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et il importe pour comprendre sa nouvelle conception de la mélancolie de comparer la classification de 1893 à celle de 1899.
En 1893 Kræpelin, distingue d’abord des maladies curables aiguës et subaiguës, produites en général par des causes extérieures, Ce sont les délires fébriles, les intoxications, les éials d’épuisement aigu (délire du collapsus, confusion mentale, démence aiguë) la Manie, la Mélancolie, le Wahnsinn. — Les maladies constitutionnelles à marche chronique, dues surtout à des causes internes, comprennent la folie périodique, la folie systématisée, et la démence précoce. — En dernier lieu viennent les névroses, les maladies se manifestant par de profondes altérations organiques (paralysie générale, démence sénile) et les arrêts de développement psychique.
La mélancolie comprend trois formes : la mélancolie simple (tristesse sans motif, idées de culpabilité, de persécution, manque d'énergie) la mélancolie anxieuse, la mélancolie dépressive (stupeur plus ou moins intense). La mélancolie se développe surtout à la suite de troubles de nutrition chroniques ou d'é notions morales continues; elle est particulièrement fréquente de 45 à 55 ans.
Dans la classification de 1899 on ne retrouve ni la Manie, ni la Mélancolie, ni le Wahnsinn. En ce qui concerne la mélancolie, Kræpelin estime que seuls ont des rapports intimes les cas qui surviennent à l’époque de l’insénescence. Tous les états dépressifs, à un âge moins avancé, appartiennent quelques-uns à la folie des dégénérés et peut-être à l’hystérie, la plupart à la folie
maniaque -dépressive ou à la démence précoce. QE :