XIV. Beurre de cacao (conservation). — «MM. Henry
* et Guibourt conseillent de le recevoir dans des fioles à
* médecine où il se congèle. Il est ainsi garanti du contact » de l’air, et il se conserve longtemps sans altération. Ce » conseil est bon à suivre. » ( Soubeiran. )
« L’huile de caoco se distingue par sa stabilité ; on en » a conservé pendant dix-sept ans sans qu’elle soit devenue » rance. » (Berzélius. )
Si l’asSertion de Berzélius était exacte, la précaution recommandée par les auteurs de la pharmacopée raisonnée perdrait, au moins, de son importance.
XV. Onguent de styrax. — « Cet onguent se dessèche » et se résinifie à sa surface par le contact prolongé de » l’air. Cet ellét est dû à la volatilisation de l’huile de la » résine élémi et du styrax, ét ù l’oxygénation de l’huile » de noix qui est très-siccative. » ( Henry et Guibourt. )
«11 se fait à la surface de l’onguent de styrax une esr » pèce de croûte qui est due à l’épaississement de l’huile » de noix dans les couches superficielles, à raison delà » propriété siccative de cette huile. » (Soubeiran.)
Il est vraiment surprenant qu’il ne soit jamais venu à l’idée d’aucun pharmacologiste de parer à cet inconvé-
nientj en remplaçant l’huile de noix par de l’huile d’olive, Cette légère substitution évite l’inconvénient précité, et ne change certainement pas les propriétés du médicament.
XVI. Eaux gazeuses artificielles. —« MM. Boissenot » et Dupré pensent que les eaux préparées par l’appa- » reil de Genève retiennent avec plus de ténacité le » gaz carbonique, ce qu’ils attribuent au contact plus » prolongé de l’eau et dugaZi » (Soubeiran.)
Il n’est pas vrai que les eaux préparées par l'appareil de Genève retiennent mieux le gaz acide .carbonique; ce qui a donné crédit à cette erreur, c’est qu’il est constant que les eaux convenablement préparées avec l'appareil de Bramah contiennent en général plus de gaz que les autres, ce qui fait que lorsqu’on vient à les déboucher elles en laissent échapper davantage, leur tension étant plus grande.
En supposant, au reste, ce qui n’est certainement pas, que les eaux de l’appnrml diacontmu retiennent le gaz avec plus de ténacité que celles provenant de l’appareil continu; l’explication relatée plus haut serait fausse, attendu que vingt-quatre heures après leur préparation les eaux de l’appareil anglais sont dans les mêmes conditions que celles de l’appareil de Genève au moment de l’em&outeillage., c’est-à-dire que le gaz a eu le temps de se combiner avec l’eau, si tant est qu’il y ait combinaison, ce qui ne me paraît pas probable.