‹ Essai de sémantique: science des significations (volume 2)Chapitre 49 sur 76 · Le latin de Grégoire de Tourâj p · texte numérisé non relu

Le latin de Grégoire de Tourâj p

2. La construction régulière exigeait le datif. Nous disons encore : • Il ne veut entendre à rien, — Je ne sais auquel entendre. »

3. La locution condamnée par les grammaires : fijrir un but, fixer une personne est tout à fait de même sorte. Mais elle a le tort de venir à une époque où la langue ne se prôte plus autant à ces raccourcissements

Defendere^ à Torigine, signifiait « écarter »; defendere ignem a tectis, defendere hostes aburbe. C'est par abrévialion qu'on a dit defendere urbem^ defendere domos, — Maciare signifiait « enrichir, amplifier » ; par abrévialion, au lieu de dire : maciare deos bove^ on a dit maciare bovem, « sacrifier un bœuf ». — Adolere signifiait « augmenter, enrichir » ; par abréviation, au lieu de adole^^e aram iwe^ on a dit adolere iuSy « brûler de Tencens ».

Ainsi le langage, partout où on l'examine de près, montre une pensée qui reste entière pendant que l'expression se resserre et s'abrège. En dépit des soubresauts auxquels ces ellipses exposent l'histoire des mots, il y faut voir le travail normal et légitime de l'intelligence.

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