‹ Essai de rêve moderneChapitre 38 sur 71 · DEPART · texte numérisé non relu

DEPART

Elle s'en va... Je n'y puis croire:

Elle me glissera des doigts Comme une Bible d'autrefois Dont on détache le fermoir...

Comme un âizain de Rêves grecs

En ma française anthologie.

Comme un cahier qu'on ferme, avec

Un bruit très doux de soie qu'on plie!

Comme une branche de sureau

Cassée peir une main geuitée

Sur une lisière abritée,

On filtre, quand même, un peu d'eau...

Elle s'en va pour revenir, Mais l'heure qui m'est ainsi faite, Du souvenir à l'avenir Abrège trop vite la fête...

D AMOUR

Elle ira, sous le ciel opaque

Et le triangle des cigognes;

Et je ferai le tour du lac

Sous son geste, au Bois de Boulogne!

A pas feutrés, doucettement.

Afin que nul ne s'aperçoive De mon lent désagrément Et de ma pesanteur d'épave...

La causerie près de sa joue.

Dont nous nous faisions une joie,

Le dialogue à demi-voix.

Dans l'ombre où s'allongeait son cou.

Se briseront... comme les charmes Tissés par la douceur des mots...

Quemd les derniers froids anormaux.

Lui glaçaient les mains et les leurmes !

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