‹ Essai de sémantique (science des significations)Chapitre 2 sur 87 · IDÉE DE CE TRAVAIL · texte numérisé non relu

IDÉE DE CE TRAVAIL

du langage, et que les mois — forme et sens — mènent une existence qui leur est propre.

L'abus des abstractions, Tabus des métaphores, tel a été, tel est encore le péril de nos études. Nous avons vu les langues traitées d'êtres vivants : on nous a dit que les mots naissaient, se livraient des , se propageaient et mouraient. Il n'y aurait aconvénient à ces façons de parler s'il ne se des gens pour les prendre au sens littéral, isqu'il s'en trouve, 1 ne faut pas cesser de r contre une terminologie qui, entre autres lients, a le tort de nous dispenser de chercauses véritables ^

ingues indo-européennes sont condamnées âge figuré. Elles ne peuvent pas plus y r que l'homme, selon le proverbe arabe, ne >auter hors de son ombre. La structure de la es y oblige : elle est une tentation perpéanimer ce qui n'a pas de vie, à changer ce qui est un simple état. Même la sèche lire ne peut s'en défendre : qu'est-ce autre d'un commencement de mythe, quand nous ue hiyxoi prête ses temps à cpépw, ou que ctou in s au pluriel? Mais les linguistes, plus

crivant ceci, je pense à toute une série de livres et tant étrangers que français. Le lecteur français se a surtout du petit livre d'Arsène Darmesteter, la Vie Il est certain que Fauteur a trop prolongé, trop poussé comparaison, de telle sorte que par moments il a l'air à ses métaphores, défaut pardonnable si l'on pense à ment de la rédaction. J'ai été l'ami, leur vie durant, Darmesteter, ces Açvins de la philosophie française, hommage à leur mémoire, et je serais désolé de rien )ùt l'offenser. (Voir à la fin de ce volume mon article € des mots,)

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