C. Quantiti de la phrase
La quantity de la phrase consiste dans le nombre et Timportance de ses diff brents membres, c*est-&-dire de ses diverses propositions. La phrase la plus courte est Tinterrogative ou l^exclamative ; la plus longue est celle qui rapporte un discours indirect. La quantity respective des diverses propositions cr^ rharmonie du langage oratoire.
Telle est la phon^tique de la phrase. On voit que plus nous nous avangons dans la d^veloppement des unites phondtiques actuelles, en passant de la syllabe au mot, du mot k la proposition, de celle-ci k la phrase, plus la part psychique augmente et vient se mSler k la phon^tique et enfin la dominer ; n^nmoins elle n'intervient jamais que quand les phonemes sont A6]k tout formes et pour en faire son profit^ et il faut rdp^ter partoutcet axiome important : tout ce qui est devenu fonctionnel a dahord ete purement mecanique.
Nous devons, avant de terminer la phondtique statique, dire pourquoinousn'avons pasclass^ I'accent tonique sous la rubrique de la syllabe k laquelle il semble appartenir, mais sous celle du mot. L'accent tonique appartient bien en un sens k la syllabe
puisque c'est la syllabe qui le porte, puisque c'est telle syllabe qui est accentu^e ou non. Mais elle Test ainsi vis-&-vis de telle ou telle autre. Or nous avons pris un point de vue difi^rent. En traitant de la syllabe nous I'avons envisag^e comme si elle ^tait seule et non dans ses rapports avec une autre syllabe ; nous avons ensuite envisage le mot comme s'il ^tait seul et sa constitution resultant de la distribution de ses ^l^ments, les syllabes.
Nous aurions pu et on pourrait prendre un autre point de vue, la syllabe par exemple, tant enelle-mSme qvte dans ses relations avec une autre syllabe ; si Ton se posait ainsi Taccent serait un ^l^ment de la syllabe, et non plus du mot ; c'est une question de point de vue, et les proportions restent toujours gard^es ; mais nous avons voulu, dans la phon^tique statique, ' prendre un point de vue exclusivement statique.
Si Ton prenait I'autre point de vue que nous venons d'indiquer, il n'y aurait, en ce qui concerne I'accent, qu'4 hausser sa place dans chacune des unites phon6tiques. Uacoent en effet est la relation extirieure de chacune de ces unites, tandis que la tonality et la quantity en ferment la constitution int^rieure.