‹ Essai de reconstitution de l'Édit perpétuel;Chapitre 1 sur 85 · PRÉFACE DE L'ÉDITION FRANÇAISE · texte numérisé non relu

PRÉFACE DE L'ÉDITION FRANÇAISE

On a prié Tàuteur d'écrire pour l'édition française de l'Ediclum perpetuum quelques mots d'introduction; je saisis volontiers cette occasion pour remercier sincèrement mon collègue M. Frédéric Peltier du dévouement avec lequel il s'est consacré à la tâche pénible de traducteur et pour expliquer la relation qui existe entre le texte de la traduction et celui de l'ouvrage allemand. Le présent livre est loin d'être une simple traduction du texte publié en 1883. De très nombreux paragraphes ont été l'objet d'additions ou ont subi des modifications grandes ou petites; plusieurs ont été entièrement refondus. Je serais volontiers allé encore plus loin : j'aurais désiré baser le nouveau texte sur une étude nouvelle de toutes les sources et utiliser en même temps d'une façon critique l'ensemble de la littérature récente. Gela m'a été malheureusement impossible. J'aurais dû entreprendre ce travail au moment où les efforts de presque tous les romanistes allemands et les miens propres étaient dirigés vers l'exploration du champ immense ouvert par la promulgation du nouveau Gode civil; bien que je n'aie pas abandonné l'étude du passé, on comprendra que je n'aie pas pu me livrer à des recherches historiques aussi étendues, alors que je devais me consacrer surtout à l'étude du droit

VIII PRÉFACK DK L ÉDITION FRANÇAISE.

le plus récent. Je me suis donc borné à mellre en ceuvre les nombreuses noies réunies par moi au cours des années. Qu'il me soit permis d'ajouter qu'en ce qui touche le premier volume, mon travail était déjà presque entièrement terminé en 1897. Des circonstances fâcheus<»s dont personne n'esl responsable ont empêché jusqu'à maintenant Tachèvement dv la traduction et de l'impression. J'ai bien pu faire, pendant la correction, quelques petits amendements; mais je ne pouvais pas songer à modifier indéfiniment la traduction en tenant compte des recherches nouvelles, si importantes qu'elles pussent me sembler. On ne conclura donc pas du silence que je garde sur plusieurs auteurs que j'ai ignoré leurs opinions ou que je ne les ai pas jugées dignes d'examen. Peul- (>tre me dira-t-on que, dans ces circonstances, j'aurais mieux fait de m'en tenir complètement à l'ancienne rédaction; mais on comprendra qu'il ne m'était pas possible de lancer dans le monde, sous un nouveau costume, une œuvre dans laquelle se trouvent beaucoup de choses en opposition avec mes idées |

actuelles.

Le texte allemand qui doit faire la matière du second volume de la traduction est également arrêté depuis plusieurs années déjà; il y a lieu d'espérer que ce second volume paraîtra dans un avenir rapproché.

Puisse la bienveillance avec laquelle on a accueilli jadis mon travail être acquise également à cette nouvelle édition.

Strasbourg, mars 1901.

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