‹ Essai de sémantique (science des significations)Chapitre 19 sur 87 · On a soutenu récemment que c'est noctu qui a influencé · texte numérisé non relu

On a soutenu récemment que c'est noctu qui a influencé

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prochait de son contraire. Ainsi laTroBwv (en parlant d'une gêne, d'un obstacle) ne s'explique que par ex7c68(ov, « hors des pieds * ».

Les Grecs, qui connaissaient déjà l'analogie par antithèse, l'avaient appelée d'un joli nom : auvexBpofi.^ xaT* evavTiOTTiTa. L'image est empruntée à quelque pièce de bétail qui se détache de ses compagnes et va suivre un autre troupeau.

L'analogie peut conduire les linguistes à supposer avec une presque certitude l'existence de mots qui n'ont pas survécu. Kuojv, « chien », a dû avoir un féminin xuaiva, qui n'est pas resté, ayant été remplacé par xuvidXY). Mais il est nécessaire pour expliquer xotTcpaiva, Xuxaiva, qui, autrement, n'auraient pas de chef de file.

Nous allons maintenant donner quelques exemples de l'analogie servant à souligner iine ressemblance .

Les noms de parenté comme Traxi^p, [xr,T7ip, ôuyàTTip, ayant leur datif pluriel en -adi, le grec Mç^ « fils », qui n'avait aucune raison pour cela, a fait pareillement uîafft. M. J. Wackernagel signale un cas tout pareil en sanscrite Le mot pati, qui veut dire à là fois « maître » et « époux », a deux génitifs, l'un (régulier) — patës — quand il signifie « maître », l'autre (irrégùlier) — patjus — quand il signifie « époux ». Ce patjus vient des génitifs comme pitus, « du père » ; mâtus, « de la mère ».

Le grec avait un substantif ouôap (génitif ouôaroç), « mamelle », dont l'ancienneté est attestée par le

1. L'analogie par opposition se retrouve également dans l'anti" thèse y,(iet; et ufjieï;, (xaxpô; et ii-ixpdç.'Voir aussi (Mém,' Soc. ling.y IX) ce que j'ai dit de l'adverbe ïiwtc^.

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