‹ Essai de sémantique: science des significations (volume 2)Chapitre 16 sur 76 · Voir Griniin, Orammaire nllrma«di: III, flSS · texte numérisé non relu

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3. On Mil c|iic le siirUxc ntrnlum c»t le (lévcIoppiMui-nl (le nien : aujjmtn, aujmenlum; tegmen, tegmfnluni.

LES LOIS ÎMELLECTUELLES DU LANGAGE Il o&l vrai que l'erreur commise par les savants est commise aussi par le peuple. Mais on doit avouer que celui-ci se trompe avec plus d'esprit. L'anglais sweet-hearl, qu'on écrit comme s'il signifiait « mon doux cœur », est formé du même suffixe que niggard, shtygard, coward. Il faudrait donc écrire sweelard. <• doucereux' ». Mais il est certain que sweet-heart a plus de couleur.

De même en allemand les adjectifs comme Irilbselig, armselig, font aujourd'hui l'impression comme s'ils venaient de Seele, » rtme », au lieu qu'ils sont le développement d'un suffixe abstrait -sal^ qui est resté dans Triiùsa/, Md/isaf. L'impression est si générale qu'un adjectif comme arbeilselig, rerlrauenxelig semble régulièrement formé, et qu'à rimilation de armselig on a fait seclenarm.

Il existe en latin une forme du participe destinée, si nous en croyons les grammaires, à exprimer une idée d'obligation. On la trouve tantôt à l'actif : Nimc est bibmdum. — Denegandurn est exceplionem — Dandnm est operam, tantôt au passif : Asperum et vix ferendum. — Urbem dux militibus diripiendam dédit. — Damia opem est. Mais quelle que soit la construction, les grammaires affirment — et le sen-

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