‹ Essai de méthodologie des sciences théologiquesChapitre 13 sur 15 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Nous avons parcouru le cycle si vaste de la théologie; nous n'avons pu qu'effleurer bien des sujets qui auraient demandé une étude approfondie. Aussi ne saurions-nous considérer ce travail comme définitif. La manière dont le plan est développé est trop souvent insuffisante pour que nous puissions nous-même nous en contenter. Mais il est deux choses auxquelles nous tenons essentiellement : le but, faire de la théologie une science vraiment ecclésiastique; et le plan d'ensemble, partir de la foi de l'Église pour la vérifier et pour l'appliquer. Ceux chez qui la préoccupation scientifique l'emporte sur la préoccupation ecclésiastique ne pourront en aucune façon donner leur adhésion à notre essai. S'il était vrai que le caractère scientifique de la théologie y perdît quelque chose, nous serions touchés de l'objection, mais nous ne croyons pas qu'il en soit ainsi. Pour avoir un but la science n'en conserve pas moins toute sa liberté d'allures; ses méthodes demeurent indépendantes; la valeur de ses résultats n'est pas

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entamée et sa dignité ne soulTre pas de l'attache ecclésiastique. Libre à ceux qui ne voient dans le christianisme qu'un objet de connaissance, de répudier pour leur théologie, ces liens qu'ils ne sauraient supporter; à nos yeux, il n'y a pas pour la science chrétienne de tâche plus belle et plus grande que de se mettre au service de la foi chrétienne. Nous ne voulons pas pour notre théologie de cette indépendance menteuse et stérile, proche parente de l'indifférence et nous préférons cent fois ce que d'autres pourront appeler servitude, mais que nous nommons service libre et volontaire de l'Evangile.

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