‹ Essai de rêve moderneChapitre 37 sur 71 · EPIPHANIE · texte numérisé non relu

EPIPHANIE

(Et la Myrrhe parce qu'il était homme.)

Je les ai les bijoux extravagants des dames; Reflets, lueurs, pendants, et bracelets... J'ai pris Les pendentifs et les sautoirs de ce Paris Aux losanges brodés sur un su-lequin d'ames.

Femme, je pense à vous froidement comme un lord Trop froid... Strasse, après tout, strasse dans le vieil Or.

Eîlo ! Crois- je sentir un cœur sous le costume ? Crois-je le sentir battre aux cris de cieux lointains? Soyez mon parfum grave en ces temps byzantins, La couleur nécessaire à l'encre de la plume

D AMOUR

Qui coule entre mes doigts, roses des premiers sangs. Femme forte, à l'odeur de Sagesse, et d'Encens.

Non. Vous ne voulez pas qu'un songeur vous attire

Décidément. Vous me raillez si je m'étire

Vers le matin d'orgueil et vers l'Amoroso

Trop clcissique. Rêve hier, aujourd'hui soubresaut.

Aimez tout le Brésil : Don Sanche ou don Ramire

Et quant à moi, Lina, c'est moi : je suis la Myrrhe !

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