‹ Essai de physiologie synthétiqueChapitre 48 sur 71 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

« sition anatomique dès parties, reçoivent une confirmation « satisfaisante dans le domaine de la physiologie expérimen- « taie.

« Nous avons en effet vu jusqu’ici que le cervelet était un « appareil générateur d’un influx nerveux sui generis ; que « cet influx, accumulé d’une façon continue, se disséminait « vers les régions motrices de l’axe spinal sous forme d’un « courant constant, à l’aide de fibres cérébelleuses efférentes ; « qu’il était réparti en proportion égale à l’état physiologi- « que dans chaque côté du corps ; que l’harmonie des actes « moteurs dérivait de sa juste équilibration dans chaque « côté ; qu'enfin il suffisait d’interrompre son cours dans un « côté du corps pour voir apparaître, d’une manière subite, « soit des mouvements de manège, soit des mouvements de « rotation sur l’axe, phénomènes similaires dont la cause uni- « que ne doit être rapportée qu’à une inégalité d’action entre « les deux forces bilatérales qui se répartissent dans les ré- « gions motrices de l’axe spinal, et à une prépondérance « exagérée de l’une d’elles.

(Luys, Système nerveux, p. 422).

Notons bien que s’il venait à être prouvé que le cervelet ne rempbt pas cette fonction, l’idée de la circulation de renouvellement du fluide nerveux n’en pourrait subir aucune atteinte. C’est, en effet, le propre des systèmes sérieusement synthétiques que l’erreur dans un point de détail ne saurait en rien nuire à leur ensemble ; tandis que tout système analytique peut être renversé de fond en comble s'il vient à être démontré qu’un seul fait est en contradiction flagrante avec tous ceux qui ont servi à établir ce système.

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