Sanscrit pas, « après », dans paç-eât
suffixe, qui ne se trouve nulle part ailleurs, serait impossible à expliquer, sans son contraire septentrional.
Telle locution serait inexplicable, si on ne la rapprochait de son contraire. Ainsi epiTcéSwv (en parlant d'une gêne, d'un obstacle) ne s'explique que par sx-oocov, a hors des pieds ! ».
Les Grecs, qui connaissaient déjà l'analogie par antithèse, l'avaient appelée d'un joli nom : <rvvsx3pojxirj xaT1 s v av-r «,677,7a. L'image est empruntée à quelque pièce de bétail qui se détache de ses compagnes et va suivre un autre troupeau.
Nous allons maintenant donner quelques exemples de l'analogie servant à souligner une ressemblance.
Les noms de parenté comme ita-n^, pitrjp, Ouyàr^o, ayant leur datif pluriel en -«<n, le grec uléç, « fils », qui n'avait aucune raison pour cela, a fait pareillement ulà<n. M. J. Wackernagel signale un cas tout pareil en sanscrit-. Le mol pati, qui veut dire à la fois « maître » et «époux », a deux génitifs, l'un (régulier) — paies — quand il signifie « maître », l'autre (irrégulier) — pat jus — quand il signifie « époux ». Ce pat jus vient des génitifs comme pitus, « du père » ; mdtus , « de la mère ».
1. L'analogie par opposition se retrouve également dans l'antithèse •^asiç et u[xeiç, jj.or/poç et juxpôç. Voir aussi {Mcm. Soc. ling., IX) ce que j'ai dit de l'adverbe triwicft.