‹ Essai de phonétique dynamique ou historique comparéeChapitre 38 sur 49 · ACTION DE LA SYLLABE SUR LA QUANTITÉ · texte numérisé non relu

ACTION DE LA SYLLABE SUR LA QUANTITÉ

L'action de la syllabe sur la quantité est bien plus importante, mais nous l'avons déjà décrite dans la phonétique statique soit de la syllabe, soit du mot. Il faut pourtant y revenir

La syllabe, unité indivisible, reste toujours la même. Une fois formée, elle conserve la même durée, quels ques soient les éléments qu'on vienne y adjoindre ou qu'on veuille en retirer. Nous avons, il est vrai, établi qu'il y a des syllabes lourdes et des syllabes légères, ce qu'il faut traduire en longues et brèves, mais les syllabes sont telles en comparaison de telle ou telle autre syllabe, mais vis-à-vis d'elles-mêmes restent invariables.

Quand une syllabe d'ouverte devient fermée nous avons vu qu'elle modifie quelquefois,par exemple en finnois, un autre de ses phonèmes qualitativement de manière à l'amoindrir par une loi de compensation ; mais plus souvent elle l'amoindrit quantitativement. La voyelle de la syllabe ouverte devient brève dans la syllabe terminée par une consonne, devient plus brève encore quand la syllabe se termine par deux consonnes. C'est

la règle des langues Germaniques, c'est aussi celle, quoique moins ferme, des langues romanes. En anglais elle est absolue. Comme la quantité y change à son tour la tonalité de la voyelle, pour prononcer un mot il faut d'abord savoir le syllaber.

Cette brièveté de la voyelle resserrée par deux consonnes peut être si grande, qu'elle peut en obscurcir le son. Certains phonèmes accentués, mais ainsi resserrés en anglais, prennent un son aussi vague que celui des voyelles non-accentuées.

Par contre, quand une syllabe diminue par un de ses éléments par exemple en perdant une consonne, par la loi de compensation elle allonge une de ses voyelles.

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