‹ Essai de sémiologie urinaire: méthodes d'interprétation de l'analyseChapitre 3 sur 53 · II PREFACE · texte numérisé non relu

II PREFACE

temps. D'autre part^ les chimistes et les pharmaciens sont en mesure de fournir au médeciyi des analyses fort complètes où figurent l'azote total, les différents soufres urinaires, le détail des principes inorganiques, etc. Mais la difficulté cornmence quand il s'agit d'interpréter les résultats de ces analyses et d'en extraire les indications sémiologiques nécessaires.

Cette difficulté tient en grande partie à ce que

l^s traités classiques d'urologie sont plutôt chimiques que cliniques et n'envisagent pas d'une manière assez complète les enseignements que la sémiologie peut tirer d!une bonne analyse. On se borne généralement à indiquer les états morbides qui fo7it augmenter ou diminuer tel principe urinaire considéré isolément, ce qui ne comporte qu'une vue restreinte des modifications nutritives dont on ne peut juger l'importance que par une étude d'ensemble. Ce qui fait la valeur des chiffres d'une analyse^ c'est leur mode d'association, ce sont les rapports de ces chiffres entre eux et c'est la connaissance des relations que ceux-ci affectent

PREFACE . ni

avec les actes chimiques de la jiutrition dans Forganisme en général et dans les organes en particulier, *)

Avec une bonne analyse d urine, on peut lire en quelque sorte dans la nutrition et dans ses actes si multiples et savoir comment le malade s'alimente, assimile et désassimile. On peut mesurer non seulement les actes généraux des échanges organiques^ mais encore les activités particulières dé. la plupart des organes^ de même qu'à l'inspection des cendres d'un foyer, on juge de la nature du combustible et de l'intensité de là combustion.

L'azote total de F urine correspond à la quan-^ tité totale de maiièfes albuminoïdes consommées par Vorganisme. L'azote de riirée correspond seulement aux matières albuminoïdes qui ont accompli dans le cycle vital leur maximum dévolution ou d'utilisation. Vazote de racide urique représente le résidu des échanges des matières albuminoïdes nucléiniques et collagè^ies. Voilà quelques-unes des indications données par les diverses formes de l'azote urinaive.

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