‹ Essai de sémantique (science des significations)Chapitre 25 sur 87 · Voir ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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îge fait Télagage des formes inutiles. Ce qui ne pas est supprimé. De là les conjugaisons cornes. De là les paradigmes comme : XetTuw, IXittov ; , eêrjV ; XavOavo), AaOov.

loique composites, ces conjugaisons ne laissent J'être régulières. Comme il est dans la nature 3sprit populaire de procéder avec ordre, il porte re aussi dans ses radiations. L'aoriste second a 3ut hérité des formes les plus courtes, tandis e présent a généralement gardé ce qui reste des es les plus développées.

! jeu de la conjugaison grecque est donc dû à succession de pleins et de vides. Ce n'est pas ne reste encore des richesses inutiles. Le sansa jusqu'à sept formations différentes du pré- . Certains verbes grecs ont deux aoristes, deux rs, deux parfaits. Mais à mesure que les langues icent en âge, elles se débarrassent de leur rflu. Ce flottement qui permet à la langue érique le choix entre trois ou quatre formes iste plus dans le grec de Lucien *.

extinction des formes inutiles va si loin qu'elle mble des verbes différents en une seule et môme ugaison : fero, luli\ ôpao), eTBov ; X^yo), eIttov, z\^'t\yL%\ iiSjfirai^je suis allé. Nos grammaires les préent comme des verbes défectifs qui se sont com- ^s réciproquement : mais pour s'ajuster si bien, fallu d'abord retrancher toutes les parties qui lient double emploi *.

On a d'ailleurs supposé, non sans vraisemblance, que le ment serait moins grand s''il n'y avait pas eu un mélange , constitué ce qu'on appelle « la langue homérique ». Quelquefois l'invention d'un procédé fort simple livre à

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EXTINCTION DES FORMES INUTILES. 93

Plus nous sommes rapprochés des choses, plus nous voyons les différences. Il ne viendrait à l'idée de personne, ni surtout des enfants, de considérer la mère comme une simple variante du père. Les différences sont telles que ce sont des êtres différents, quoique présentant certaines analogies. Aussi le langage a-t-il des mots'diflférents, quoique appartenant au même paradigme.

Il en est de même pour les pronoms : lui et elle, er et sie,

La suppression de certains mots permet des oppositions plus nettes. Le féminin de àv-j^p était dveipa, qui subsiste en composition : mais comme mot simple il a disparu, laissant la place à yuvTi. C'est ainsi qu'en allemand l'opposition de Mann et Frau est due à la suppression du masculin Fro *. En français, il y avait un masculin dame 2, qui ne s'emploie plus, mais qui est longtemps resté dans dame-Dieu.

Quelquefois la suppression se fait d'une autre manière. Rex pouvait donner un adjectif reginus, comme on a divinus. Mais ce masculin ayant été étouffé, il est resté la paire : rex, regina ^

rintelligence populaire plus de formes qu'elle n'en peut utiliser. De ce nombre est l'emploi des verbes auxiliaires. Le jour où Ton commença de dire impruntatum habeOy « j'ai emprunté », on inaugurait un mécanisme plus riche qu'on ne croyait et dont tous les produits n'ont pas pu recevoir une affectation distincte.

1. Masculin qui se trouve encore dans Fronhof^ « cour seigneuriale -», Fronrechly « droit seigneurial », Fronleichnarriy m corps de Notre-Seigneur ».

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