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LES ORGANES GÉNITAUX

Il est très simple de montrer que le gros intestin est l’organe d’excrétion du ventre ; il est facile de montrer que les reins constituent bien le système excrétoire de la circulation sanguine ; mais nous gageons qu’on va nous accuser d’ètre un rêveur émérite si nous attribuons aux organes qui nous restent à décrire, les organes génitaux, la fonction d’excréter à temps utile l’excédent de force nerveuse condensée dans les ganglions.

Les travaux des embryologistes contemporains sont venus montrer que le rapport homologique entre les organes génitaux mâles et les organes génitaux femelles était complet et qu’il n’y a pas lieu de faire entre eux la moindre distinction, si on les considère d’une façon générale.

Le schéma ci-contre (p. 102), que nous prions le lecteur de considérer avec attention, montrent les rapports qui existent entre les testicules (pris comme exemple) et le grand sympathique. Nous considérons ces organes comme de véritables Reins nerveux et nous les croyons chargés d’excréter, quand il le faut, l’excédent de force nerveuse. Cette-excrétion est accompagnée d’une vibration toute particulière des centres nerveux inconscients et conscients, vibration qui cause un plaisir spécial reproduit du reste avec plus ou moins d’intensité chaque fois qu’une dispersion de fluide nerveux se

LE. CENTRE GÉNÉRAL d’eXCRÉTION

produit (gaieté, enthousiasme, amour, etc.), ains que l’a fort bien remarqué Louis Lucas

Puisque nous paraissons faire des hypothèses, pourquoi nous arrêter en chemin ? Pourquoi ne pas confier au lecteur une idée que nous poursuivons depuis longtemps ?

Nous considérons les testicules comme des ganglions du grand sympathique spécialement modifiés. Ces ganglions se développent le long delà colonne vertébrale, tout comme les autres ganglions de ce système nerveux ; puis cheminent à travers l'abdomen pour gagner leur place définitive. Les spermatozoaires seraient alors, de véritables cellules nerveuses de la vie organique ; mais des cellules nerveuses à mouvement autonome. Cela expliquerait entre autres choses la mémoire des instincts et des maladies paternelles transmis par les éléments mâles de la fécondation, qui n’auraient plus alors d’autres propriétés que celles des cellules nerveuses en général. — Un travail spécial serait nécessaire sur cette question pour confirmer ou pour infirmer cette hypothèse ; nous l’entreprendrons peut-être un jour. Rappelions seulement que les spermatozoaires sont peut-être les seuls organes de l’économie qui subissent, de la part de l’acide azotique, la même action que les cellules nerveuses.

En terminant, signalons l’existence pour le système génital d’une circulation qui suit la loi de toutes les circulations possibles ; nous trouvons en effet :

Un producteur. — Testicules (ou Ovaires).

Un conducteur du producteur au condensateur. — Cordon (ou Trompes de Fallope).

' L. Lucas. — Médecine nouvelle.

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