‹ Essai de phonétique avec son application à l'étude des idiomes AfricainsChapitre 12 sur 56 · X- = — guttural · texte numérisé non relu

X- = — guttural

§ 2. — Les sons expiratoires.

Les sons expiratoires se subdivisent en voyelles et en consonnes.

Tout phonème pris isolément, voyelle ou consonne, comporte trois temps :

Le premier ou tension est celui du déplacement des parties intéressées de Torgane vocalique, qui se met en position;

Le deuxième ou tenue comprend Tinstant pendant lequel

Torgane maintient la position convenable qu'il vient

d'atteindre ; Le troisième ou àéienie est celui dô Tabandon de cette

même position.

Ces troistemps, surtout lepremieretle dernier, peuvent être atteints avec énergie ou avec douceur, tout comme la note que le musicien attaque plus ou moins vivement sur son instrument. Dans le premier cas, la langue est dite rude, saccadée, martelée, comme Tallemand par exemple; dans le second, elle est considérée comme douce, le français, ritalien^ et en général les langues des peuples méridionaux (i).

Notons, en passant, que la mollesse de l'élocution n'est pas Tunique cause, qui contribue à rendre une langue douce. A cette première et importante qualité, il faut en ajouter encore deux autres : la rareté des groupements de consonnes, et avant tout l'emploi des voyelles à l'exclusion des consonnes pour terminer les mots.

Il est des langues, comme l'ibo, où l'attaque forte n'affecte que certaines articulations pour des cas déterminés, de manière à établir la distinction entre un mot où telle articulation est attaquée fortement, et un autre mot où le même phonème n'est plus prononcé avec cette tension renforcée du début. L'écriture exige ici un signe spécial pour marquer l'attaque forte là où elle se produit. Nous proposons le signe ^ de l'apostrophe renversée avant l'articulation visée :

Ibo : ^bubè^ hacher; mè^bu^ assassiner.

Les langues sémitiques, le somali, etc., ont dans leur alphabet, au même rang que les consonnes^ un signe spécial. Vain, qui a quelque analogie avec l'attaque forte des voyelles. C'est un coup de glotte initial, donnant à la voyelle un son rauque et guttural, qu'il faut avoir

(i) Rousselot, Principes de Phonét, expérim.^ 483-487.

entendu souvent pour réussir à Timiter. Nous le transcrivons aussi par Tapostrophe renversée :

Arabe : M//, nom propre d'homme en arabe; '^^/.ç, rare, cher.

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