ET DE LA THÉRAPEUTIQUE
DAHS Ii'vTUDE DBS PHÉHOMÈNES DS I.'OE«AMlSliE AlflHAI..
Le perfectionnement des méthodes n^est^pa? 'moins utile à ravance*ment des sciences que la découverte des faits nouveaux. Cette vérité, presque vulgaire depuis Bacon, n'a plus besoin de démonstration. L'expérience de tous les jours, et la plupart des progrès récens dans les diverses branches de la connaissance humaine, sont là pour Fattester. Qn peut d'ailleurs mettre immédiatement d'accord ceux qui voudraient discuter sur la prééminence relative des méthodes et des faits, en disant que toute méthode nouvelle n'est elle-même qu'un fait d'un certain ordre, r^fularisé, généralisé. Cette remarque a pour but d'expliquer et d'excuser, s'il en était nécessaire, les réflexions que je vais avoir l'honneur de sou^ mettre à l'Académie.
Je me propose , en effet, de démontrer que, contrairement à certains préjugés très puissans dans la science, il est possible, et il est indispensable, d'allier, dans l'étude physiologique des phénomènes de
rorganisiiierolwervatkmanaloiiiîqiie, physioiog^^^ pentîqiie, an même titre et a?ec les mêmes ayantages que ron allie, pour TéHide de la stmcliire dn corps humain, Tanatomie de lliomme a^ec celle des animaux. En d*amres termes, je me propose d*Aendre et de r^nlariser la méthode physiologique actuelle, à Falde de trois ordres de fiaôts, qui n^ont été pris Jusqu^id en considération que d'une mani^ exc^onnelle et empirique, et dont deux an moins étaient, à ce point de vue, presque totalement négligés et frappés en quelque façon de discrédit
Avant d'entrer dans la démonstration de cette proposition , démonstration que je compte établir sur llnterprétation des raj^rts essentiels de ces quatre parties de la science entr'elles, et sur un certain nombre de faits ou applications propres à montrer la légitimité et la fécondité de ces rapports , il ne sera pas inutfle de préciser quel est Fétat de la science et des e^ts à cet égard ; ce sera signaler tout à la fois les obstacles au progrès à réaliser, et marquer le poot de départ des efforts à tenter dans cette vue.
Depuis la véritable constitution des sciences, depuis Qalilée qu'on peut rq^arder à juste titre comme le véritable fondateur, de feit, de la sdence expérimentale , et depuis Bacon qui en a formulé la théorie générale , li s'est établi une division de plus en {te trandiée, et l'on peut dire même une oppootion fresque systématique, entre les hommes qui s'occupent de la sdence théoHqve, ousdenoe proprement dite, et ceux quise livrent aux applications ou à la pratique. Cette séparation entre les théoridens et les pratidens est leHement marquée, que ranstre assemblée devant laquelle j'ai l'honneur de parler est preaqoe entièrement ou entièrement composée des uns à l'exduflion des autres. Le fait de la pratique a presque toutours été à ses yeux une condition d'éloignement pour les da*niers à l'avantage des premiers. Un fiât ausrf général ne pouvait exister aussi longtemps et d'une manière aussi constante sans des motiftpoissans: il fallait des causes égales en importance à leurs effets. E| c'est ce qui existait en réalité. Je n'ai pas besoin de le montrer, ce serait dire ce que tout le monde sait ; car, pour que tout le monde , au dedans comme au dehors de rAcadémle , les uns par le fait, les autres par Topinion, consacrassent
et maintinsseiit roppositioQ et la sdsBion àmi je yeuK parler , il fallait que tous fassent a^més d'immêmesentiffleBt, imbus des mêmes motifii, et préoccupés du même but Or c'est précisément ce sentimc»! , ces motife et ce but, trop comias pour a?oir besoin mésM d'être n^^iidés, qui me paraissent pouvoir être avantageusement modifiés au profit de la science. La médecine qui, pour toutes sortes de raisons , et surtout à cause de son but élevé, ne s*est pas aussi aisément prêtéeà la s^[>aratioB de la théorie d'avec la pratique , pourrait, dans Tidée d'un progrès et en se modelant sur les autres sciences, tendre à réaliser cette séparation ; c'est peut-être ce que quelques préoccupations récentes donneraient lieu de craindre; mais les instincts supérieurs de la science, la force de la vérité, r^^igiront contre ces impulsions fâcheuses, et empêcheront de consommer entre les médecins qui s'occupent de recherches spéctdatives , et ceux qui font en même temps la science et Ta^plSquent , une séparation qui aurait pour effet de rétrécir le champ d'action des uns , et de décourager et discréditer les labeurs peut-être phis utiles des autres. Or, en place de cette séparation très légitime à un point de vue que Je dirai tout h l'heure, mais très nuisible sous un autre rapport, Je pose donc formellement en principe la réunion de la recherdie spéculative avec l'application pratique , ou pour ne laisser auemi doute sur la signification et la portée de ma pensée , je regarde comme tout-à-fdt indispensable que le physiologiste soit en même tems pathologiste et praticien , à l'endroit des faits dont II s'occupe , sons peine de n'avoir qu'une méthode étroite et arbitrah*e , de n^observer qu'une face et une partie des faits, et de n'arriver qu'à des résidtats fautife ou incomplets.
Cependant pour prévenir certaines préventions, ou combattre celles qui existent déjà, il n'est peut-être pas mutile de faire immédiatement remarquer quil y a deux sortes d'applicateurs en médecine : ceux qui ont motivé rexdusion systématique contre laquelle la science doit protester; et ceux en qui doivent reposer ses nouvelles espérances ; les uns ne s'occupant que de l'homme malade , en tant que malade , et au seul point de vue de la guérison ; les autres cherchant en outre dans la maladie , des enseignemens propres à éclairer le mécanisme de l'homme bien portant.
Les premiers parfaitement représentés, dans leur ol^et le plus éleré, par Hippocrate, et les seconds non moins bien personnifiés dans llntelligence pLm étendue de Galien. Or ce que la science réclame aujourdliui, c*est la continuation des Toies ouvertes par les admirables instincts de ce grand homme, à T-aide du perfectionnement réfléchi de la méthode dont il a laissé les premiers linéamens. G^est à ces perfectionnemens que vont tendre les considérations qui suivent.
§ I. — l>e la sigmfication essentielle et de l'csKtensîon de l'anatomîe , au poSkit de we de la reeherohe physiologique.
Depuis les mémorables tra\^ux de Haller, Tétude de Tanatomie ne se borne plus à Texamen du cadavre, anatomie des formes mortes, acquises, réalisées, qui ne pouvait être et qui n'était qu'un point dans Tespace, qu'un degré arbitrairement choisi dans la série des d^frés de l'évolution et des métamorphoses de l'organisme. A partir de ce grand physiologiste surtout, on a compris qu'il y avait avant, qu'il y avait après, qu'D y a?ait en deçà, au-delà et en dehors de ce point, des chaînes non interrompues de faits dont la constatation seule devait centupler le champ des recherches anatomiques. Mais qu'eût été cette constatation si on se fût borné à i'énumération descriptive et matérielle des formes, si l'on n'eût cherché à saisir la relation vivante qui les unit et la raison commune et pourtant toujours diversifiée de leurs variations ? Dès lors commença la véritable anatomie physiologique, celle qui est destinée à éclairer le mécanisme des évolutions organiques. Celle-là s'est singulièrement agrandie de nos jours; l'ovologie, l'embryologie humaine et comparée, leur ont prêté un admirable concours. Mais quelle est la vraie signification, quelle est l'essence de ce concours? Gomment et à quel titre l'embryologie, par exemple, a-t-elle jeté quelque jour sur le mécanisme de la structure mat^ielle de nos organes? En multipliant les surfaces du fait à éclairer; en le montrant dans sa totalité, depuis ses premiers linéamens jusqu'à son entier accomplissement; dans chacun de ses progrès, comme dans leur ensemble et leur ordre de succession ; c'est-à-dire en £ausant passer sous les yeux de
Tobservateor la matière organisée dans toutes ses transformations : avec les conditions variées et différentielles de ces trandfonnations, de manière à faire mieux lire la lettre et le sens du mot à déchiffrer par la connaissance des mots placés avant et après. S'il en est ainsi, si le caractère essentiel de toutes les recherches anatomiquesestde multiplier les données propres à faciliter la solution de Téquation organique, toute science, toute méthode, tout fait capable d'ajouter à ces données, peut et doit intervenir au même titre que Tanatomie normale, embryologique et comparée. Or Fanatomie pathologique est dans ce cas. Les faits qu'elle comprend, les méthodes qu'elle emploie, visent au même but et l'attei^ gnent. Les premiers composent aussi, à l'aide des secondes, des série» de changemens de la matière organisée, des multiplications de surfaces, des métamorphoses incessantes, irrégulières quand on les considéré au point de vue de ce que l'on est convenu d'appeler la régularité, mais qui sont aussi régulières que les plus régulières, dans leurs lois, leurs modes de développement, dans leurs rapports étiologiques avec les forces de la vie, et les influences intercurrentes qui modifient l'action plus constante de ces dernières. Or ces faits, malgré la bizarrerie et l'étrangeté de leur caractéristique, sont aux formes plus habituelles des évolutions organiques normales, ce que les monstruosités sont aux fœtus bien conformés; de part et d'autre, c'est l'organisme vivant avec ses lois, ses forces, sa matière, modifiées seulement par des circonstances différentes. II est rare même que ces modifications soient complètement étrangères aux types normaux; souvent elles ne font' qu'en exagérer certains caractères, et cette exagération a l'avantage de mettre en évidence complète l'action de certaines causes, qui restent obscures ou entièrement cachées, lorsqu'efles ne fonctionnent que dans la mesure et suivant le rhythme physiologique. L'anatomie normale, malgré les nombreuses et brillantes ressources dont ce siècle l'a enrichie, manquerait donc d'un complément non moins utile et non moins nécessaire,' si on la privait des lumières fournies par l'anatomie pathologique. Je donnerai dans la seconde partie de ce Mémoire des preuves de fait propres à confirmer les considérations théoriques qui précèdent.
§ n. >— 1^ fiwraolèfe eficntiel et de l'eztenfîon de la physiologie par la
physiologie pathologique.
Le champ de la physiologie ne s^esl pas moiim étendu de nos jours que le champ de Tanatomie. Indépendamnent du perfectionnement des méthodes, on a transporté Tobservation sur mue échelle immense, comparativement à ce que Ton faisait il y a un siède. Ainsi, on n'a plus seulement rhomme normal, Thomme adulte pour objet, on étudie lone certg|ine fonctionnalité, depms le fœtus jusqu'à la vieillesse, depuis le polype jusqu'à lliomme. La série animale et la série des âges, à ce point de vue, se confondent dans un seul et même fait. On étudie la fonction presque en elle-même, abstraction des individus, et les individus ne représentent plus que des variations innombrables, des apidications particulières, des espèces de fractionnemens du fait général dont la détermination, dont ridée n'existe qu'à la condition de toutes ses mantfestations possibles. Malgré cette extension du proMème physiologique et des moy^is de le résoudre, je n'héâte pas à affirmer que problème et moyens peuvent immédiatement s'accroître dans de très grandes proportions : je m'explique.
Une des branches de la physiologie qui ne fait que poindre à peine , c'est le mécanisme des évolutions organiques. Ainsi que je le disais tout à l'heure , l'anatomie embryologique a porté son flambeau sur presque toutes les phases du développement du fœtus. Mais ce n'est encore là que la face, matérielle du problème. Sa condition dynamique a été à peine effleurée. On ne possède jusqu'ici que des ébauches sur la question de savoir comment , en vertu de quelles forces, de quels moyens, à l'aide de quel mécanisme , les tissus et les orgi^nes acquièrent successivement les formes, les propriétés et les caractères qui les distinguent. C'est là la vraie physiologie de la vie. Je me garde bien de méconnaître les tentatives récentes qui ont si vivement frappé les esprits, et à l'aide desquelles on espère arriver à éclairer et à simpliûer Je problème chimique de la nutrition. Mais ce ft'est pas de cet ordre de faits que je veux parler. Gomment
le poumon, commenf le foie, eommeiit les lûembranes fléretue*, comnenc les musdes, les tendons, lesos, conmienc, eniiniiiot,toaileftorgaBes,to» les tissosconsidérés sons le rapport de leurs formés et nature spédfkfOBB arrivent-ilsà être ce quHs sont , comment s'entretiennent-ils ce quHs sont, comment , et en vertu deqneBes lois cette régularité, cette spédfidté, cett^ perpétuité d^existencesemaintiennent-elles 9 Voilà un champ de recberciies à peine exploré ; et pourquoi ? Sans doute, parceqne les £aiits qu'on avait sous les yeoi, du moins ceux qn*on regardait et qu'on voyait, ne dhrigeaienC nullement vers ces problèmes. Peut-être le hasard m*a-t-ilmieiaservi« La piiyi^logie ordinaire étudie la fonctionnalité normale, réalisée et en qnelque façon immuable; j'avais devant les yeux une fonctionnalité anor^ nude, incessamment variaMe, commençant, finissant et recommençant sans cesse sur le même sujet, et presque au même instant les opérations organiques et vitales, qui, chez l'homme régulier , se trouvent distribuées depuis l'embryon jusqu'à la vieillesse, et dont la principale moitié se passe loin de nos yeux, sous les voiles de la vie totale. Car, je n'exagère rien. Cette respiration qui s'exécute avec toutes les déformations du thorax, avec toutes les réductions de sa capacité, avec des poumons moitié védculeux, moitié charnus, moitié splénisés, moitié fibreux; avec des nrasdes dont la direction, la forme, le volume et les angles dlnsertfon ont varié ayec leurs leviers, au point d'annihiler l'action des uns et de retourner complètement l'action des autres ; cette circulation qui traverse avec peine ses canaux tortueux, repliés, rétrécis ou dUatés autour des difibrmités qui les entraînent ; qui creuse de nouveaux vaisseaux là où sa route est complètement interceptée ; cette station et cette locomotion avec un tronc replié en tous sens, des membres retournés dans toutes les directions, c'est-à-dke servis par des puissances musculaires totalement perverties dans leurs direction , rapport et modes d'action ; cette nutrition exécutée avec un sang et des matériaux en rapport avec leurs conditions de production et de régénération, sans le concours de l'action nerveuse , ou sous l'influence de cette action pervertie par tous les modes de la paralysie ; en un mot, cette perversion générale de tous les agens et de toutes les fonctions, qui réalise en quelque façon une nouvelle espèce à côté de notre espèce, ne consti-
tue-l-elle pas une phyHologie entière, ODe pbfiiologie pafliologiqiie, agrandiRBaiit d'anunt le champ et les données de la physiologie générale ? Et qu'on le remarque bien : 3 ne l'agil pas d'nn cas eiceptionael ; c'est tout BÙnplanent on cas particDlier d'an grand système non moins grand que te système dit Dormal ; car ce qui arrive d^one manière si évidente chez le bossu, le boiteu, le loncbe, arrive dies tons les sujets aniquets une maladie oa lésion quelconque a laissé quelque empreinte de son passme. Pent-on méconnaître qu'après l'apopteiie, la méningite, la pnea- - Bonie, les inOammalions des memb^iies et des viscères, etc., etc., quelque portion d'organe, quelque portion de tissn, qnelqne vaisseau on nerf restent presque toujours atrophiées, hypertrophiées, ou contractent des adhérences? En nn mot, l'organe qui a été le si^ de la maladie ne restet-il pas tonjonrsphis ou moins modifié après la gnérisoaP Et cette modification dans llnstnmient n'en entratne-t-elle pas une non moins nécessaire et non moins réelle dans le mécaotsaw de la Tonction et dans ses pTtdiiits? Dès-lors, ne sommes-nous pas en présence d'nne série de faits innombrables, incessamment variés et variables, pour ainsi dire, à l'infini, qui réclament l'intervention de la science an même titre qne la pbyùologîe dite normale? Pour moi, qui depuis bient/lt dix années me préoccupe de cette nonv^e Gice de la sdence. Je n'ai qa^ regret, c'est de ne pon- Toir suffire h l'exploitation des richesses qa'eDe étale incessamment sons ■Ks yeni ; et qu'un désir, ^est de voh* UentOt d'autres activités s'unir i la mienne pour récolter on champ, si fertile, qull n'a pas besoin de cuttnre.
La physiologie padiologique comparative, qu'on pent donc définir la sdence de la fonctionnalité pervertie, n'am^t besom qne de se montrer nor faire comi»«ndre nne partie des services qu'elle est destinée à renre. U y a longtemps qu'on l'a dit, toute recherche scientifique nouveUe, : tonte extetiùon des méthodes a, tôt on tard, son utilité et ses appliitiODB. On pourrait dire d'nne manière générale, comme nous l'avons Il de ranaiomie pathologiqne, que c'est un moyen d'agrandir, de multiler les surfaces du problème physiologique. C'estla fonction vue avee lus d'étendue et sons on Jour nouveau. C'est un instrument ju-opre ii
grossir certains objets, à effacer certaines distances, à rassembla, dans
un.méme point ou lieu ce qui est petit, éloigné et séparé ailleurs. C'est donc un moyen nouveau. .Mais, à ces indications générales de la puissance de ce moyen, il n'est peut-être pas impossible d'ajouter, quelque chose de plus précis, quelque résultat déjà réalisé.
Au commencement de ce paragraphe j'indiquais, dans le domaine physiologique, le champ des formations organises cornue à peine exploré : la physiologie pathologique est peut-être assez heureuse pour y avoir planté quelques jalons. *
Tout le monde sait que l'exercice accroît l'organe : la locomotion développe les muscles. Tout le motade sait encore que l'inertie a un effet inverse. Voilà des faits vulgaires. Mais, comme l'a dit Bacon, les faits vulgaires cachent presque toujou|^ les vérités les plus életées. Et, en effei^ iqu'on multiplie les exemptes dé ce rapport de l'oi^ane avec la fonction,^^ qu'on le suive dans toutes ses manifestations, qu'pn l'interroge dans toutes ses conséquences, ^t on arrivera à un «résultat peut-être imprévu. Gomipençons par les faits. • • ,
Voici ui% suj^ dpnt l'un ^es poumons est resté imperméable à raû*, à la suite d'un épanchement j[)leurétique .résor|>é. Son tissu, réduit à la fonction nutritive, eA carnifié. On n'y découvre pkjs on.presque plus de cellules. Le demi-thorax rétréci^ne se soulève plus et ne se dilate plus. Cependant l'acte respiratoire continue par le poumon resté sain. Petit à p^t la polonne d'air qui heurte incessamment Içs obstacles à son pas-^ sage dëplisse, rt>uvre ou réfonpe les cellules atrophiées. La péné^ tration de l!air dans les cellules pulmonaires ramène le soulèvement des côtés et l'ampliation du thorax. Cett&liation favorise à son tour un plus grand afflux d'air et de sang; fioalemeot l'otçane se refait par^ •la fonction. * . ♦ î^*
Autre exemple'*:
Voici un sujet atteint de luxation ancienne de la cuisse. Après quelques années, la tête de l'os, logée dans la fosse iliaque, se creuse en cet endroit \ine cavité, en toutpareille'à la.cavité noiluale : fibro-cartilage, mem-^ brane dite synoviale,- s^^vie, irdiopdâ' osseux, rien n'y manque, jusqu'à
renveloppe fibreuse qui résulte de la transformation .fibreuse du niuscîe petit fessier. En môme temps que cette nouvelle cavité se forme de toute pièce, la cavité ancienne^ abandonnée à elle-môme, se rétrécit, se déforme et finit par se combler; c*est-à-dire, n*est-ce pas, que la fonction reproduit Torgane là où elle se transporte, et laisse Forgane s^annildler là où file cesse; et, finalement, n'en peut-on pas déjà conclure à un pomt de vue plus général, que c'est la fonction qui fait l'organe? Ehion&iïov» d'ajouter, pour ôter à cette généralisation ce qu'elle pourrait avoir de téméraire en apparence, qu'on rencontre à chaque pas dans la fonctionnalité pathologique une foule de faits qui établissent cette subordination entière, primitive, contmue, incessante, ^e l'organe à la fonction. Bornonsnous à quelques indications sommaires. Partout où il y a du mouvement entre des parties fermées à l'air, il se fofme des cavités et des membranes ditessérenses. Partout où deux surfaces osseusesmobilessonten contact immédiat/ il se forme des articulations nouvelles; partout où la maladie ou l'art ont obstrué, les canaux cîhculatoires, i) s'en creuse de nouveaux : dans les membres dont on a lié les artères principales, dans les poumons des phthisiquef les communications drculatoires se rétablissant à l'aide de vaissisanx de nouvelle formation. Sh bien! que l'on élève ce fait à sa plus haute sighifica-
tion ; qu^on Capplique à la formation des organes -pendant la vie JTœtale;
qu'on l'éttidie dans ses rapports avec ie» conditions Ifénératrices immé-
diates, système nerveux, électricité, pression atmosphérique, que de recherches nouvelles, et peut-être \iue de résultats! La fonction fait far-
gane ; il y a, si je ne me trompe, dan& cette formule donnée par la phy* siologie pathologique, quelque chose de bien capable de légitimer son accession à la physiologie générale, et bien propre à étendre et dîévelop» per la signification-essen^elle de cette dernière. On trouvera dans le tr»vail, dont ceci n'est quffn extrait, Teiisemble des faits destinés à mettre^ dans tout son jour le point de vflè que je viens* d'indiquer.
La conclusion de ce qui précède est que toutes les anatomies et toutes les physiologies n'ont qu'une seule et même signification; elles n'expri^ * ment que des modes différens d'un ^eulet même fait; l'anatomle^et la physiologie hu9iaines dites normales ne constituent, comme l'anatomie et
la p hj Biologic pMhologiqae, compirée, «BbryoiogiqQe, etc., que des appficttiou partialièiw de raiiati^pie et de to pbysii^^
m. — Ha carartèm phjii oioyqae de k paHinltSi «ft de 1»
Jenepoism^éieDdreaataiiiqiie j6ledésîra*aîs sorce point; mus quelques courtes réflenons et qudqnes ezemplea suffirent à monlrer que la paliiologie etla théra^utiqae cyostîtuent déia par^ la
'méthode ^?si<^o|nque géoérale. •
n n^est pas permis d'emiérimenter sur le corps humain. L^expérimeutation n^est possible qnesur Jes anioiaux. Cette méthode est incontestablement eiceDents; mais la distance qui sépare les animaux de lliomme, et la dilférenee Urtale, sous certains rapports, qui existe edtre Forganisme humain et Torganisme non seulement inférictir*. Éiaîs antre, des brutes, ôtera toujours aux inductions tirées des expériences pratiquées sur ces dernières le éaractèra da rigueur et de certitude qu^elles auraient de Thomme à rhonune. Celle lacune peuv josqu^à un certain point; être
remplie par Fobservatipn pathqlogpque et thérapeutique. Les maladies et leur guérison sont des épreuves et contre^reuves expérimentales, instituées aussi bien au profit de hi pl(^ologK qu« de la pathologie proprement dite. Cette vérité, pour être admise par tout le monde, n'a besoin qued'étrè mieuxprécisée. Elle n'est restée inappU^uée et stérfle, sans doute que .parce qu'on ne s^^ étaii pas bien rendh«cofliyte, et peut-être aussi à cause du préjugé dont j'ai parlé au comm^iicevient de ce travail. Or, comment la maladie et la guérison so^ elle^dos expéNençes, l'épreuve et la 'contre-épreuve de l'observation phjrsiplogique*? L'expérience sur les aniol^ux va répondre à cette question.
. .Une expérience sur Ifes animaux a pour ^c/t de changer d'une manière
« * jqn^lconque les conditions d'un organe, d'un système d^organes, de l'or-
ganisipe ; pour moyen^ une mutilation, une |Oustraction, une lésion ; pour
4«é5(i/fa^ qudque chose de plus, d(S pioiqji, t>u d'autrç dans la fonction.
Voîlù le côté physiologique. Mais qu^on f ^narque qu*en se cûndnisant ainsi rexpérifflentateur produit quelque chose d'anormal, quelque chose de pathologique, un troublé, un malaise, quelquefois une yérîtable maladie et même la mort, pour que tout s'y trouve*. La section d^un nerf, de ,'
îa moelle, la ligature diin vaisseau, Fingestion de poisons, rinû*oduction
dans le sang de substance pi*opres à modifier les phénomènes ti^cdl^^ toires, produisent tous ces résultats. Le même' fait, la même expérience sur les animaux peut donc être considl^rée à la fois.et aiternatbement comme fait physiologique et oDinmeîait jj^athologiqùes et de ce que Ton n'a généralement «n TO^qu* le côté plii^siologique 'de Texpérience, son côté pathologique existe-t-il moins ?4'îiiverse a précisément lieu poBr la maladie. Elle aussi a son côté physiologique en même temps que son côté pathologique; De ce que Ton a' né^l^ jusqu'ici IHu^ podr Tautre, à l'inverse de ce qu'on à fait pour l'expérimentation sur les animstttx, Qu'y a aucune raison, je suppose, de déposséder te fait pathologique de son caractère physiologique'. Lofait pathologique a donc comme Texpérimentation phystologiqùe sa double signification. Qu'on l'examme à ce ' point de vie, etH réaMsera le but, le moyen,'le résultat (fe rexpérimentation physiologique. Yoici une mgêlfe^épînièif malade. Lés faisceatfiiet les racines antérieures sont ra&ollièioa détruitsi| le mouvement volon- taire aboli, . et la sensibj|ité eonsérvée. ' La Nature n'a-t-eUè pas réalisé le but de l'expérimentateur; emofoyé le inéme moyen, et produit le même résultat? G'esidonc la répétition de Pexpérjente, sa vérification, sa confirmation; j&dii'ai p]u5,»{*en est" le complément nécessaire, indispensable. L'exemple *que'>'ai«^|Msi à dessein a précisément ce résultats En effet, s j'ai remarqué, et qoélqi^iphysiologisl^^ avaient remarqué déjà, quoique à un autre point dé vpe, que danyjes lésions qui occupent les porflonk de la moelle.destinÀs au mouvement, toute' espice de mouvement n'est pas anéanti. Le sujet % perdu Ja faculté de* mouVoir volont^âremebi'ses membres^ niaif om peut, âi'^inçsfnt lar peau; él le sujet peut, eorsela pinçant lui-même, provoquer dea contractions très étendbe^,* géçéra^si complètes, des musde^ pa/4ysés' sohs le rappof t dif mduvement;*v!o)0o-, taire. Le membre se retire à la moildre lALdtation deiufieau. Ce fait-si
fffFÛie en c#iiséqaeDce^9 qae jt*m'abstieaad'mdiqaer ici, a été révélé par la patliol<^e ; ia phjisfolQgie expérimentale l'a ensoite Térifié et reproduit ; c^est donc un mutuel service que ces deux métiiodes se sont rendu, mais un service du méme\:aractère et de la même portée. Pour que Tob* sérvatioa^patholo^ique puisse • toujours être le complément et la contretépreiiie de TexpéniAentatioD physiologique, îk laut, je je sais, une condi*
ti9a j>réala]||e : la notion de ta cause de !a maladie. .Mais cette notion,
qui jp^t se compléter ello-mô^ par le concours de Texpérimentation 'direcf^,. est susceptible ausAttfe^^rovqqit^r, au profit de cette dernière, méni^ quand lai malade. n>est i|i<;orc^connj^;t détoroiinée que par TexpifSMOB symptomatique, ée^indudidbsforf utiles h Tinitiative de la physiologie expérimentale. . ^ • L'observation^thérapeutiqa^^a tout à'feit le môme c&ractère. Comme • (Nmtreiépreuve de l'observation pathologique, eHc est aussi le complémient ^lynA^tiqué deTexpérimentation. Ajux deux pqints de vue, c'est la soustraction* de lar caui^; prlKe ou observée eu expérience. L'animal
auquel on a lié ik%conp€ up 'nârf, qui cesse d'être paralysé, quand le nerf £st débairassé de la ligatura, ou cpmplèteùieBt rétd)li ^^ns sa contiunité par la rémion dt,se8 deUibouts,^est guéiù de sa lésion, et cette gn^|1son«a éU^ la ctyitre-épteiv^ de la lésion ou .maladie expérimentale qu'on luM^t cùsée : c'en a été la -syn^èse, pour parler le langage des chimistes, fi' est inutile d^ mull4|;rfi^r nosTemarques et nos exemples sur ce'HoinLiSpéeial. Je préfet terminer par l'jjidicaUon d'une série de faits « nomveaqx tous liés fptre eux, et dontj'ensçmbl^ me, parait destiné à meure en toute é^deoce j'unité et la sèlMari((|^es quatre parties de la méthode physiologique générale discutée €||ns cetraiâil.
g XV. — AppUoatioiu|4esdoonées {baraies par l'cmatpinie, la phyfiologîe, «,, fa palHologie et.Ui théittpeatique, à la détermination du mécanisme de forpaation de la partie filireusf du tvs;tèitie muscul^re.
. . On sait que 1« muscles $ont domposé^d'une porliou fibreuse et d'une • portion cfamiue, de tondons oi%d'aponévi oses, et de fibres mnsculaires^
propremen^dites. Quels sont les lois de dbtribntibD, les rapports d'éten^ due, de longueur, de force, ou finalement le mécanisme de formation de la portion fibreuse du muscle par rapport à sa portion charnue ? Telle est la série de questions que Je me suis proposé de Résoudre. L^obsenration anatomîque apprend que la^oction tendineuse etfibl*euse,
toutes choses égales d'ailleors, est dans chaque muselé en raison de la *
circonscription de ^s points^ d'attache. Là où ;ils-sont multij^es, éteàdus
1 • • • en surface pour le même Qiuscle, il n'y a pomt, ou presque point de por-
lion fibr-euse : la fibre charnue prédomine; &, |iu contraire, où las insertions sont réunies en uaméme*pdiiu»,8pr,une petite .surfi^cè, c'est la portion fibreuse ; en sorte que les mibdes ffii ont cette double disposition ' * sont charnus à un bout et tendineux pu ^breix à Vautre, Les*musdes qui s'insèrent à leurs deux- extrémités sur des poiitts circonsdirits se ferminent par deux tendons opposés; ceux enfin dont les insertions sont 'étendues * et multiples à leurs .deux extrémités sont presque complètement charnus. D'après ce premier fiait, j'ai été conduit à penser qifb ta différence de texture avait pour cause la différence de traction dbnt l^s'diverses portions du muscle sont le siège, dahs' les efforts de contraction physiologique. Tous les muscles exammés à ce point d» vue m'ont paru le confirmer Im-
médiatement. Ainsi, d'une part, tous les Auiséle^ terminaux des memAves, extenseurs et fléchisseurs, les muscles de ta colonne vertébrale, le diaphragme; d'autre part, les muscles la^es- du dos, de la poitrùie et de l'abdomen ne m'ont paru laj^ser aucun doute ft cet égard. Deux musde^ à cause de leur disposition spéciale, méritent une altentioh particulièfe , » le diaphragme et le droi^ antérieur de l'abdomen. €n sait que le prequer , présente à son centre, dit c^tre phrénique, *tme portion fibreuse très considérable ; de ce centre aponévrotjque partent, en rayonnant, toutes, les fibres charnues qui se rendent au piDurtour du tborax. La portion cqptrale est amsi le point sur lequel tirent, ed se contractant, toutes les fibres charnues , point fi^be, en équillbrç au miMeu d'efforts opposés ,'et dont Ja fibrosité, en nqpport avec les tractions dont elle est le siège, contraste bien avec l'état mi-fibreux, mi-charnu des msèrtions thoradques. Cellesci, en cftctj se gartagcnt sur une grande^tendne toutes les tractions con-
ceatrées sui^ te centre phréniqiie. La disposition da droit antérieur n^est pas mqfns curieuse à cet égard» On sait que ce muscle est parcouru dans àa longueur par des intersection» fibreuses transversales, qui le divisent en^iutant de ventres charnus. Une certaine distribution des rameaux ner-
^veux, édaifée par Fidée qtdjious opcnpe, rend très bien compte de cette disposition. Ghàqde ventre charnu reçoit les ramifications d*un filet nerveui partiqilier, qui. constitue sa sphère de cohtraction. Tous se contrac-
ifteUt partialement, quoique simultanément, et en vertu de leur foyer dlnervation, et à la limifSs de chacun de cqs foyers se .trouve l'intersection laponéç*otiqaê, i^présentan^ le point sur lequel chaque ventre charnu
. tire en sens\ivense.
Telle avait été mon opinion s^ Tdk'igiaf dé la portion fibreuse des mus- 'des, par la seule cÔBsidération«dft fait anatomique normal. Mais cette
p^inducâon ne suffisait pas. Pour, la convertir en vérité démontrée, il fallait multiplier les observations, les ntiiltî^er à toutecr sortes de poipts de vue» expérimenter ia c^use- présumée y enfin analyser et synthétiser. C'est ce que j'ai pu faire à fa^de de Tanatopiie de^ Iges, de Tanatomie des animaux, de rânatomie pathologique, de la physiologie pathologique,* de la pathologie proprement dile et ^iMhérapeutique.
Vanfitomlé des âges m'a monti'é que, depuis le fœtus jusqu'à l'âge
tidulte, la fibrosité des mascl€$i,1iussi bien chez les animaux que chezl'hom;
me, va sans cesse en augmentant, j)ar rapport à la constitution charnue,
c^-à-dire en raison de l'ancienneté et de l'intensité d'action de la cause.
•Vanatomie des an/maaa;.m'alburni le même résultat Entre beaucoup
' de preuves, on peut dter les suivaqtes : les muscles des poissons ont généralement pei^ de parties fibreuses, si ce n'est à leurs appendices mobiles; par exemple, la queue ^es raies offre des tendons nombreux et enli'elacés comme syox doigts de l'homme. Les oiseaux domestiques ont les pectoraux peu fibreux ; chez les oiseaux sauvages de haut vol, les mêmes musdes sont parcourus par des bandes fibreuses très fortes. Le contraire a lieu pour les ipembres inférieurs; une opposition complète it remarque sous ce rapportchez les gallinacés, et surtout les gallinacés domestiques.
Uanatame pathologique A été plus e^q^licite^ncore. J'd pu nimsoMf que, dans toutes les difformkés qui ont pour r^ultat d'écarter les points d'insertion des muscles, de*les somnettFe par^eonâéquentà des tractions exagérées, les musdes, ainsi tirés, passent^i^os ou moins à Tétat fibreta. La portion spinale du long dorsal, certains tr^uisversaires épiMtetu, ont été» * rencontrés complètement tendineux dans des excurxjftipns dorsales qui avaient eu pour effet- de lA sodmettre à des tractions cqntini^s et exagé-
rées..rai déjà cité tout à fheure lap^tit fessier, qiii,jdans lesluxatioos i^
morales, se convertit en «offie^breuseile TArticttlation. C'est eonti-e lui que l'extrémité liftée are*^oùte; c'est suf l|ii qu^ porte en^artie]^ poids
du tronc; il est donc ainsi constamment tiraillé. • ' r^ '>
La pathotogieMimàt peW^^ % plusdbellé, la plus générale et la plus concluante des preuves à cet*égard> On sait que Ma rétraction nfosculaire qui est le. Résultat ^' une affection spasmodique du muscle a pour^ e§et de le naccourcir d'une maniëre*tits..coi^idér^le; ^uelque|)is de moitié, des de|i:^ tiers. En vertu de ce.fJstccourdsseHont, 4a traction incisante et forle dbnt les.\nuscles jsont le siège les fait -passer à l'état ^breox. J'ai eu d^ occasions noiobreuses de constater cette transformation, principalement dans les st^n^p.et cteïdo-mastoïdiens, dans Ifs sacro-lombaire et long dorsal, dans les muscles dif mollet. N'avons-nous qpas là une expérience toute faite, dans» laquelle Texagératjon de M cause physiologique qui préside à la formation du tissu 'fibreux des mus- ' clés à l'état normal produit, à l'état pathofegiqift^, 'l'exagération de ses effets normaux. , *'
Enfin la îhérapeaMque m'a offert, à l'aide de la section sous-cutanée des * muscles et des tendons, le complément 'de pi'^ves, ou plutôt la contreépreuve dont J'avais besoin. Des musclas incomplètemeiA fibreux^ sonmis aux tractions du traitement mécanique, le sont devenus tout à feit Au contraire , des muscles totalement 'fibreux, et fibreux depuis des années, ont pu en recouvrant, à l'aide de la ténotomie, leur longueur nor-
maie, être ramenés en quelques mois à la constitution charnue, et recouvrer simultanément leur contractilité. J'ai constaté et fait constater ce fait un très grand nombre de fois. Est-il uneexpérieni^eàla fois plus curieuse
et plus condaante, 6t quel ordre *de faits autre que la thérapeutique aurait pu me la fournir? *
Les diverses preuTês que Je liens d*emprniiter à ranatomie, à la physiologie, à la pathologie et à la ^érapeutlque étaUissent d*unè manière évidentè,^e crôîs,'que la constitudonfibreased^oiie porti<m da musde est du& à la pif^édôminance'de traction dont elle est le siège. Mais cerésaltat a«une s^ification plns.éléyée. H fournit^Vje^ne me trompe, un fait de plus à cette doctriié : la fanethh^aii l'ûfgane,'!! est inutile de montrer que c'est avec rewrciéfe èe la fianctiofi, nvec sa prédomâsance d'action, avec' son ex^ératioq^ avec sa cessation, qu*6nt varié en plus ou en moins totite^es phases et tous les degrésyde la fibrosité des muscles. Ajoutons un dernier fait. Lotsqu'on'^exaliiitie les musdes et les tendons divi- ' ses, e*est^-dii*è la portion in1^iAédiaii*e de ilouielle formation, on s'as- ^ sure qu'elle réprend graduellement tousies caractères du musde et du Undon. Pour Tun et poupr&jlfre, le développement djB oette régénération est lié auiempfet au degré de Tex^rcice foui'tio'hnel. «Pes dissections attentives et répétées Tont mis hors de doute. Par exemple, la matière de nouvelle formsftion da tendon ju^end ftuccessiveméht la forme fibreuse, de celluleuse qu>Ue était d'a6ori; Des faisceaux fibreux se remarquent dans
les points les4)lrfs tirés, les plus tendus. A ces fibres primitives, d'autres
fibres s'ajoutent : finalemeât tout le tehdon n'est {^os qu'un faisceau de fibres longitudmales, épaissies, condensées, d'autant plus condensées et rapprochées que les Cditraetions et les tractions ont été plus fortes, plus répétées et plus longtemps Répétées. Ce n'est pas seulement sur les animaux que j'ai pu constater ce fait. Je l'ai retrouvé chez l'homme dans une série de sujets nlorts de^maladie, plus ou moins longtemps après avoir subi l'opération de la ténotomie et de la myotbmîe. Ici donc, plus que jamais, la fonction a rcrfait Porgane.
S V*. — Zi'anatomîey la physiologie, la pathologie et la thérapeutique ~ sont la multiplication et la vérification réciproques des données de la cause.
Les remarques et les faits qui précèdent prouvent l'unité et la solidarité
des quatre divisions de la science médicale. Elles se complètent et se suppléei^t, c'est-à-dire qne les faits de Pane sont les faits de Tautre, oa Jes mêmes Hiits vos sons d^autrâi. faces, grossis ou retournés. Gela résuite de leurs rapports ksplns évidens et des secours mutaels qa'Os se prêtent dans toutes les circonstances où Fun «e peut aller sansTaiitre, sous peine de marcher au hasard et de tomber dans Farbitraîte. Usas ce n'est là qu'une solidarité de *f(j)t, prouvée uniquement par le résultat, et non par la nature définie 'de sa clapsé essentielle, fin' d'autres termes, l'expérience, démontre que la réunion d^-feilï fournis par les quatre parties solidah*es de la science conduit à des résultats qtîi ne pouri^ent être produits avec rigueur et certftvde par aucune d'elfes eu parûculier. L'exemple que nous avons choisi rétâblit1)len ain^. Mais iljimporte d'al- 1er plus lofai, de descendre au fotid des choses. Gonuneot ^t pourquoi fa physiologie répète-t-eIfe*fanatomie9 Pourquoi la pathologie reproduitelle la physiologie, et la thérapeuthiue vériité-t-elle l'anatomie, la physiologie et la pathologie? Gbmment€t pourquoi les faits de JTvne contiennentils sous une autre face les faits de l'autre? car si l'on ne savait cela que par la considératfon deH analogies estérieures ou par le.résultat, on n'aurait que la généralisation^empirique d'une pratique qui i»'est pas nouvelle dans la science. En effet, ce n'est pas d'aujourd'hui* qu'bniippelle la pathologie aiL secours de la physiologie, et réMproquement Gomment et* à quel titre doit-il en être toujours ainsi? Il doit en être ainsi parce* que l'anatomie, la physiologie, la pathologie et la ihérapêutiqilfe Manifestent et vérifient une même cause; parce que tontes expriment cette cause, et chacune en particulier avec des apparences qui restent obscures quand elles sont isolées, mais dont l'ensemble et le rapprochement accroissent et éclairent la commune signification.
Ge résultat doit être envisagé à deux points de vue. Xout phénomène organique peut être considéré successivement comme traduisant la cause générale et commune dont il dépend, avec tous les phénomènes de l'opganisme; et comme phénomène spécial appartenant à la causé ou aux' causes mécaniques immédiates qui 'le produisent, et çn vertu desquelles il est spécialement ce qu'il est. Or, dans tonte recherche physiologique.
tm a toujours à'sê préoccuper de Tun et de l'antre ordre de causes. Si Ton s'en tient ocdinairement à la. considération de la cause la plus gênéraie et la plus élevée, c'est que jvsqulQ on a rarement cherché et plus rarement aperçu, eti^re cett» cau{M éloigif e et le phénomène à déterminer, la série desr^^pses prod^^es ouïnécaniques qui les lient Cependant, ce^n^es^qifà la conditioli 4^ remplir ce double but que la notion sderiliiiquèlpo^a exister réelleAiem:*' .« .^«
L'anatomie,JSi phy.siologie.et il paAilogîefcoBSîdérées dans leur plus grande g^éralité, s^nt )}es pianifestatioiis contîntes de la cause la plus élevée de Torg^iS^ L'anatony^ en «tant que réalisation matérielle ou organique, constitue ^frtout «a manifestation dans l'espace; la physiolo- «gie, en taiit4qilë rAl^atioa pHInoménale on ftmctionnidle, sa manifesta- •tioB dans le tfmps. Mais ntfusrf'ayoi^ dit plushfeuW, la fonction fait Torgane; à ce point de viie, la physiologie réalise aussi, par la succession de ^s résuftats, la maiS^sttf on de fo vie dans Fespace t^otnme dans le temps. jiElle absorbe en elle Tanatomie^ qui n'|^, en i^alité» qu^'un produitde son d6dôid)]elnent De«qnelque m^èri^ qu'on etiVisage ces deux modes de la manifestation de ta vie, organique ou fonctionnelle, anatomiqueou phybiologique, dans fespace ou dans le temps, on aiVive aiqsi à se convaincre que ce sont les mimes effets dus aux mêmes causes, toute la différence consiste ^ns la différence des points de vue où on se place; on pe^ t les séparer par la pensée, ilfois ils sont réunis et inséparables dans le fait, comme ils doiv^pt Tétre dans la considération scientifique ou étiologique. Jhsqulcr donc, U m peu} rester auicun doute sur la liaison essentielle et indispensable, sur Tunité et la solidarité écologique de Tanafbmie et*de la phyjlologie,.par rapport aux causes premières de la vie, en tant qu^expression^ succédanées de ces causes.
n en est de mépie de la patlbologié, comprenant Tânatomie et la physiologie pathologiques. Par rapport a eux-mêmes, ces, deux modes d'activité vitale répètent les différences qui existent entre Tanatomie et la physiologie normales; c'est-à-dire que ce sont des manifestations de la vie dans Tespace et dans le temçs) successives lor^'on les considère au point ae vue subjectif, et simuUJnées lorsqu'on les considère au point de
vue objectif. Gela ressort snffis^nntnent de nos dévëlop^elneii^ sur la phy-' siolo$cle pathologique, en tant que puissance organogénique parallèle à la physiologie normale. Car il est ipotile ide 1^ rappeler, la physiologie pathologique, c'est la physiologie iformalen^odifiée, entp^li^ \{ansson coilrs et ses conditions d'exécution dile§ normâesi Or si TaiUMomie et. la physiologie normales expriment de la mém^ manière TactiiAé ytalb,^dàns ce qu'elle a de plus élevé, Can^tomie^t ta ^liysiologie pathO|og^ues, <ôa la pathologie «proprement^lt^ ne iiont gfie continiier la rriCme manifestation ; dans un cas commMans l^tre, on vpirm^anilèstaneDY ^ rd|[>pmt de la cause à Teffet, et réciprequemeiû de Teffet à la 'casse. La maladie faisant Torgane malade n'est pas moins explicite dift^ sas résifltats què la' fonction nonnale'%dsant4^9rg«iie sain. >' ; . •
Ce premier point peuf^donc se r^sumcF ainsi : l'anstouîe, cwisidécée comme expression de là pitfssçmq^ orsfaniqriSla plfis tHevâi, èpt lié^à la* physiologie, cru point de vue pathologique «us^iAien* qu'au poiift de vue normal, conunerreffel est lié à Içi ciiûse; et la pathologie*est liée à-la illly-'<«
siologie dite normale, comme deux temf^, deux modes ^suce^&Aiafc
variés d'un même effet ^ontliés «nt're eur*par leurs capictèfe^ et ieur origine ; et toutes,*par Apport à la cause .de la vie^ sont des expr.éssions diversifiées,. mVis dive'^sifîées seulement de cette même cause. Nous cTonnerons plus tard quclquèsiexemples qui dissiperont ce<qu< ces i^marques abstraites pourraient avoir d'obscor. "•
La signification générale et essendelle de Ta théi^peutique par rhpport ^ l'anatomie, à la nhysiologie et à la p^ologie«<«st enclore plfts lacile à établir. Elle serttoutà la^fois à confirmer et ï^ rapport (]'identité qui existe entre la physiologie et la pathologie, et sa propre Uaisdn avec la*t)athologie. Deux mots /Suffiront à cet égard. • ' •
Lorsqu'une méditation fait «ssef un état morbide quelconque, ce ne peut être que de l'une ou de l'autre de ces deux manières : o^ bien, en aidant la puissance radicale de l'organisme à surmonter,' à éliminer la cause de la maladie; ou bien en neutralisant, en annihilant cette cause,. Dans le premier cas, elle ajoute à l'énergie de la puissance vttale, ou elle favorise la liberté de son exercice ; soft effet est donc toujours la mani-
iestation de cette puissance. Si au contraire on la considère comme neutralisjint la cause morbide, et par conséquent comme agissant directement sjir la maladie, on a une nouvelle, preuve de sa liaison avec la pliysiologie normale par nntermédiaire*de<]^athologie, et de la mise en évidence de
son identité avec la pathologie.. Le fait n'est pas moins certain dans les
deux cas. * • .
En effet» pdurqu'unemédicatipn quelconque élève la puissance vitale au degré nécessaire à réliminationdfi la cause morbide, ilfautqu^elle agisse dirçctQpient sur cette DUissaj^ce, et Pexpression de son action çst bien l'exagération de cette dernière. D'autre part, en dissipant la maladie par la neuti^alisa^jonde Iji cause, elkagit encore,.quoiqu^ndirectement, sur la puissance vitale ; car Texpres/ilon de son action, Tanéantissement de la maladie, se résout encdre en une action physiologique, dans le retour de la vie à sa manifestation normale. De quelque manii^re qu'on considère la thérapeutique, on ne peut donc j|:^voir qu'une source de^mànifestations de la cause de la
• vie, tantôt directement provoquées par elle, tantôt indirectement, consécutives à ^n intervention. Telle est au m^iBS, la 'thérapeutique rationnelle eV^uî guérit. La thérapeuliq^ie emp^*ique, et qui ne guérit pas et mêma augmente .te mal, n'a pas4me autre e3y[^i«^siq{)u. quoiqu'elle agisse ei)isens inverse. EUS déprime, je suppose, la j)u^sance yitole au lieu de réleveç gu^taux indispensable à une ];éaction salq||iK|Ç ; -mais }a manifes-
. tation de ses actes est toujours c^Ue de la cause delà vie; ena^oins^ pour
Je cas dont 'û s'agit, ^omme %n plus pour les cas favorablo^, et au rhythme normal pour )e ca§ où elle est neutre et n'agit ni en hieji ni en mal, et laisse à l'oi^anisme son libre exercice. * ., -
Mai» tous les fléveloppemens gui ijjrécèdent auraient pu être suppléé» par cette simplp considération, à savoir, que tan( que la vie existe, tout moyen propre à changer d'o^ ntaiyèr&quelconque Jes çonditions.desoi^ actioi} régulière n'a et ne pftoi a^ir d'autre résultat 1|ue de multiplier et faire varier Ih» expressions particulj^esxlé sa piUssance, quelles qu'elles- ^ient; ces desiières ne peuvent jamais qiia jouer le rôle et offrir le caraetèréde la divetiMté dans Vunlyê; c'est-à-dire- |pie. toutes les manifestatjcBs vitales projfoquéeson ddu)rs â^rhyt|ime^p)t3^ioJogique, contraires*
ou favorables à ce rhythme, sont, au même titre que ce dernier, des exr pressions de lacause géhérale qui les domine. Car le rhythme dit physiologique n'est tel qu'à cause de sa permanence en rsqpport harmonique ai^ec tout le système qui lui correspoi|d ; maii»il n'a pas d'autre privil^e comme expression particulière de la cause de la* vie. '
C'est donc toujours la même cause, latnême puissai^pe qui se montre; soit dans les manifestations réalisées (anatomiqdes), se réalisant (physiologiques), troublées (pathologiques), sollicitées an çhytjime normal (thérapeutiques). Nous avons ajouté, que la thërapeptiquQ confirme et vérifie tout à la fois les rapports précédemment établb entre l'anatomie, la phy? siologie et la pathologie. Le remède qui atténue la«. cause morbide et jqui ramène, de la sonmie deo^jtte %tténuation,Jiâ phénoivénalité momentanément troublée à son rhyt;^me normal;- celui qui résout l'organe pathologique pour lui rendre sa constitution primitive, ne mpntreptils pas jusqu'à l'évidence que; dans les deux cas, phénoménalité troublée, organisme altéré, il y a, au fond*, une n^me essenci^ d'activité, la même (jue dans la fonctionnalité r^idièrede forganisme sain, avec addition seulement d'iiQ élément ou d'une condition que lé remède a fait di§paraîtr.e ? Le remède, en enlevant l'élément q^ niasquait l'identité de la cause active dans le cas pathblogiqq/e et dans le cjus .physlologiqu|^, est donc un fait qui confirme la liaison natdr^le'existant entre eux, et vérifie cettQ liaisqn.*
La dénionstration nVst'pas moins facile pour ce qui concerne la liaison de l'anatomie, de la physiologie, de la pathologie et de la thérapeutique, au point de vue des causes organiques plus immédiates. S'il est vrai que la fonction fait l'organe, ^écisément en vertu de l'exécution fonctionnelle et par l'intervention et la mise en aç^vité des influences mécaniques ambiantes, il est de toute ^évidence que l'anatomie* et la pl)yaiologîe sont une seule et même chose; qu'elles sont non seultAient identiques par leuf produit, mais s'unissent et se confondent ^anli Topération même qui le réalise. Le même rapport existe incontestablement entre l'aritatomie et la physiologie pathologique, et "il est à peine utile d'insiste^pour le faire voir. La cause morbide qui vien^ se placer entredes causes mécaniques physiologiques et leu» produit habitdel c]»ngad'une manière quelcoflqne
es
ce dernier. £lle raugmente, le diminue, ou le modifie qualitativement; mais, de quelque manière qu^elle agisse, elle maintient, à Tétat pathologique, le rapport établi à Tétat physiologique. Il n'y a pas d'autre changement que celui qui résuite de Télément nouveau introduit dans le mécanisme de l'opération. Et alors même que ce changement serait assez considérable pour paralyser une des caus^ mécaniques normales et lui en substituer une au&r^ le rapport essentiel entre ^ patliDlogîe et la physiologfie ne chaQg|^ait pas ; il ne se perdrait pas :• iLserait autre dans un de ses moyens, voil^tout; et les c|ractèrés 4» résultat suaient en raison de
cette modification d'un de |es facte/irs. Pour le premier cas, c'est-à-dire celui où la cause normale, patbologiq|ement moiiifiée, ne serait qu'augmentée ou diminuée, il y aurait desi caractère^ exprimât cette augmentation ou cetfe diminution. Pour le second, c'est-à-di(^ i^elni qù la cause serait neutralisme ou anéantie, il y aurait de^ c^aqtères négatjfs exprimant son absence ; car la preove négative est toujours une pr^djre : l'absence d'un feit témoigne comme sa présence, ^t dans les |rois cas, le résultat, augmente, diminué, ou autre, e^rimenait donc toqjoqrsje degi-é ou le mode d'altération d'une de ses causés, e| ^r^ft ed^ rapport avec c«tte modification.
Dans les diverses circonstances (fae nous venons d^examiner, l'action thérapeutique a un jQ^actère d'unité et de CQpnumaiîté encdre plus évî- .dent. Par cela même que la modifica^^n path^i^ygique est plus appréciable à l'endroit d'une cause plus prochaine de la fouetion, l'actioi} tiiérapeij(^que.destinée à ramener cette csmse à sa con\lilîon normale est bien plus facile à saisir. .II .existe et il exister^ touJou||9 quelque obscurité sur le sens de Faction thérapeatlf aeà T^rd de lap^^iisapc^ productive de la vie; mais le véritable caraétère de cette action ne pourra pas être méconnu, quand a s*agira dei^. içuse priicbaine qu'elle est destinée à remettre en possesnon de» sa Ubçp^et entière activité.' Je suppose, oui e pense bien, qj^e cette cause est connue à l'état physiologique. Voyons, par exemple, ce qui s^p^se dans le casquej'ai citC relatif à la formation du tissu fibreux du système musculaire. ' '
n demeure établi, je pense, que l'élément fibreux résulte des tractions
auxquelles cer tains j)oints du musdt sontexçeptioolieliemeot soumis. VoîJà la cause prochaine physiologique. Le phénoinëne de la rétraction met en jeu la tension d'où résulte Jafibrosité ; déjà Ton voit le fait anatomi^ue (texture fibreuse), et le phéi^pmène physiologique qui le réalise (contraction, traction) se confondre; et de la répétitfon de Tun dans le temps s'établit Tautre dans Tespace. Puis jient la rétractionjqui produit là tension permanente (pbyM^ogfe ^^tfatologiq^), celle-ci IgL transformation fibreuse (anatomie pathologfiqua). Rien de plus clair, de pl|is réeL de plus incontestable dans ce cas que la liaisop et la»subordinatiotf de Tanatolnie à la physiologie dVtne pa^t;. d'autre part, ^ Tanatomie pathologioue à la physiologie pathologique; et ^(^pl^ment rien de mieux établi que la liaison essentielle ;de toutes ces parties entre elles, par Tidentité de la cause mé«aniqu^ pcési^Jant à leurs opérations. Ajoutons^ pour compléter la démonstration, guela ténotcmiie sanctionne et vérifie ce ^stème de liaison/tlglogique commune ^ux quatre ordres d'ppéra^ons; la section du tendon, en rendant au muscle la longueur voulue, lui restitue aussi la t^n^ure musculaine qu'il avait perdue au profit de la texture teadineuscr corr^ative à rexag^at|oj9 de iq. traction. Cette variation de l'effet avec la variation de la cause, cette restitution de l'effet avec la restitution de sa cause, peuvent-elles laisser le moindre doute sur la réalité du rapport qui les 11^ ? £;i wmi ainsi la fibrosité du muscle suivre toutes les modalités spontanées.et provEM{uées de la traction physiologique, pa^, thologî^ue«et th^^peutique; enfin, en voyant la ténotomie faire passer, comme au gré de l'opérateur, le muscle de l'état Hbreux à l'état charnu, il n'est plus permis de méconns^e à. la thérapeutique ce caractère de haute vérification jlejajcause mise en œuvce^et en expérience par la physiologie normale et pathologique ; et finalement, la faculté de ramener, par l'action rel|uirnée de la méni^ cause^ la fibre charnue à sa constitution primitive et normal^. ' .
Nous pourrions^ pour rendre la. démonstration plus claire en ce qui concerne l'unité et (a^ solidarité dés quatre parties ^e la science, au pomt de vue de la puissance vitale, en tant que manifestations variées de cette cause, rapporter qnelqdes exemples analogues à celui que nous venops
de citer au point de vue des causes immédiates des phénomènes organiques; mais nolis n*ajouterions rien en réalité à la valeur de nos motife. Il nous suffira de les répéter en résumant la discnssioii qui précède. Or, ce que nous avons voulu démontrer dans ce chapitre, c'est que Tunité et la solidarité dé Taiiatomie, de 1^ physiologie, de^la pathologie et de la thérapeutique, établie en fait et par«l*eipérience, établie ipérae par Fanalogie des rapports ext^g^urs,. Test encore et squrtput par une identité de signification esseitielle de ces quatre paj^es de la science ; lesquelles considérées comme expres8i<^s ou manifestatiojis succédanées, mais diversifiées, deia cause, sont autant de tff^es ou données qu'il importe de multiplier* de rapprocher, de combiner, dans la vue^de faciliter la déterminatioi^ de cette dernière.
Après tous ces faits et toutes ofBis considérations, me sera-t-il permjs de reprendre la proposition générale énoncée an commencement de ce travail ? La pratique est le complément indispeQsahfe de toute recherche sdcyitififique. GeUedelamédedne est une source féconde d'observations physiologiques; c'est un contrôle indispensable de l'expérimentation facultative. Un homme dontlamémoire est chère à tous» Savart, merép^tait^uyent ;« L'expérience des ateliers est presque toujours plus avancée que fa science des Académies. » Il est digne de notre époque de fair^, entrer la science dans l'atelier, et l'atelier dans la science ;^d'agrandir le champ de fa i;echerche, d'accroître les méthodes scientifiques de tous les moyens d'étendre et de multiplier l'observation. Et qiipnt | la physiologie en particulier qu'il nous soit permis d'espérer que nul ne sera réputé désormais faire œuvre de science complète et rigoureuse» s'il/ie demande des preuves tout à la fois à l'anatomie, à la physiologie expérimentale et pathologique , h la pathologie et à la thérapeutique.