D'où vidame (vice-dominus
3. Ces sortes d'éclaircies pratiquées (quelques-unes asseas récemment) dans le vocabulaire sont encore plus visibles pour certains noms d'animaux, comme taureau et vache^ cerf et bichCf coq et poulet etc.
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nd la langue dispose de deux termes corréla- >mme -KÔaoq, TOdo;, ttoToç, toîo;, comme quantus, , qualis, talis, la suppression de l'un' doit avoir ïflet de changer le sens du survivant. C'est ce t arrivé en latin pour lôlus^ qui supposait un itif quotas *. On a dû dire d'abord : ioia terra, est. On voit comment la langue latine s'est , par voie de suppression, un mot signifiant ». Pareille chose s'est passée en grec. A ttSç d'abord répondre un pronom tSç. Ces sortes ppressions ne sont pas des pertes : au conla langue y gagne en rapidité et en énergie.
peut juger les langues par ce qu'elles passent ilence aussi bien que par ce qu'elles expriment, servant d'autres familles, on voit que ceux qui é les bases de la grammaire indo-européenne é relativement modérés. La déclinaison paraît r jamais eu qu'un nombre de cas assez limité, mjugaison, plus exubérante, n'a cependant [teint les développements que nous trouvons 'S. Elle ne marque pas le genre; elle ne fait pas inction de l'action momentanée et de l'action iue; elle s'est gardée de vaines distinctions ifiques; elle n'a pas essayé d'enfermer trop de 5 dans un même mot *.
pas confondre avec qnôlus^ qui est un dérivé du nom ibre quot,
ie dit, par exemple, en un seul mot : to-xapiat, « je me , Tarao-ai, « tu te places >», laraxai, « il se place ». Mais
pas essayé de dire en un seul mot : « je te place »» ou
place »*
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EXTINCTION DES FORMES INUTILES
Nos langues, en général, se sont abstenues marquer beaucoup de vaines distinction^ qui, n*all pas au fond des choses, sont comme une fri\ dépense d'intelligence. En japonais, par exemple, mots changent suivant que Ton compte des quad pèdes ou des poissons, des jours ou des mesures longueur. En basque, il y a une conjugaison ce monielle *. C'est la même différence que dans 1 des divers peuples, Tun se complaisant à des déta tandis qu'un autre saisit la nature en ses gran lignes.
Il est intéressant de voir comment, la même i étant représentée par deux termes synonymes, langue se débarrasse de l'un des deux, mais noi complètement qu'il n'en subsiste quelques trac Le nom du vieillard est yép^^ ^^ gï*cc, senex en lat les deux termes coexistaient Tun à côté de l'ai dans une période antérieure, et nous avons en sa crit, à côté de garan^ qui correspond exactemei YÉpoiv, le mot sa/zas, « vieux », qui est de la fam de senex. Le grec a arrêté son choix, le latin a de même : mais ils ont choisi différemment. Cep dant le grec dit encore evat àp/ai (par oppositic vsat) pour désigner les magistrats sortant de char il dit aussi evoi xapTioi pour désigner les fruits de passé. La langue politique et la langue de l'agrii tare ont donc exceptionnellement retenu le s}
1. Sayce, introduction to the science of languagct I, (.3« édit.).
orti de Tusage. D'autre part, le latin, pour r un homme usé par Tâge, dit œ-ger (pour I, composé dont la seconde partie est la de Y^p*»*^ '• La composition a sauvé ici le ne qui, partout ailleurs, a été sacrifié. Nous y^ons que plus clairement le rangement qui t dans les deux langues, tin ayant exprimé l'idée d'entendre par la i périphrastique audire^ qui signifie proprerecueillir dans son oreille » ^, l'ancien verbe prenait dès lors inutile et devait disparaître, qui prouve qu'en un temps plus reculé il a m latin, c'est le substantif cliens (cf. l'alleer Hôrige),
il des extinctions de mots ou de formes qui nposées par la phonétique? On l'a soutenu fois. Cependant, quand nous voyons comistinct populaire est peu embarrassé pour :e qu'il tient à ne point perdre, on se prend r de cette prétendue nécessité. S'il y avait qui fût menacé de disparition dans le pasu latin au français, c'était le mot avis^ i ». Et cependant, voyez avec quelle aisance maintenu et s'est multiplié, sous les formes
lanscrit, ga}\ « s'user, vieillir ». Le participe gi?ma se xemple, de vêtements usés. — La contraction du prembre est la même que dans se-tas (pour œvi-tas), (pour aevi-ternus).
is (grec ouç), * l'oreille », et dio (cf. con-dio)^ « placer ». •approcher le synonyme aus-cuUare»
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EXTINCTION DES FORMES INUTILES
oiseau {avicellus)^ oie [avica, auca), oison [am S'il s'agit d'un verbe, le fréquentatif vient prei la place de la forme simple : premere^peliere aura eu peine à se faire admettre en français ; mais i disons presser, pousser. Le verbe flare donnait de chose : mais on a pris les composés comme flare, « souffler », conflare, « gonfler ».
Il semble que le latin eût pu être embarrassé j distinguer certains homonymes. Il y avait c verbes luere, Tun signifiant « laver » et l'autre ' sens précisément opposé, puisqu'il voulait « souiller » (cf. lues, « la souillure »). Mais la lar a évité sans difficulté l'équivoque, au moyen du c posé polluere, qui a pris pour son compte les du verbe simple.
Ici encore, comme dans toutes les lois que i avons étudiées en cette première partie, nous t vons à l'œuvre une pensée intelligente, non nécessité aveugle.
Partout où nous arrêtons nos yeux avec atteni nous voyons s'évanouir cette prétendue fatalité serait, nous dit-on, la loi du langage. Les lois niques ne régnent pas sans contrôle ; elles ne pas plus en état de détruire un mot indispensî ou simplement utile, qu'elles ne peuvent faire d une forme superflue.