DIXIEME SECTION
Permutation entre les plosives, les fricatives, les
spirantes, et les chuint antes.
Le k primitif indo-germanique devient A en gothique, et en Arm^nien J, d'autre c6t^ le h primitif s'aspire en gothique et se chuinte en Sanscrit et en Arm6nien J, I. Le A" primitif = g se
chuinte ea sancrit- et en zend : panlan = quinque ; a}i = unguis ; nix, snik-s ^ indien snih, zend znil.
D'une manicre plus gi^ndrale certaines langues, rallemand par exemple, tendent a aspirer les plosives ; les langues slaves, au contraire, tendent a les chuinter ; le chuintement chez elles envahit tout, mSme la transformation ne s'arrSte pas \k et on arrive k acr, <r, mais ce dernier rdsultat est Teffet d'une assimilation ult^rieure.
En Frangais le ,t suivi d'un i se convertit en 5, en anglais il se convertit en J, et 1'^ en sh : nation, vision.
La permutation entre fricative, plosive et chuint^e a lieu aussi dans les langues Ouraliennes ou nous Tavons observ^e et oil elle fait partie d'une lautverchiebung plus ^tendue.
Plus parti<;uli6rement la fricative se convertit en spirante et par exemple le 6 se convertit en s mais apres avoir pass^ par i'interm^diaire de Taffriqu^e ts\\eO gothique devient, en eifet, ts en Tudesque.
Mais ce qui est plus remarquable c*est la processus contraire. On pent Tobserver en Espagnol ou c'est la spirante qui devient fricative. En effet le ^ et le c suivi d'un i s'y prononcent comme le (J ou 6 sonore.
Enfin il faut ranger aussi dans le passage retrograde de la chuintante k la plosive, ou plus exactement peut-Stre de la chuintante a la spirante le ph^nomene de la reduction de ^ ^, d'abord par analyse en ts, dz, puis en ts, dz ; ce qui a lieu tr^s frequement en Grec ou le dj n'existe pas et est r^guliererement represents par ? Sanscrit.
Cette mutation qui semble retrograde est cependant en mdme temps une degenerescence et une reduction. Comment cela est^ il possible ? II semblerait en r^sulter que la chuintante serait plus forte que la spirante. C*est aussi la rSalite.
Cependant dans le cours du temps le son qui degenere fait une chuintante d'une spirante. Oui, mais seulement parce qu'un i s'est introduit apr^s la spirante et J represente s 4- i, ou apres la plosive et J repr6sente t 4- i. Dans ce premier effet, il n'y a ni renforcement ni affaiblissement, mais combinaison. Mais du It ainsi forme il y a affaiblissement si Ton passe au ts, et du s si Ton passe k \s. La chuintante se trouve entre la fricative et la spirante.