deuxiime voyelle devenant semi-voyelle
P*" degre : semi vocalisation :
ai, ei, ii, oi, Gi, iii, deviennent ay, ey, iy, oy, uy, uy
au, eu, ou, iiu deviennent aw, ew, ow, iiw 2® degr^ : contraction :
Va et Yiy I'e et Vi, Ya et Tu, Ye et Ya se rapprochent, font chacun la moiti6 du chemin et se fondent dans la voyelle interm^diaire. A + i deviennent e\ e -{- i deviennent ^e frangais, 4 fermi ; a + w deviennent o; e -|- ^ r^sistent n'etant pas sur la mdme branche et ne deviennent que ew ou yw. Uo + * deviennent oy ou uy,
Cependant ces derniers sons, quoique n'6tant pas sur la mdme ligne, ont une tendance A ne pas se contenter de la semi-vocalisation, mais sinon a se rencontrer, du moins a se rapprocher et k se placer sur la m6me ligne de la croix vocalique, c'est ce
qu'on observe dans les proDonciations successives de la diphthongue fran^aise oi. La premiere fut wi, puis on rapprocha Vi de Vu et Ton eut wie.pms w^.^ms wa prononciation actuelle : la lot = la Iwa.
Mais la contraction n'est pas stable, sous Tinfluence d*un r^actif linguistique et des regies du sandhi o redevient au^ ato, av ; e redevient at, ay. C'est ce que nous appellerons le developpement de la diphthongue.
Le ph^nom^ne le plus important qui s'accomplit dans la diphthongaison op^re au point de vue syllabique, c*est pour cela que nous retrouverons le mdme sujet en traitant de la syllabe. Chaque voyelle forme une syllabe a elle seule ; mais quand elle se diphthongue avec une autre. Tune d'elies passant au rang de semi-voyelle ou s'^vanouissant, il n'y a plus qu'une seule syllabe.
Les r^les de Tunion de deux voyelles au deuxi^me degr^ par fusion entre elles sont nombreuses et varient suivant les langues. Les deux voyelles ne font pas toujours la moiti^ du chemin, souvent Tune d*elies s 61ide, ou il intervient d'autres combinaisons. Ces regies de la contraction seront expos^es dans \si phon^tique dynamique ; elles rentrent dans Taction d*une voyelle sur une voyelle.
La diphthongaison ne se fait pas seulement entre deux voyelles orales ; elle se fait aussi, comme nous lavons ^tabli, entre une voyelle orale et une voyelle nasale, et il en r^sulte la voyelle nasale-orale du frangais in fans = enfant ; Tinterm^diaire a 616 in et ^9, diphthongu^s.
S'il se rencontre deux voyelles nasales : ^, n, Tune fait n^cessairement le r61e de consonnante, et il n'y a pas diphthongaison proprement dite. II en est de mdme de la rencontre de deux voyelles k r^sonnance vibrante : ( ou r.
B. Diphthongues consonnatiques-vocaliques .
Elles r^sultent de la postposition d'une des semi- voyelles h (aleph)^ y^ w k Tune des articulations consonnantiques. Il nous faut reprendre chaque ordre.
Nous avons dej& exposd le m^canisme des diphthongues consonnantiques- vocaliques dans notre 6tude sur la psychologie
du langage, pages 47 et suivantes, nous y renvoyons le lecteur^ et nous ne faisons ici que le r^sumer.
Trois mouvements se font dans cette diphthongaison .
!« mouvement — la voyelle suivante se change en semivoyelle ; ki par ex. devient ky.
2" mouvement — la semi-voyelle attaque rarticulation pr6c^dente, et les deux se combinent, par exemple ky est devenu tch =^i\ la semi-voyelle a disparu, la plosive est devenue une lat^rale.
^^ mouvement — le phoneme form^ de la combinaison se reduit et devient uniform^ment une simple aspiration, un h.
La diphthongaison a lieu avec h doux (aleph), y^ w, ou a^ i, u comme second ^i^ment, avec toutes les articulations comme premier 6l|gment.
a) Diphthongaison avec la voyelle a, semi-voyeUe aleph» h, ou aspiration.
De 1^ les aspir^es k-h, c-h, t-h, p-h, g-h^j-h, d-h, h-h^ m-h, n-h, r-h, I'h, qu'il faut bien se garder de confondre avec les
fricatives x> 6» etc.
Il faut remarquer que les fricatives et les vibrantes ne prennent pas d*aspiration, mais elles contiennent un bruit de souffle continu.
l""" degr^ — la voyelle se semi- vocalise : a se change en A.
2® degre — la semi-voyelle attaque I'articulation plosive et toutes les deux deviennent une fricative ou une lat^rale.
Kh devient x dur, £?h devient J, th devient 6, ph, devient/; hh devient v ; mh devient v.
3* degr4 — reduction de la fricative ; x. 9. ?> deviennent uniform^ment h ; c'est que la combinaison est instable,
L'aspiration des phonemes r-A, i-A, n-A, m-hy est particuli^re et n'a lieu que dans quelques langues, particuli^rement en Welsh ; elle ne parvient pas a la combinaison complete, mais cependant ddpasse le simple degr^ de juxtaposition, il en rdsulte un bruit special.
b) diphthongaison avec la voyelle t, semi-voyelle y. C'est le mouillement ou chuintement.
l"^ degre ; conversion d'i en y, de 1^ ky, cy, ty^ py^ xy» ^» fy, sy ; ry, ly, wy ; gy, jy, dy, by, yy. By, vy, zy.
On volt qu ici ce ne sont pas seulement les plosives qui vont Stre attaqu^es, mais aussi les continues et les vibrantes.
2* degre — attaque par Ty, r^sultat : Vy disparait, toutes les consonnes deviennent Tarticulation lat^rale tch, J, dj, y.Cependant r / devient un I mouille ou un I palatal {gl Italien, II Espagnol) IV devient un r mouille, ou palatal rz ; il faut en rapprocher IV^ de I'Ombrien.
3* degr^ — la chuintante se reduit, at tout disparait encore dans le bruit de souffle uniforme : A, ce fond comtnun des consonnes, comme Ve muet est le fond commun des voyelles.
La diphthongaison des diif^rents phonemes avec \i coincide aux phonemes palataux non encore chuint^s, puis chuint^s.
c) diphthongaison avec la voyelle : u, semi-voyelle w.
C*est Varrondissement, ou labialisation.
1* degre — Yu devient w.
Qu, ku, pu, tu, su deviennent qw, ku), tw, pw, sw. Le q surtout a de Taffinit^ pour Vu.
2* degr4 — le second ^l^ment, le w devienl consonne labiodentale, se change en v et le k, q, solidaire de Tarticulation de I'm, w, disparait, d'ou qv, kv^ tVj pv.sv,
3* degre' — le t? entraine la consonne pr6c6dente, et d'une plosive fait une fricative, ou bien au contraire devient une plosive lui-mdme.
qv, hv, tv^ pv deviennent hv, yv, 6t?, pf.
^ degri — le second 6l6ment de fricatif devient plosif. At?, X^» 6t?, ^deviennent AJ, yh^ eft, pp.
5* degre^ le premier 6l6ment disparait, il reste J, p.
C*est ainsi que dwmus a produit honus ; dois^ bis ; duellum^ bellum.
La diphthongue au point hv, hw, est tr6s fr^quente en gothiet en zend ; en gothique on lui consacre mSme une lettre sp^ ciaie.
Ailleurs c est la semi-voyelle qui sans modifier fait tomber la gutturale ; en celto-breton gwell devient wel ; gtvir devient toir.
Tels sont les diphthongues consonnantiques-vocaliques.
Souvent la transformation est rest6e k moiti^ chemin, par exemple A, hw dans le Zend et dans le Gothique, ty, gy dans le Hongrois dans le Malais ; d*autres fois la transformation s*est accomplie dans la prononciation et non dans T^criture, par exemple en Thibetain ou Ton dcrit Ay, gy et ou Ton prononce tch^ dj.
D autre cdt6, 1b combinaison est bien plus fr6quente dans certaioes langues que dans d'autres, elle I'est plus, en gdndral, dans les langues d^riv6es que dans les d^rivantes. Dans les langues Slaves, le chuintement, ou la diphthongaison avec t , a tout envahi ; dans une branche des langues Celtiques, il en est r6sult6 la chute du p Indogermanique initial de la diphthongaison avec A; dans les langnesn^o-Romanes le chuintement est aussi tr6s fr^uent, et attaque mdme les nasales. La diphthongaison avec k est ^r6{6r6e par les langues Germaniques.
Nous Yojons qu'il se passe entre ces articulations consonnantiques et ces semi-voyelles ce qui a eu lieu entre les Yoyelles et les semi-voyelles, et que les degr6s de combinaison sont les mdmes ; d'abord semi- vocalisation d'un 6l6ment, puis transformation du premier, et confusion des deux en un seul, puis disparition du tout en un bruit de souffle ; quelquefois, au contraire, au lieu de la fusion, disparition du premier ^l^ment, et consolidation du second. Dans les diphthongues vocaliques il 7 a de mSme tant6t contraction^ tantdt ilision, double pnh cessus.
Nous passons & la diphthongaison de Farticulation consonnantique avec les voyelles de Tordre nasal et celles de Tordre vibrant.
d) diphthongaison avec les voyelles : J et |, et semi-voyelles
Cette diphthongaison est tr^s fr^quente, et les mSmes mouvements se produisent, mais modifies.
II faut que IV et 1* I occupent la seconde place dans la combinaison et que le phondme pr^c^dent soit situ^ au mSme lieu ou en avant.
II y a diphthongaison dans les groupes suivants : th dl, tr^ dr, et mdme kl, gl, Ar, gr. Dans ces derniers cas le second phoneme semble situ^ en arridre, mais il y a plusieurs lieuz d' I et d* r, ce qui rapproche ceux-ci.
Ces combinaisons peuvent se faire par une seule Amission de voix, et elles sont tr^s fr^quentes ; elles sont consid6r6es souvent comme un son unique, non seulement dans T^criture, mais aussi dans la prononciation, par exemple le il en Nahuatl, le tr en Malgache.
Si le premier phoneme se trouve exactement au mdme lieu
que r I et Y r, alors 1' I et 1' r perdent leur plosion ou leur vibration en avant et ne conservent que leur vibration vocalique seule ; ils s6nt alors tout k fait des voyelles.
Quelles sont les transformations subies ?
Presque toujours la chute du premier ^l^ment et la consolidation de r I et de 1' r voyelles en consonnes; tlatus devient latt^s.
e) diphthongaison avec les voyelles w, n, ng et semi- voyelles 'w, n, hg.
Ici on peut observer exactement le mfime processus. II faut que le premier phoneme appartienne au mdme organe.
De 1^ les diphthongues suivantes : jom, in, dn, hng,
Dans ces combinaisons, T », T m sont des voyelles.
Dans revolution le premier phoneme s'^limine et le second reste seul; gnatus devient natus.