (de choses) se résout en . . . Réalité (absolue).

b) Abstraite : la diversité formelle (d'idée), se constituant respectivement par le positif et le négatif, se résout en Idée (absolu).

Et comme la réalité n'est pour nous que son idée, le système de l'absolu est un idéalisme absolu.

Ce tableau prêterait à de nombreuses observations, trop nombreuses même pour que nous entreprenions de les donner. Ceux qui ont l'habitude de ces sortes de spéculations suivront sans peine le fil conducteur de notre pensée. Quant aux autres, il faudrait tout un long chapitre pour essayer seulement de le leur mettre en main et de l'y maintenir. Ces développements sont d'autant moins nécessaires que le thème qui en serait l'objet ne peut guère avoir d'autre utilité que d'exercer l'esprit aux généralités et aux synthèses de ce genre. Ce qui est possible ici sans autre explication. Nous sommes loin de croire ce travail exempt de toute conception un peu arbitraire ou de quelque autre défaut, et de penser qu'il puisse valoir en raison de ce qu'il nous a coûté. Nous Tabandonnons donc, sans prétendre le justifier, comme une simple tentative propre à provoquer peut-être des essais plus heureux.

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