LYON ET
« de diphtérie méconnue, surtout d’une diphtérie nasale, « ou bien d'un sujet convalescent de diphtérie. »
Ces données doivent-elles entraîner des conséquences pour la prophylaxie de la diphtérie ? « En fait, dit « M. Marfan, on ne devrait faire cesser l'isolement « du malade que lorsque l'examen bactériologique du « mucus pharyngé et du mucus nasal a montré l'absence
« du bacille de la diphtérie et nous conseillons d'agir
« ainsi toutes les fois que cet examen est. possible: » (1)
Les prescriptions sanilaires allemandes exigeraient même trois examens successifs (2) et de leur côté, MM: Netter et Bourges réclamaient 1l y a quelques années « l'examen systémalique de la gorge des éco- « liers » (3). :
Nous n'avons observé aucun cas de contagion dans la salle d'attente du Dispensaire, mais nous devons reconnaître que dans les trois quarts des cas la sélection s’est faite dès l’arrivée, et qu'il n’y eut aucun contact possible entre le malade atteint de aiphtérie- et les, autres consultants.
Est-il besoin de dire que nous avons veillé à ce que tous les frères et sœurs des enfants atteints subissent une injection préventive de sérum antidiphtérique.
1) ManraAn.-Loc. cil. p. 271.
(2) Maxrueër. Deutsche Militar-Aeztliche Zeitschsrift, 900, H.5. — La persis-
tance analogue de bacilles d'Eberth dans les excrêta de sujets eliniquement guéris de fièvre typhoïde a été l'occasion en Allemagne de mesures prophylactiques rigoureuses, De l’aveu de Braun, la morbidité et la mortalité typhiques n'ont pas été modifiées de 1901 à 1904 dans le district de Trèves où l'on
a commencé cette campagne hygiénique (Arbeit aus der Kaiser-Gesund-
heitsamte. Berlin, 1906, rapporté par Debré in Presse médicale, 1908. (3) Société de Médecine publique et de Génie sanitaire, 2% avril 1902.
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