‹ Essai de propositions et d'observations pharmaceutiquesChapitre 10 sur 11 · HISTOIRE NATURELLE · texte numérisé non relu

HISTOIRE NATURELLE

XLV. Scille fraîche. —La scille fraîcbe constitue un médicament énergique. C’est un puissant rubéfiant. Sèche, et en poudre un peu ancienne, elle doit être mise au nombre des drogues sur, lesquelles il n’est pas toujours permis de compter. Il serait à désirer que des essais thérapeutiques fussent tentés avec de la teinture ( alcoolature ) faite avec des bulbes récents. J’ai tout lieu de croire qu’ils seraient satisfais<ants.

XLVI. Quinquina ( récolte ). — Les pharmacographes ne cessent d’attirer l’attention des botanistes voyageurs sur la nécessité d’éclaircir par l’observation directe l’histoire et la synonymie des quinquinas du commerce. Je suis loin de blâmer les auteurs sur ce point; cependant il me semble qu’il serait au moins aussi important de faire des essais pour déterminer l’âge auquel chaque espèce d’écorce renferme le maximum d’alcalis fébrifuges. J’ai vu

des écorces de kina kalysaya qui ne donnaient guère plus de la moitié de la quinine quelles donnent habituellement ; cependant ces écorces étaient belles, mais elles avaient évidemment appartjsnu à des arbres trop avancés en âge, ainsi que l’indiquaient leur grande dimension et leur forme plane. Rien ne répugne à penser qu’avec l’âge les alcalis végétaux diminuent, comme nous voyons, par exemple, le tannin dans l’écorce de chêne diminuer avec l’âge , au ])oint de faire rejeter ces écorces dans l’art du tanneur. L’analyse des trois alcaloïdes du quinquina de M. Pelletier est loin de contredire cette assertion.

XLVII. Jpècacuanha annelé des auteurs. — « Racine » longue de trois à quatre pouces, tortue et recourbée en » diliérents sens, ordinairement de la grosseur d’une » petite i)lume à écrire, et s’amincissant d’une manière » remarquable vers son extrémité supérieure. » ( Guibourt. )

* Racine ridée, longue de 3-4 pouces, contournée en » sens divers, étranglée çà et là, et formant des anneaux « appliqués contre un axe ligneux continu; elle est amincie » vers son extrémité inférieure. » (Fée.)

Est-elle amincie supérieurement ou inférieurement ? C’est une question que tout lecteur attentif me paraît devoir se faire, à moins de conclure du parallèle de ces deux descriptions, que cette racine est amincie des deux extrémités.

Elle l’est en effet, mais l’amincissement de la partie supérieure mérite seul d’être noté, car quelle racine n’est pas amincie vers son extrémité inférieure ?

XLVIIl. Gomme arabique. —C’est une erreur de croire que les dissolutions de gomme faites à chaud peuvent avoir un efl’et thérapeutique contre-indiqué, à cause de la petite quantité d’acide que la chaleur y a développé.

Je me suis assuré par lexpérience que presque toutes les dissolutions de gomme^ même celles faites à froid, sont acides au papier réactif; mais, dans les deux circonstances, la quantité d’acide est si faible, que je crois pouvoir affirmer que cette insignifiante acidité ne saurait réellement modifier les propriétés médicales de la gomme.

XLXIX. Cire (sophistication). —Une singulière altération, que quelques marchands font éprouvera la cire, est la suivante ; ils l’agitent après fusion, avec de l’eau et quand le mélange est le plus intime possible, ils la coulent dans des moules. Ainsi préparée^ elle peut contenir plus d’une once d’eau par livre de cire.

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