‹ Essai de sémiologie urinaire: méthodes d'interprétation de l'analyseChapitre 50 sur 53 · on voit la diurèse des molécules élaborées · texte numérisé non relu

on voit la diurèse des molécules élaborées

tomber à 1.500, 1.000 et même 300 dans les néphrites

8V avec urémie. La chute de -p- au-dessous de 500 est

d un pronostic très fâcheux, tous les malades chez

qui nous l'avons observée étant morts peu de jours

après.

« Au contraire, lorsque 8V ,, ^ ^. ^^^

■p- se rapproche de 2 . 000 ,

il y a, en général, amélioration concomitante de l'état général.

8V « La valeur de -p- a donc une grande importance

pour le diagnostic de Turémie par insuffisance de la dépuration urinaire et pour le pronostic des néphrites. »

Eu somme, ces conclusions sont en parfait accord avec celles de Koranyi, pourvu qu'on ne perde pas de vue la différence de signification des deux rapports

TT-pï et j. Lorsque Tun augmente, Tautre s'abaisse

et vice versa. Pour notre compte personnel nous préférons de beaucoup la méthode de Koranyi, à cause de sa simplicité d'abord, puis en raison de la comparaison qu'elle permet d'établir parallèlement avec la tension osmotique du sang, comme l'ont fait Winter, Koranyi et Bousquet. Nous savons bien que l'étude cryoscopique du sang est rarenient possible

en pratique, mais il n'en est pas moins certain que dans les cas où les deux séries d'investigations ont pu être réalisées , elles ont donné les résultats les plus probants.

C'est, en effet, aller un peu loin que de considérer le chlorure de sodium dans l'urine comme une quantité négligeable ; cela pourrait à la rigueur se soutenir avec Bouchard, si l'on n'avait égard qu'aux produits réellement élaborés par la cellule vivante et il est bien certain, qu'à ce titre le chlorure de sodium ne compte pas. Mais il en va tout autrement si l'on veut se rendre compte, ce qui est ici le cas, des modifications que subissent, dans les cas pathologiques, les phénomènes osmotiques et avec eux la composition du sang, la rapidité plus ou moins considérable de sa circulation dans le rein, et la plus ou moins grande perméabilité de cet oi^ane. Étant donné, d'après ce que nous avons dit, l'importance capitale des phénomènes osmotiques dans l'organisme, on voit, sans qu'il soit besoin d'insister, quel rôle prépondérant y joue le chlorure de sodium. C'est au point que Koranyi et avec lui Winter^ attribuent aux chlorures un rôle prépondérant dans le maintien de l'équilibre moléculaire des humeurs (*J. Enfin « la tâche principale des reins consistant à maintenir le sang en une composition à peu près constante, Koranyi en conclut que l'on doit pouvoir, de par certaines modifications observées dans l'urine, en

(1) Cf. Bousquet, loc, ci7., p. 43.

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tirer des conclusions relatives à l'état du sang. La quantité relative (proportion de NaCl à A ou \

du chlorure de sodium de l'urine augmente et diminuée avec la quantité relative du chlorure de sodium du sang. D'après cela on pourrait calculer la quantité de chlorure de sodium du sang en partant de A (point de congélation) et de la quantité de NaGl de l'urine, le point de congélation A du sang chez l'honmie sain pouvant être considéré comme à peu près constant — 0,56(«). «

Pour nous résumer en quelques mots, nous dirons qu'il ne faut ni méconnaître, ni exagérer les services très réels que la cryoscopie, même avec ses données encore un peu vagues, peut rendre à l'urologie, et par elle au diagnostic de certaines affections morbides. On peut certainement affirmer avec Koranyi qu'il n'y a pas, à l'heure actuelle, de méthode plus propre à nous renseigner sur la perméabilité rénale ; « elle donne la mesure d'une grandeur physique, par conséquent un chiffre indiscutable, et non une de ces distinctions qualificatives vagues, dont nous sommes encore si encombrés dans la chimie appliquée à la clinique (*). »

Jusqu'à plus ample informé, nous nous en tiendrons â la méthode de Koranyi, c'est-à-dire à l'évaluation d^ rapport du point de congélation de l'u-

(i) Vaquez et Bousquet, loc, cit.^ p. 159.

(2) Bousquet, loc, cit., p. 102.

rine, et la quantité de NaCl ^/o de cette urine, soit

^ p, ; on sait que ce rapport représente la modification de la composition et de la vitesse de la circulation du sang.

La valeur de A pour le sang est de — 0,56.

Pour l'urine, elle oscille entre — 1,3 et — 2,2.

La valeur du rapport ^^ ^, oscille entre 1 ,23 et 1 ,69 .

^ NaCl

Plus petit que 1,23, on dit qu'ilyaoligochlorurie.

Plus grand que 1,69, polychlorurie relative.

Si la vitesse de circulation diminue dans les cana-

licules urinaires , ^j^^T^ augmente , et inversement

une diminution de ^ p, exprime une accélération

de la circulation rénale.

La vitesse de circulation est anormalement petite

lorsque dans l'urine totale on a ^ ,. plus grand

que 1,70. L'élévation anormale de ce rapport est le symptôme le plus important du ralentissement de la circulation rénale.

Dans les néphrites, l'accroissement du point de congélation de l'urine a un pronostic favorable, et inversement ; l'abaissement du point A des urines totales pourra faire supposer l'imperméabilité rénale.

Nous terminerons ce rapide exposé en disant avec MM. Vaquez et Bousquet, que ces notions tout nou-

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vellement introduites en biologie ouvrent un champ d'observations extrêmement importantes dans le domaine de la Physiologie et dans celui de la Pathologie. Peut-être seront-elles modifiées sur certains points, mais nous sommes convaincus qu'un avenir prochain en montrera l'intérêt (*).

(1) Vaqubz et BousQUBT, loc. cit.

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