LE DEFI
Deuxième Triptyque de Lourdes.
Voici la floraison de ces roches : la foule Pantelsuite... Terre de sacre et de pardon. Tu pousses des fureurs et des bannières, dont La volonté se meut vers la Vierge qui foule
Une églantine ! et dont la superbe s'écoule Et marche, don de soi vers le suprême don De l'ostensoir brandi sur les malades — Ton Délire est une mer, et ton cantique roule
Ses flots latins, vers le délice des églises Grises là-beis, au bout de l'esplanade grise, Cycle de chants qui tourne et prie infiiniment.
Pendant qu'humiliés sous l'élan des prières, Les moribonds en ra«ig sentent vers leurs civières Se rapprocher le guérisseur du Sacrement.
Là sont, pieusement, les irréelles forces Qui vainquent, par le défilé de leurs cancers Violets, et de leurs squelettes au front vert, De leurs vieilles tramant de putrides entorses
Et des aveugles ! Tous, émaciés, le torse Tendu vers les Ave-dizains, et les Pater, Mendiant en leur sein le glaive d'un éclair. De la terre et de Christ acclament le divorce.
Et viennent, douloureux de l'immense défi Qu'ils jetèrent à l'apparence de la vie, Elscortés des voyants et de leurs litanies.
En criant : « Sauve nous, Seigneur, nous périssons !
« Le monde a ri de nos désirs de guérison,
« Mais nous nous exhaussons du siècle que tu nies ! d
Ciea-ges à capuchons de papier, fleurs de lys. Les pèlerins vous sont ouvertes. Brusquement Dix mille feux martyrisent le soir bramant De ces dix mille Ave psalmodiés en lice.
Arène des chrétiens aux murs d'herbe, ciment Pétri d'eau sainte. Avec l'angoisse qui les plisse Ces bouches de fureur âpres à tout calice Boiront l'enthousizisme et le remerciement...
Et le scintillement des lumignons, retraite
Aux flambeaux, ondulante aux feuillages des crêtes.
Moutonne dans le vent qui group>e les nimbus
Sur la grotte, et confond en le sein des falaises
Gshortes de patours. virginales tribus.
Les voix des morvandiaux et des aveyronnaises.