RIT
QUI EX HIS OMNIRUS QUI SUPRA SCRIPTI SUNT, IN INTEGRUM RESTITUTUS NON ERIT ** :
PRO ALIO NE postulent", PRAETERQUAM PRO PARENTE, PA-» TRONO PATRONA, LIRERIS PARENTIRUSQUE PATRONI PATRONAE, LIRERISUE SUIS, FRATRE SORORE *% UXORE , SOCERO SOCRU, GENERO NURU, UlTRICO NOUERCA, PRIUI6N0 PRIUI6NA, PUPILLO PUPILLA, FURIOSO FURIOSA*', CUl EORUM A PARENTE AUT DE BLAIORIS PARTIS TUTORUM*' SENTENTIA AUT AR EO, CUIUS DE EA RE lURISDICTIO FUIT, EA TUTELA CURATIOUE DATA ERIT.
C'est là tout ce que les compilateurs nous ont transmis du catalogue, sans doute fortement tronqué par eux, des personnes incapables de postuler.
*Ulp. 6fp. 8 eod.
« Ulp. 6 fp. 11 pr. eod., Paul. 5fr.9 eod.
• Ulp. 6 fr. il § 1 — 3 eod.
^ Qui ? sed potins « guis » del, (Mommsen).
» Ulp. 6 fr.ll§ 4 eod., Paul. 5 fr.l2 eod.
« Ulp. 6 fr. 11 § 4, fr. 13 pr.
eod.
^ Ulp. 6 fr. 13 § 1 eod.
» Paul. 5 fr. 13 de spons. (23. 1), fr. 109 de R. J. (50. 17).
» Ulp. 6fr. 13 §1 cit.
«0 Ulp. 6 fr. 13 § 3 eod., c. 2 de incest. (5. 5).
" Ulp. 6fr. 13 §2 eod.
« Ulp. 6 fr. 18 de spons. (23. 1).
*» Ulp. 6 fr. 13 § 4 de his qui not.
«* Ulp. 6 fr. 1 §9. 10 de postul. (3.
iB Â cela et à ce qui suit se rapportent : Ulp. 6 fr. 1 § 11, fr. 3, 6 de poBtul. (3. 1), Paul. 5 fr. 4 eod., Gai.
1 fr. 2 eod.
»6 Aul.-Gell.N.A. XIH, 10.
" RuDORFP (E. P., p. 43), se basant sur Gai. 1 fr. 2 h. t., insère ici l«>s mots (( fatuo fatua » ; mais ces mots ne figuraient point dans l'édit; cela résulte, d'une part, de ce qu'ils ne figurent pas dans Ulpien et d'autre part de ce que Gains motive spécialement leur insertion : cum istis quoque personis curator detur. Conf. Ulp. 6 fr. 3 § 3 h. t.
is Dans l'édition allemande j'avais remplacé le mot « tutorum » qui se litauDigtiste par le mot» tribunorum ».
Mais il n'est pas question ici du tuteur Âtilien. Voy. Naber Mnemosy ne N. S. 17, p. 388, D. fr. 3 § 5 iudic. sol.
(46. 7), fr. 3 § 7 de adm. et per. tut.
Tout d*abord, il résulte du rapprochement de la liste des personnes infâmes contenue dans la loi Julia municipalis (lin. 110 et ss.) et de divers fragments épars des commentaires sur notre éditque les cas suivants d'infamie Gguraient aussi dans Tédit : qui sponsoribus creditoribusue* suis renuntiauit renuntiauerit, se soldum' soluere non posse aut cum eis pactus est erit se soldum soluere non posse,... cuiusue bona ex edicto' eius qui iure dicundo praefuit praefuerit, praeterquam si cuius cum pupillus esset reiue publicae causa abesset* neque dolo malo fecit fecerit quo magis rei publicae causa abesset'', posscssa proscriptaue sunt erunt. De plus, l'édit devait, sans doute, reproduire les deux clauses de la loi Julia relatives aux gladiateurs et aux lanistae, bien que, par suite de la disparition des jeux de gladiateurs, il ne s'en trouve plus trace au Digeste :
qui depugnandi causa auctoratus est erit fuit fuerit (1. Julia
lin. 112 sq.)... quilanistaturam fecit fecerit... (1. Julia lin.
Il est certain que ces deux métiers ont continuellement été
considérés comme déshonorants et ils ne tombent sous le coup
d'aucune des clauses de Tédit qui nous ont été conservées*. On
peut seulement se demander, si les lanistae et les gladiateurs
n'étaient pas déjà visés dans la seconde partie de notre titre, à
côté des bestiarii, à la vérité bien plus méprisés qu'eux.
En outre, les compilateurs ont rayé de la liste des iudicia famosa l'action de fiducie \ La clause pro quodatum depensum est erit (lex Jul. munie, lin. 115), avait aussi tous les titres pour
1 Ulp. 6 fp. 10, 12 pr. de V. S. (50.
16), Gai. 1 fr. 11 eod.
« Ulp. 6 fr. 12 § 1 de V. 3 (50. 16), Callislr. 1 fr. 85 de solution. (46. 3).
S Ulp. 6 fr. 2 de re iudic. (42. 1).
» Ulp. 6 fr. 1 de re milit. (49. 16).
B Le préteur devait, de plus, admettre ici une exception en faveur du débiteur « qui ex lege Julia bonis cesserit », const. 11 ex quib. caus. inf. (2.
* Ils ne tombaient notamment pas sous le coup de la clause « qui artis ludicrae causa in scaenam prodierit k.
Pbrnice, Z^66o I. p. 245 n. 21 prétend le contraire, parce que, d'après le fr.
2 § 5 de his qui not. (3. 2), ceux « qui quaestus causa in certamina descendunt 4 étaient atteints par elle. Seulement, par ces certamina, il ne faut pas comprendre les combats de gladiateurs, mais bien les luttes d'athlètes salariés, de coureurs, etc. qu'on oppose ici (fr. 4 pr. eod.) aux athlètes uirtutis gratia. Ce n'est pas le fait de se montrer en public qui déshonore le gladiateur, mais déjà auparavant Tauctoramentum lui-même; le lanista n'exerce point une ars ludicra (quant au gladiateur, je ne veux pas me prononcer sur ce point).
7 Gai. IV 182, 1. Jul. munie, lin. 111, Cic. pro Caec. c. 3 § 7.
être accueillie dans Tédit. En est-il de même de la clause de la lex Julia lin. IH sq.
qui lege Plaetoria ob eannue rem,quod aduersus eam legem
fecit fecérit, condemnaUis est erit, relative à ceux qui ont été condamnés pour avoir trompé des mineurs *? Cette question est subordonnée, à celle-ci : le « iudicium publicum rei priuatae lege Plaetoria d dont parle Cicéron* existait-il encore au temps d'Hadrien?
En terminant, on doit repousser la tentative de Rudorff' qui prétend compléter les clauses relatives à la violation du deuil par Tédit. conservé dans les Fragments du Vatican § 320. Kar- LOWA* a démontré de façon décisive que le catalogue de personnes infâmes donné fragmentairement par ce dernier texte n*esl pas du tout identique à celui qui nous occupe ici, qu'il appartient à un tout autre titre de Tédit, au titre de cognitoribus et procuratoribus et que de graves raisons, externes et internes*, s'opposent à ce qu'on complète notre édit à l'aide de celui-là, comme le veut Rudorff.
Tit. VII.
§ 17-24. DE UADIMONIIS.
Ulp. 7% Paul. 6'. 7% Gai. 2», Jul.2«%Callistr. 1".
• En ce sens Rudorff, Zschr. f, R, O IV, p. 50.
8 De nat. deor. III 30 § 74.
' Zschr. (, R. G. IV p. 53 et ss.
* Zschr. f. R, G. IX p. 220 et ss.
B A ces raisons, on peut encore ajouter que Tobligalion de deuil pour les parents et pour les enfants dont il est question au frag. Vat. § 320 n*est point étudiée par Ulpien au livre 6, mais au livre 8, c'est-à-dire relativement à redit de cognitoribus : voy. Ulp. 8 fr. 23 dehis qui not. (3. 2).
6 Fr. 1, 3 si ex nox. causa (2. 9), fr.
i de eo per quem fact. erit (2. 10), fr. 5, 7 de procur. (3. 3), fr. 7 de iudic. (5.
1), fr. 11 de noxal. act. (9. 4), fr. 25 ad 1. Corn. (48. 10), fr. 13 de V. S.
(50. 16). A cette matière se rapporte, de plus, le fr. 69 de V. O. (45. 1) qui portait originairement dans la Floren-
tine rinscription exacte Ulp. 7 et qui a reçu du correcteur Tinscription fausse Ulp. 6. Au contraire, le fr. 44 loc. (19. 2) qui porte à tort l'inscription Ulp. 7 au lieu de Ulp. 17 n'appartient pas à notre titre.
7 Fr. 16 qui sat. cog. (2. 8), fr. 2 si ex pox.caus. (2.9), fr. 2deeoper quem (2. 10), fr. 6 de proc. (3. 3), fr. 6 de R. V. (6. 1), fr.l2 de noxal. act. (9. 4), fr. 15 de iureiur.(12. 2), fr. 17 deauc^ tor. (26. 8), fr. 110 de R. J. (50. 17).
• Fr. 5 de i. i. r. (4. 1), fr. 9 ad. I.
Jul. de ui publ. (48. 6), fr. 14 de V.
» Fr. 8 de iudic. (5. 1), fr. 1 de noxal.
act. (9. 4). fr. 111 de R. J. (50. 17).
>o Fr. 3 de eo per quem (2. 10), fr.
200 de V. S. (50. 16).
it Fr. 6 de incend. (47. 9).
TiT. VII. — §§ 17-24.
L'ordre suivi dans ce litre, fort maltraité par les compilateurs, ne peut êlre rétabli avec certitude que pour partie : le point de départ pour ce rétablissement partiel est fourni par Tordre des rubriques du Digeste (depuis 2. 8 jusqu'à 2. 10) et par le commentaire de Paul sur TÉdit, commentaire dans lequel deux livrer sont consacrés au uadimonium. Pour le surplus, nous sommes réduits aux hypothèses. Je donne ici le contenu prouvé du titre, sans me demander si, dans TÂlbum, plusieurs des clauses que j'ai séparées n'étaient point réunies en une seule. Première c/aw^e (deuadimonio faciendo).
Gai. IV. 184 :
Cum autem in ius uocatus fuerit aduersarius nequeeo die Qniri potuerit negotium, uadimonium ei faciendum est, idest, ut promittat se certo die sisti\ Deuxième c /a ti^^ (quanti uadimonia Gant).
Gai. IV. 186 :
Et siquidem iudicati depensiue agetur, tanti firt uadimonium, quanti ea reserit : si uero ex ceteris causis, quanti actor iurauerit non calumniae causa postulare sibi t/adimonium proraitli : nec tamen pluris quam partis dimidiae iiec pluribus quam sestertium centum milium fit uadimonium- : itaque si centum milium res erit nec iudicati depensiue agetur, non plus quam sestertium quinquaginta milit^m fit uadimonium*.
Troisième clause : qui satisdare cogantur uel iurato promit-
TANT UEL SUAE PROMISSIONI COMMITTANTUR. D. (2. 8).
i Cf. Prob., frag. d'Einsiedl. 63 : V.
F. J. = uadimonium fieri iubere (iubebo ?). A cela se rattachait la promesse 4'une action contre celui qui refusait le uadimonium (arg. 1. Kubr. c. 21 in fin.). Voy. dans Voigt, Abh, der Kgl.
sàchs. GeselUoh.d. Wiss.WW, p. 359 n. 175, une opinion différente, basée sur une fausse interprétation de Tédit Si quis iusdicentinon obtempéra ueri t.
s Une exception était donnée en cas de uadimonium porté par erreur à une somme plus forte : ir. 4 § 5 si quis caution. (2. 11). Mais Ton pouvait na> turellement réclamer sans difficulté le montant du uadimonium jusqu'à concurrence des prescriptions de TEdit, parce que in eo, quod plus sit semper
inast et minus (Paul. 6 fr. 110 pr. de R. J. (50. 17). Ge texte se rapportait probablement à notre question. Gonf.
Jac. GoTHOFREDus dd. h. 1. {Opp, min.
Lugd. 1733, c. 1023), Rudorfp, Zschr, f. R. G, IV p. 65 n. 115. Cependant l'on peut penser à d'autres rapprochements; conf.,par exemple, Gollatio II, 6§ l,Gai. III 224.
» Gf. Julien 2 fr. 3 § 4 de eo per quem (2. 10) : si afldeiussore quinquaginta stipulatus fuero, si in ludicium reus non uenerit, petit urus a reo centum.. Fr. 4 § 5 si quis caution . (2.11) :
... si iudicio sistendi causa pluris quam statutnm est per ignorantiam promissum fuerit... Les interpolatioas s'expliquent d'elles-mêmes.
Cette rubrique du Digeste nous met, sans aucuu doute, en préseuce de la rubrique de Tédit^ auquel il est fait allusion dans Gai. IV. 185 :
Fiunt auiem uadimonia quibusdam ex causis pura, id est sine satisdatione, quibusdam cumsatisdatione^ quibusdam iureiurando', quibusdam recuperatoribus suppositis : eaque singula diligenler praeloris edicto signiBcantur.
Sur le uadimonium recuperatoribus suppositis, voyez plus bas. Quatrième clause : de uadimonio concipiendo *. Que celte clause, dont Rudorff n'admet pas Texislence ', ait bien figuré dans TÉdit, cela résulte de Paul. 6 fr. 6 de R. V. (6. h). Dans la compilation de Justinien, ce texte a trait à Tintenlio de la rei uindicatio. Il se rapportait primitivement à la rédaction du uadimonium : la preuve en est non seulement dans son inscription (Paul. 6), mais encore dans son contenu; car, par deux fois, le jurisconsulte, en expliquant comment doit être rédigé le uadimonium, invoque, par argument d'analogie ou a contrario les principes en vigueur sur la désignation de la chose litigieuse dans la formule.
Quamuis et in uasis occurat diffîcultas, utrum lancem dumtaxât dici oporteat an eliam quadrata uel rotunda, uel pura an caelata sint, quae ipsa in petitionibus quoque adicere difficile est...
licet in petendo homine nomen eius dici debeat et utrum puer an adulescens sit, utique si plures sint rel.
< Je ne vois aucune raÏRon pour admettre, comme le fait Rudorpp (Zschr. f, R, G. IV p. 63 n. 103), que les mots «soaepromissioaicommittantur » n'étaient point employés dans rÉdit.
s Tel était notamment le uadimonium de ceux qui représentaient quelqu'un en justice. A cela se rapporte Paul. 6 fr. 110 § 1 de V. S. (conf. déjà, en ce sens, Jac. Gothofredus^Opp. mtn., Lugd. 1733. c. 1024 et ss., qui, à la vérité, pense ici à la cautio iudicatum solui; Rudorff. loc, cit. n. 106, s'est complètement trompé sar ce texte ; il a vu juste dans E. P. § 21 «). C'est le dominus lui même qui fournit le uadimonium pour le procuratorpraesentis, comme pour le cognitor (arg. Gai. IV
101). A cela se rapportent yisiblement les Ir. 5-7 de procur. (3. 3) tirés d'Ulp. 7 et de Paul. 6, textes qui ont été mal interprétés par Rcdorpp, Zschr. f.R.G. IV p. 70 n. 1 et E. P.
* A cela se rapporte Paul. 6 fr. 16qui sat. cog. (2. 8), fr. 15 de iureiur.
(12. 2). Le serment n'a d'autre effet, ici, que de créer une obligation inorale ^ Voy., en un autre sens, Voiot, Ahh.
der Kg t. sàcks, Ges. der Wis9, VIII p. 358 n. 174.
i Gic. ad. Quintum fr. II 13 (15«)j.
3 : negat enim... quemquam fuisse qui uadimonium concipere posset.
» Voy. pourtant Zsehr. f. R. G, IV p. 64.
TiT. VII. — §§ 17-24.
Que nous ayons vraiment affaire dans ce texte à l'explication même de mots employés par Tédit et non a des explications rattachées occasionnellement à d'autres clauses, c'est ce que montre bien son début :
Si in rem aliquis agat, débet designare « rem » et utrum totam an partem et quolam petat : appellatio enim « rei >* non genus sed speciem signiGcat ^ Cinquième clause : si ex noxali causa agatur, quemadmodum
CAUEATUll*. D. (2. 9).
Ulp. 7 fr. 1 h. t. :
Si quis eum, de quo noxalis actio est^ iudicio sisti promisit, praetor ait : m eadem causa eum exhibere, in qua
TUNC EST, DONEC lUDlClUM ACCIPIATUR.
Le début du texte est visiblement l'œuvre des compilateurs. Ulpien traitait ici, comme il ressort de la rubrique même du Digeste, du « quemadmodum caueatur » et non pas de ce que comprenait, de droit, rengagement de celui « qui promisit ». Je ne doute pas que le passage cité de Tédit ne se rapporte à la rédaction du uadimonium ; l'édit disait à peu près ceci : ita uadimonium Geri iubebo, ut in eadem causa eum exhibere promittat rel. ; c'est un point certain que le uadimonium devait en effet être rédigé de façon à assurer ce résultat*. Ulp. 7 fr. 1, 3 h. t., fr. H de noxal. act. (9. 4),fr. 69 de V. 0. (43. 1), Paul. 6fr. 2 h. t., fr. 12 de noxal. act. (9. 4) contiennent le commentaire de notre clause.
Sixième clause : Quas personas sine permissu praetoris uadari non liceat.
Gai. IV. 187 :
Qwas autem personas sine permissu praetoris impune in ius uocare non possumus, easdem nec uadimonio inui^as obligare/?ossumus praeterquaw si praetor aditus permittat.
< Au degré de précision avec lequel la chose devait être désignée, peut se rapporter UJp. 7 fr. i3 pr. de V. S.
.(50. 16) : mûdieris appellatione etiam uirgo idripotens continetur. Voy. une autre explication, à mon sens impossible, dans RuDORFF, E, P. § 20^*. '
s Uadimonium fiât?
> Gai. 2 fr. 1 de noxal. act. (9. 4), Jul. 2 fr. 200 de V. S. (50. 16}.
* Fp. 5, 6 h. t. (2. 9). Les critiques
de Naber, Mnemosyne'S. S. XXI p. 379 et ss.,me paraissent dénuées de fondement. Il pose la question suivante :
Giuili quum teneatur actione, qui promiserit hominem sisti, quorsum in eundem honoraria? Il ne s'agit pas du tout ici de celui qui a déjà fourni le uadimonium pour l'esclave ; il s'agit de savoir comment le uadimonium doit être rédigé. Conf. le texte.
A ceci se rattachait peut-être une autre décision où le préteur prévoyait le uadimonium domum faciendum, pour le cas où Tin lus uocatus prouvait l'existence à son profit d'un ius domum reuocandi. A cela ont trait Ulp. 7fr. 7 de iudic; (5. 1) et Gai. 2 fr. 8 eod. Cependant il se peut que nous soyons ici en présence du commentaire de dispositions découlant d'une loi que les jurisconsultes ont fait entrer dans le cours de leurs explications. Septième clause : de eo per quem tactum erit, quo minus quis
UADIMONIUM^ SISTAT. D. (2. 10).
L'édit devait s'exprimer à peu près en ces termes (voy. Jul. 2 fr. 3 pr. h. t.).
In eum qui dolo malo fecisse ' dicetur quo minus quis
uadimonium sisleret, quanti ea res ertt*j iudicium dabo.
Les fragments suivants constituent le commentaire de cet édit ou de la formule qui s'y rattachait : Ulp. 7 fr. 1 h. t. (2.10), fr. 25 de I. Corn, de fais. (48. 10) cf. fr. 1 § 2 h. t. ; Paul. 6 fr. 2 h. t., fr. 110 §2deR. J. (50. 17)*; Gai. 2 fr. 111 de R. J. (50. 17)»; Jul. 2 fr. 3 h. t. (2.10).
Une action noxale n'était point proposée ici, mais fui introduite par la pratique : Ulp. 7 fr. 1 § 5. h. t.
Toutes les clauses examinées jusqu'ici, autant, du moins, qu'il en est question dans ce qui reste du commentaire de Paul sur rÉdit, appartiennent au livre 6 de cet ouvrage. Les clauses suivantes sont, au contraire, examinées au livre 7 de Paul. Mais il reste encore quelques textes, tirés de Paul. 6, qui, à première vue, ne paraissent pas avoir de rapport avec une des clauses précédentes. Nous devons ici examiner ces textes, pour voir s'ils conduiront à admettre l'existence d'autres clauses restées inconnues de nous.
Fr. 110 §3deR.J. (50.17): Ubi uerba coniuncta non sunt, sufficit alterutrum esse factum.
Évidemment, ce fragment a en vue un des nombreux cas où
* D. : in iudicio. erronée par Rxjdorff, Zschr, f, iîj
« Ulp. 7 fp. 1 § 1 et ss. h. l. (î. 10). G. IV p. 70 n. 3, E. P. § 25», qui pa-
» Et non simplement « qaanti uadi- raît suivre Tantorité de Jac. Gotho-
monium factum erit » : Jul. 2 fr. 3 pr. fredds {Opp, min., c. 1025).
§ 4 h. t. (2. 10). 6 Le fr. 111 pr. cit. a trait à laques-
^ Cf. fr. 2 h. t. et, de plus, fr. 3infîn. tion de la capacitas d o 1 i du pupille,
de noz. act. (9. 4). Le fr. 110 g 2 cit. envisagée relativement à cette exigence
est interprété d'une façon entièrement de Tédit : « dolo malo fecisse tf«
TiT. VU. — §§ 17-24. 95
la phrase exprime une alternative sans cependant employer une particule disjonctive. Aussi Rudorff* s'est-il trompé en conjecturant, d'après ce texte, l'existence d'un « vi do loue malo » dans l'action pénale qui découle de notre septième clause : il est diflicile de croire que Paul ait perdu son temps à nous expliquer que ces mots « vi doloue malo » présentaient un sens alternatif. On ne peut prouver à quoi se rapporte spécialement notre texte; mais des uerba non coniuncta, au sens où l'entend Paul, peuvent très bien avoir Bguré dans une des clauses précédemment mentionnées.
Fr. 110 §4 de R. J. (50. 17) :
Mulieribus tune succurrendum est, cum defendantur, non ut facilius calumnientur.
Voici, pour moi, comment ce texte s'explique : une femipe ne peut pas se prévaloir à rencontre de l'action naissant du uadimonium desertum, de ce que la demande principale dirigée contre elle est basée sur un acte d'intercessio. Elle jouit du bénéfice du sénatus consulte Velléien seulement cum defenditur. Il va de soi que ce n'est pas là la seule signification qu'on puisse assigner à notre texte'. Fr. 17 de auctor. et cens. (26. 8) :
Si tutor pupille nolit auctor fieri, non débet eum praetor cogère, primum quia iniquum est, etiamsi non expedit pupille, auctoritatem eum praestare, deinde etsi expedit, tutelae iudicio pupillus hanc iacturam consequitur. RuDOBFF' interprète ce texte comme se rapportant au cas où un pupille doit fournir un uadimonium ; cela ne cadre pas avec les mots : « etiamsi non expedit », ni avec ceux qu'on trouve plus loin : « si expedit ». Peut-être l'inscription est-elle fausse et a-t-on écrit Paul. 6 au lieu de Paul. 16 ; dans ce dernier livre, le jurisconsulte traitait très probablement des legis actiones et a pu, à ce sujet, être amené à parler de la nécessité de l'auctoritas pour les procès des mineurs. On ne peut rien dire de certain sur ce texte.
* -ff. p. § 25 ', qui ne fait que re- dorpf dans Zschr. f, /?. G, IV p. 64 est,
produire Qothofredus, ad. h. 1. {0^* selon moi, inadmissible, parce qu'elle
min., c. 1026 sqq.). ne cadre pas avec le texte. Celle de
s Voy. une autre hypothèse qui me .Cujas in Paul, ad éd. {Opp, Y. c. 98)
semble moins plausible dans T^dition est plus acceptable,
allemande, p. 68. L'hypothèse, de Ru- ^ Lqc, cit. p. 64.
Huitième clause: Quibusexcausis uadimoniarecuperatoribus suppositis Gant.
Gai. IV. 185 :
Fiunt... uadimoûia... ex causis... quibusdam recuperatoribus suppositis, id est ut qui non steterit, is protinusa recuperatoribus in summam uadimoniicondemnetur...
Dans quels cas recourait-on à cette procédure particulièrement rigoureuse, les sources ne nous le disent pas; mais il est probable qu'elle trouvait principalement son application dans les actions délictuelles, qui constituaient elles-mêmes la plus grosse partie des iudicia recuperatoria. C'est à cela que je crois pouvoir rapporter les différentes explications qui se trouvent à la fin des commentaires sur notre titre (Paul. 7, Ulp. 7)*. Paul. 7, dans le fr. 14 pr. de V. S. etaussi Ulp. 7, dans le fr. 13 § 1-3 eod., se demandent quand on peut dire : « rem furto abesse »; ils le font évidemment à l'occasion de mots employés par Tédit. Paul. 7 fr. 9 ad. 1. Jul. de ui (48. 6) définit le mot armâtes, ce qui fait immédiatement penser au damnum ui hominibusarmatis coaclisue datum ou bien à Tinterditde ui armata; de plus, nous trouvons dans Callistr. 1 fr. 6 de incendie (47. 9) l'explication des mots nauis expugnata, explication qu'il est difficile de rattacher aux autres matières traitées dans le livre 1 de Callistrate'; et, ici aussi, les actions dont il est parlé sont des iudicia recuperatoria'. Si donc nos suppositions sont exactes, il faut compterparmi les actions privilégiées quant au uadimonium,d'une part, les actions délictuelles qui, d'après TEdit, sont jugées par des recuperatores, et, de plus, l'action furti, non pas dans tous les cas, mais seulement dans le cas si cui furto res a b e s s e dicetur, non pas par conséquent quand le volé est rentré en possession de la chose sans avoir subi de dommages^ et n'agit plus que de lucro. Je déclare d'ailleurs expressément ne considérer cette conclusion que comme une des hypothèses admissibles et non comme un fait démontré. J'appellerai notamment l'attention sur
< Voy. dans Zschr. f. H, G. IV p. 67 et dans E. P. § 24 * la façon dont RuooRFP rattache la plupart de ces textes à la clause Si ex noxali causa agatur. Qaand bien même, à s*en tenir aux considérations internes, ce rattachement serai t possible (ce qui n'est pas, d'ailleurs), il ne faudrait pas oublier
que cette clause a déjà été examinée par Paul dans son livre 6.
> Callistr. 2 semble bien commencer au titre de rcsiitutionibus. Jusqu'à ce titre, par conséquent, le champ est ouvert aux conjectures.
3 Gonf., plus haut, p. 28.
* Conf. fr. 13 § 1, 14 pr. do V. S.
TTT. VIII.
ceci : il est possible que les actions dont il vient d'être parlé aient été privilégiées relativemeat au terme du uadimonium et que les jurisconsultes expliquent ce privilège^
Restent enfln deux textes tirés de Paul. 7, le fr. 14 § 1 de V.S. (50. 16):
Rem amisisse videtur, qui aduersus nullum eius persequendae
actionem habet.
et le fr. 5 de i. i.r. (4. 1) :
Nemo uidetur re * exclusus, quem praetor in integrum se res-
tituturum polliceatur.
Je tiens pour possible l'interprétation suivante de ces textes'. En régie générale, on le sait, le uadimonium n^est pas égal au montant de Tintérêt en jeu. iMais le demandeur, par la desertio «ladimonii, peut très facilement perdre tout ce qu'il demande, par exemple, si le défendeur vient à accomplir Tusucapion ou si le délai légal de l'action vient à expirer ^. On avait dû prendre des précautions contre de semblables hypothèses et il se peut que les textes de Paul se rapportent à une clause de Tédit sur ce sujet.
Tit. VIII.
DE COGNITORIBUS ET PROCURATORIBUS ET
DEFENSORIBUS».
Ulp. 8-iO, Paul. 8. 9, Gai. 3, Jul. 3.
Sous ce titre je range les édits suivants :