C. Diphthongues consonnantiques
Enfin deux articulations consonnantiques qui se suivent dans lamdme syllabe peuventsediphthonguer, quoiqueceph^nomdne
n'ait pas encore 6t6 class6. La diphthongaison veritable n'est possible qu'entre phonemes homorganes non homog^nes.
Cependant il existe aussi une demi-diphthongaison entre phonemes non homorganes et non homog^nes ; entre phonemes homog^nes, il n'y a pas de diphthongaison.
P cUphthongaison consormantiqtie entre phonemes homorganes et heierogenes ,
Alors la diphthongaison a lieu entre plosive ei fricative ou plosive et vibrante^ ou plosive et nasale.
a) cUphthongaison de plosive et vibrante homorganes.
La plosive peut 6tre au premier ou au second rang, il est plus int6ressant cependant que la vibrante soit au premier rang ; le Groenlandais fait un grand usage de la diphthongue ^^1 ^Xi dans laquelle IV est uvulaire ou guttural, et le traite comme un son unique.
On trouve aussi la plosion au premier rang, et il faut remarquer surtout le groupe tr^ dr qui en malgache est consid6r6 comme un phoneme unique.
b) diphthongaison de vibrantes et de fricatives homorganes. Les groupes sont nombreux mais moins caract6ristiques, ils
ont lieu surtout en commengant par la fricative : sr, ihr, sr^ $1, ihl, si. Le plus caract^ristique c'est rsy qui avait une place sp6ciale en Osque.
c) diphthongaison de plosive et de nasale homorganes.
Les groupes oil la nasale a le second rang tn^ dn^ pm sont peu unit6s et ne constituent pas unediphthongueconsonnantique proprement dite, le second 6l6ment, comme nous Tavons vu, devenant voyelle ; c'est la diphthongaison vocalique-consonnantique plus haut d6crite.
Mais les groupes ou la nasale pr6c^de sont tr^s remarquables ; ils constituent le ph6nom^ne special de la nasalisation propre aux langues de TAfrique et surtout k celles de la famiUe Bantou. La nasalisation am^ne les diphthongues initiales si fr6quentes mb^ mp^ nty nd, nk qui forment un des degr6s de la kttiiverschiebung propre k ces langues.
d) diphthongaison de plosive et de fricative homorganes.
Si la fricative pr6cMe, on a les groupes st^ hk, ft, zd^ vd^ assez jQr6quents, mais qui se confondent avec les diphthongaisons entre phonemes h6t6rorganes d6crits plus tard.
Au contraire si la fiicative suit la plosive, nous avons des phonemes tres sp6ciaux, les affricatives.
Phonemes offricaHfs.
Ces phonemes sont pf^ bv, ts, da, ts, dj\ kxj gy.
Le groupe ts a une extreme importance, il remplace souvent le e, il est fr6quent dans beaucoup de langues, en grec en allemand ; le grec lui donne la lettre sp6ciale S.
Les affricatives sont souvent le d6veloppement du premier phoneme.
On parvient des plosives aux fricatives par deux chemins, d'un c6t6 par le stade interm6diaire de Taspiration, conmie nous Tavons d6crit, d'autre c6t6 par celui des aflfricatives, et si Ton ne pent aller jusqu'au bout du chemin, les affricatives remplacent les fricatives.
2. diphthongaison consonnantique entre phonimes heterorganes et heterogenes.
Alors la continue pent tenir la premiere ou la seconde place.
Si elle tient la premiere, on a les groupes suivants : ft.fk^ vd, vg, spa, ska, zba, zga, xA», X^> y*^» 7^-
Si elle tient la seconde place on a les groupes suivants : ps^ px, bz, by\tf,ti, dv, dy ; kf. As, gv, gz.
Les groupes ou entrent 5, z sont les plus unis. En grec ils ont m6rit6 des lettres particulieres, k cause deleur fr6quence : ?, ^I^. Cependant Timportance linguistique est plus grande encore lorsque ^ pr6c^de. Des linguistes, M. Regnault entre autres, ont 6difi6 toute une th6orie sur les groupes sp, si, sk.
Se fait-il une 6volution au sein de ces groupements ? Oui, en ce qui concerne ceux ou entre ^ en premiere ligne ; elle donne une aspiration au secfond phoneme : sk devient 5^; spy sf\ st, sth ; quelquelois, au contraire, c'est Ys qui se chuinte ; en allemand moderne st se prononce si ; sp, Sp.
La diphthongaison consiste en ce que le bruit explosif entre les deux consonnes disparait ou disparait presque ; dans tsa par exemple le bruit explosif du / disparait et se remplace par le commencement de sifflement de la lettre 5.
Au dehors des diphthongaisons consonnantiques plus ou moins 6nergiques se trouvent seulement les groupes oil deux consonnes se joignant n'appartiennent pas au mfime lieu, et sont toutes deux plosives ou fricatives ; alors il faut intercaler entre elles les gleiilauie, les sons de ircmsiOony seulement 6bauch6s, non prononc6s, dont nous avons parl6 plus haut.
Nous avons termini la phon^tique des phonemes ; avant de passer k celle de Tunitd naturelle, de la syllabe, nous pr^sentons le tableau des diffdrents phonemes, d'abord sdpar6ment puis d'une mani^re synoptique ;