Misteli, dans le Journal de Techmer, t. II
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défende d'être vague, qui nous condamne à la j cision.
On a appelé le langage un organisme^ mot crc mot trompeur, mot prodigué aujourd'hui, et empl toutes les fois qu'on veut se dispenser de cherc les vraies causes. Puisque d'illustres philologues déclaré que l'homme n'était pour rien dans l'évi tion du langage, qu'il n'était capable d'y rien m^ fier, d'y rien ajouter, et qu'on pourrait aussi 1: essayer de changer les lois de la circulation sang, puisque d'autres ont comparé cette évolul à la courbe des obus ou à l'orbite des plané puisque, aujourd'hui, c'est devenu vérité courant transmise de livre en livre, il m'a paru utile d'a^ enfin raison de ces affirmations et d'en finir a cette fantasmagorie.
Nos pères de l'école de Condillac, ces idéolog qui ont servi de cible, pendant cinquante ans, à certaine critique, étaient plus près de la vé quand ils disaient, selon leur manière simple honnête, que les mots sont des signes. Où ils ava tort, c'est quand ils rapportaient tout à la rai raisonnante, et quand ils prenaient le latin p type de tout langage. Les mots sont des signes n'ont pas plus d'existence que les gestes du t graphe aérien ou que les points et les traits (. — ] télégraphe Morse. Dire que le langage est un oi nisme, c'est obscurcir les choses et jeter dans esprits une semence d'erreur. On pourrait dire ai bien que l'écriture, elle aussi, est un organis]
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voyons récriture se modifier à travers les s qu'aucun de nous en particulier ait une ien sensible sur son développement. On dire que le chant, que le droit, la religion,
ce qui compose la vie humaine forme organismes.
prend la nature dans le sens le plus large, 3rend évidemment Thomme et les produc- 'homme. L'histoire des mœurs, des usages, itation, du costume, des arts, l'histoire ussi et même Thistoire politique, feront nsi que le langage, de l'histoire naturelle, on admet une différence entre les sciences es et les sciences naturelles, si l'on consi- )mme comme fournissant la matière d'un à part dans notre étude de l'univers, le qui est l'œuvre de l'homme, ne pourra pas ir l'autre bord, et la linguistique, par une ^nce nécessaire, fera partie des sciences es. Que si, à cause de la phonétique, qui s sons de la langue, lesquels sont produits irynx et la bouche, il fallait reporter la jue aux sciences naturelles, rien ne pour- ^cher d'y mettre aussi tout le reste, car les ons humaines, quelles qu'elles soient, viendernière analyse des organes de l'homme 5sent à ses organes.
forte raison la sémantique appartiendraordre des recherches historiques. Il n'y a îul changement de sens, une seule modifi- ! la grammaire, une seule particularité de ;iui ne doive être comptée comme un petit ut de l'histoire. Dira-t-on que la liberté est
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absente de ce domaine, parce que je né suis pas libre de changer le sens des mots, ni de constri une phrase selon une grammaire qui me se propre? Nous avons montré que cette limitation la liberté tient au besoin d'être compris, c'est-à-( qu'elle est de même sorte que les autres lois régissent notre vie sociale. C'est vouloir tout c fondre que de parler ici de loi naturelle....
Je suis arrivé au terme de mon travail. Ave même soin que d'autres les recherchent, j'ai é les comparaisons tirées de la botanique, de la p siologie, de la géologie. Mon exposition en est f abstraite, mais je crois pouvoir dire qu'elle est p vraie.
Je ne veux pas être injuste pour la théorie ( non sans éclat, avait classé la linguistique au r; des sciences de la nature. En un temps où sciences jouissent à bon droit de la faveur public, c'était un acte d'habile politique. C'é aussi faire un devoir aux linguistes d'apporté leurs observations un redoublement d'exactitu Enfin cette idée contenait précisément la somme paradoxe nécessaire pour frapper la curiosité. Si ] avait dit : développement régulier^ marche consia personne ne s'en serait soucié. Mais lois aveug précision astronomique — l'attente générale é mise en éveil.
Je ne crois pas cependant me tromper en dis que l'histoire du langage, ramenée à des lois in lectuelles, est non seulement plus vraie, mais j intéressante : il ne peut être indifférent pour n de voir, au-dessus du hasard apparent qui rè sur la destinée des mots et des formes du langî
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