‹ Essai de sémantique (science des significations)Chapitre 5 sur 87 · C. /. I*., IX · texte numérisé non relu

C. /. I*., IX

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gues ». Dans une inscription de Misène, de Tan 159 après Jésus-Christ, on a : per multo tempore. Dans une autre, à peu près du même temps : ex iitteras *. Le latin d'Afrique, dès Tépoque d'Hadrien, présente à tout instant ce genre de faute. Un ingénieur de Lambèse, qui sait d'ailleurs bien sa langue, se trompe sur ce point : il écrit : a rigorem^ sine curam ^.

Si nous descendons encore de deux siècles, nous trouvons l'usage des désinences de plus en plus incertain, celui des prépositions de plus en plus fréquent. Dans le Pèlerinage de Siivia (iv® siècle), on trouve des locutions comme celles-ci : Fundamenta de habitat ionibus ipsorum,.., Fallere vos super hanc rem non possum.,,. Valde instructus de scripturis.... Et même : Ledo omnia de libro Moysi^ « ayant tout lu du livre de Moïse ». A côté des prépositions latines, on rencontre la préposition grecque xarà. Cata singulos hymnos fit oratio ^

Dans son livre sur le Latin de Grégoire de Tours ^ M. Max Bonnet fait observer que Grégoire se trompe sur l'emploi des cas quand ils sont précédés d'une préposition *. Ce n'est pas qu'il ne connaisse la décli-

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