Virgile l'emploie en parlant des persécutions des dieux
Aspera Juno Que mare nunc terrasque metu cael unique fatigat.
11 est apparenté à fatisco. Fessus, qui est de la môme famille, a luimême beaucoup perdu de son énergie.
•2. Déjà en latin : Ne torseris te (Pline le Jeune, IX, 21).
blissement est souvent accompagné d'une sorte de décoloration, qui vient de ce que le mot est employé en toute espèce de groupements et d'associations. L'adverbe allemand sehr (qu'il faudrait écrire sêr) signifie « cruellement ».*. On disait : er ist sehr leidend, sehr betrùbt. Mais la décoloration a été telle qu'on a fini par dire : er ist sehr brav, sehr fr oh.
Celui qui s'en tient à l'étymologie sans prendre garde à l'affaiblissement des sens peut être amené à d'étranges erreurs. Que n'a-t-on pas écrit sur le Compelle intrare de l'Évangile? Ces mots sont la traduction du grec àvàyxao-ov ewreXQsiv, qui signifient « invite-les à entrer » \ Il n'y a là nulle contrainte.
Le latin invitare, qui exprime la même idée, est un dérivé de invitus. Il a commencé par signifier « faire violence ». Mais un excès de civilité l'a fait employer en des occasions qui, dès l'époque de Cicéron, l'ont conduit au sens d' « inviter ».
Le verbe allemand nothen ou nothigen est un exemple du même fait.
1 Versehren, « ravager », unversehrt, « non blessé », sont de la môme famille. Le chef de la famille est le vieux haut-allemand sêr, « douleur ».