SECTION DOUZIÈME
ACTION DE LA SYLLABE SUR l'ACCENT.
De même que la quantité des phonèmes altère l'accent, de même la quantité propre à la syllabe lorsqu'elle est longue ; la lourdeur de la syllabe attire l'accent.
Les syllabes, comme nous l'avons vu, se devisent en lourdes
et légères. Cette division est classique en Sanscrit. Dans les verbes, par exemple, mi, ii, si sont des flexions légères ; tam^ tàm, syam sont des flexions lourdes.
Lorsque la terminaison est légère, Taccent qui est porté par la racine, y reste ; si au contraire la terminaison est lourde, elle enlève l'accent à la racine et la fait descendre de Tétat normal à l'état réduit.
C'est ainsi que le parfait jogrr/ma, j allai, devient au plus-queparfait adjigaman ; que le présent rojayâmi à l'état fléchi devient au plus-que-parfait non pas arorujam, mais arurujam, sans renforcement et sans accent sur le radical, parce que la flexion am est lourde. De môme le parfait dœêpa fait ou pluriel ciœipima, en rejetant le renforcement.
Ainsi en Grec le parfait donne au singulier : oiJa, otSaq, oiSz et au pluriel tSiitv etc.
C'est donc exactement la quantité spéciale de la syllabe qui agit sur l'accent.