‹ Essai de Prophylaxie des Affections ContagieusesChapitre 12 sur 21 · EN APR · texte numérisé non relu

EN APR

__ du jour ou de la nuit, de pratiquer le tubage ou la tra-

chéotomie rendus nécessaires. Aussi, dès que le diagnostc est porté, le D' Bresset fait-il conduire séance tenante l'enfant diphtérique à l'hôpital, d’où il ne sortira que lorsqu'il sera guéri et considéré comme non conta-

gieux.

On admet que la contagiosité de la diphtérie dure autant que la période d'état et s'exerce — directement ou indirectement — par l'intermédiaire de débris de

fausses membrances expectorés.

Cependant, d’après Bard (1), la contagiosité s’exercerait même dès la période de début. Il est démontré que dans quelques cas le bacille de la diphtérie peut persister avec sa virulence chez des sujets convalescents ; dans certains cas exceptionnels cette persistance peut être de plusieurs mois (Sevestre et Mery).

Le bacille de Loœæffler peut exister dans la gorge de sujets sains, n'ayant pas la diphlérie, mais le fait doit être considéré comme exceptionnel ; mème lorsqu'on examine la gorge ou le nez des personnes qui vivent en contact avec les diphtériques, les résultats positifs sont rares.

Ce sont là les conclusions des recherches de Bourcart, faites dans le laboratoire de M. Marfan (2). Celui-ci ajoute, dans son beau livre sur la diphtérie (3) : « il est « probable que dans les cas d'apparence sporadique, la « contagion provient le plus souvent d’un sujet atteint

(4) Bar. De la propagation et de la prophylaxie des épidémies de diphtérie. Lyon méd., 1899.

(2) Revue mensuelle des maladies de l'enfance, septembre 1903.

(3) Leçons cliniqués sur la diphlérie, Paris, 1905. Masson et C'°.

Th

Page 1