‹ Essai de sémantique: science des significations (volume 2)Chapitre 26 sur 76 · I. On trouve Uéjk ilana les Ërangiles npocryphca · texte numérisé non relu

I. On trouve Uéjk ilana les Ërangiles npocryphca

91 LES LOIS tSTELLECTLELLES DD LANGAGE. "SS3|

Coinrae l'îiifiniUr, le passif est Jii uoiobrc de ces moyens d'expression qu'on esl lenlo de croire beaucoup plus anciens qu'ils ne sont en eFTel.

Sylvestre de Sacy, qui a écrit pour l'usage de ses enfatits des Principes de grammaire générale, présente h passif comme l'une des deux formes nécessaire^ du verbe. Il en donne trois raisons. Le passif esl nécessaire : 1' quand on veut exprimer une action sans nommer le sujet agissant : » Je suis afUîgé »; î" quand on veut plutôt faire ressortir l'objet qui souffre l'action que le sujet qui la fait : « L'empire romain fut fondé par .\uguste »; 3° pour varier le discours et empècber la monotonie.

Un linguiste d'une école différente, mais trop enclin de son côté aux tttéories, Hartung *, explique l'actif et le passif en les réduisant à des directions dans l'espace. L'actif répond à la question quo (d'où l'accusalif) ; le passif répond à la question unde (d'où l'ablatif ou legéuiliO.

il est inutile de montrer ce que ces explications ont d'artificiel. Le passif n'est pas une forme ancienne : on peut le deviner rien qu'à voir combien diffèrent, quant aux désinences, =Ê50[*5ii et feror. Le passif est une forme que les diverses langues indoeuropéennes se sont donnée après coup, longtemps après que le système de leur conjugaison fut achevé

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