APS: DURE
rer l’excitation du vague comme due à une intoxication endogène, liée à un dysfonctionnement endocrinien constitutionnel ? Ou bien, si l’on admet qu’il y a en réalité déséquilibre neuro-végétatif, peut-on dire qu’à une poussée d’hypersympathicotonie correspond une poussée d’hypervagotonie en quelque sorte compensatrice ? Cette dernière hypothèse tendrait à expliquer l’existence si fréquente chez les porteurs d’ulcère de signes alternants de vago et de sympathicotonie : en dehors des crises ulcéreuses, les malades se comporteraient comme des sympathicotoniques; en période de crise, ils seraient hypervagotoniques. Ainsi seraient justifiés les résultats en apparence discordants obtenus par certains auteurs comme Bocca qui, sur 23 ulcéreux, a trouvé seulement 8 vagotoniques et 1 sympathicotonique. Quant à la cause de ce déséquilibre neuro-végétatif, ne pourrait-on la faire dépendre d’un état dysthyroidien constitutionnel se manifestant en dehors des. crises ulcéreuses par les signes de la série sympathicotonique ? Cette suggestion que nous émettons en nous plaçant à un point de vue purement pathogénique, gagnerait sans doute à être vérifiée et précisée par des recherches cliniques et paracliniques.
En conclusion, nous pensons que les deux sortes d’hypervagotonie que nous avons décrites, l’une acquise, l’autre, constitutionnelle, ont pour caractère