‹ Essai de Prophylaxie des Affections ContagieusesChapitre 4 sur 21 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

« L'enfance (1) est la période la plus favorable à la transmissibilité des maladies. La rougeole, la coqueluche, les oreillons, la diphtérie, la scarlatine, etc., sévissent sur la seconde enfance avec une intensité exceplionnelle. La nouveauté du terrain non encore vacciné et aussi sa qualité, sont les causes de cette prédilection des maladies contagieuses pour les enfants :

à ce point, qu’on peut êlre à peu près certain, que P Ù Ï , q

(oute réunion d'enfants un peu nombreuse sera suivie, dans le temps réglementaire, de l'éclosion de l’une quelconque ou de plusieurs de ces maladies. IT est rare, en effet, que l’un de ces enfants ne commence une rougeole ou n’achève une coqueluche, pour ne parler que de ces deux maladies. Par ignorance ou par imprudence, on les mêle aux enfants sans, cela suffit, le contact fut-1il court ou indirect ».

Les consultations des Hôpitaux d’enfants, les Dispen-

saires, les Consultations de nourrissons, les Gouttes de

lait n'échappent pas plus que toute autre réunion d'en-

fants à la loi commune. Il est aussi puéril d’y mier la possibilité de contagion que de vouloir profiter de cet

(1) Grancer. Préface du Traité des maladies de l'Enfance, p. VI ({* édit.),

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inconvénient manifeste pour jeter l’anathème sur des Œuvres de bienfaisance, qui rendent aux enfants de la classe ouvrière d’incontestables services.

Il est, croyons-nous, préférable de rechercher par quels moyens nous pouvons, sinon supprimer, du moins éviter, dans la mesure du possible, la contagion dans les salles d'attente, c'est ce qui nous a décidé à écrire sur ce sujet notre thèse inaugurale.

En ce qui concerne les salles d'attente des Hôpitaux

d'enfants, la question a été discutée en 1889 à la Société médicale des Hôpitaux, qui, à l'unanimité, émit entr°autres vœux celui de déléguer un interne pour faire un « triage » des malades à leur arrivée ; et 1l est de-toute justice de reconnaître que celle importante réforme fut presqu'immédiatement réalisée par l’Assistance publique. Les (ÆEuvres de Bienfaisance privée qui ne possèdent pas un personnel médical numériquement suffisant pour assurer d'une façon aussi rigoureuse la sélection des malades dès leur entrée, sont ‘obligés d'avoir recours à leur personnel secondaire pour assurer tant bien que mal ce service de sélection.

. Cette importante question à fait depuis 1889 l’objet de plusieurs discussions, tant à la Société Obstétricale de France, en 1902 (1) qu'à l'Académie de Médecine en 1907 (2), elle reste donc d'actualité.

Pendant les quelques mois que nous avons passés au Dispensaire de la Caisse des Ecoles du vi arrondissement, nous nous sommes rendus compte des moyens

(4) Sociélé Obstélricale de France, 1902, p. 370. (2)Bulletin de l'Académie de médecine, 1907, p. 60 et 99,

EN Per

prophylactiques mis en œuvre par le D' Bresset pour éviter la diffusion des maladies contagieuses à ses consultatons, et nous avons pu en apprécier leflicacité.

Nous avons pensé faire œuvre utile en étudiant ici, dans tous ses détails, cette intéressante question de la contaglon.

Après avoir fait, dans une première partie, en quelque sorte l'historique de la question, nous exposerons ensuite en détail l’ensemble des moyens prophylactiques en usage dans cet établissement et qui permettent d'éviter, dans la mesure du possible, la diffusion des maladies contagieuses.

Nous étudierons dans un dernier chapitre les différentes affections conlagieuses qui se sont présentées au Dispensaire de la Caisse des Ecoles du vi. arrondissement, depuis le 1° janvier 1900 jusqu’au 1° juillet 1908, rappelant, à propos de chacune d’elles, les données classiques sur l’époque et le mode de contagion, données auxquelles, d’ailleurs, nous n'ajoulerons rien de personnel.

Nous terminerons par la description et un rapide exposé du fonctionnement du Dispensaure.

À À 112 RETIRE TABLEAU des décès de tout ser par Variole, Rougeole, Scarlatine, Coqueluche, Diphtérie à Paris de 1903 à 1907 (1). * : É

46 ANNÉES Variole | Rougeole | Scarlatine|Coqueluche| Diphtérie

Ne:

De 7

54 Tortue. 0 284

me: |

| wi Moyenne annuelle 56

Ce tableau nous montre que, pendant ces cinq dernières années, la Variole, la Rougeole, la Scarlatine, la Coqueluche et la Diphtérie ont causé à Paris 6,407 décès (moyenne annuelle 1280). Et cependant toutes ces mala-

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4 dies sont des maladies évitables.

a | ra \ (4) D'après les Annuares slalistiques de la ville de Paris.

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