‹ Essai de rêve moderneChapitre 7 sur 71 · NATURE ARTIFICIELLE · texte numérisé non relu

NATURE ARTIFICIELLE

De la Peur je sens passer le vent.

(Baudelaire)

Quand tu marches sans pctrler T'en aperçois-tu, la ronce Au rcis du chemin se fronce Comme un sourcil désolé

De géant

Qu'au néant

L'Homme renfonce !

A l'heure des idées grises Sens-tu que la fleur bruit ?

Et se déplace, et détruit

Les rêves de ceux qui disent :

« Fleurs et femmes N'ont pas d'âme Même la nuit ! »

Dans ce métallique Enfer Tu rêve un monde organique ?

— Soudain l'Homme mécanique Te semble un homme de chair !

— Casse-cou,

Pauvre fou, Quelle panique !

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