I. — Rapports de l'Urine avec l'Organisme
en général.
Les rapports de l'urine avec l'organisme d'où elle dérive sont des plus intimes et n'ont pas besoin d'être longuement exposés. On sait, et nous avons ailleurs développé cette thèse, que l'urine est le miroir le plus fidèle que nous possédions des
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échangres nutri tifs (*). Cet axiome de physiologie n'est d'ailleurs pas contesté, mais il offre aujourd'hui d'autant plus d'intérêt pratique que les phénomènes de la nutrition ont été plus étudiés et, partant, sont mieux compris.
Le problème que se pose actuellement le médecin au sujet de la nutrition consiste à déterminer d'abord le type de la nutrition normale et à différencier ensuite celle-ci des nutritions pathologiques. C'est au fond le même problème que celui de l'urologie sémiologique :
Qu'est-ce que Turine normale?
Qu'est-ce que l'urine pathologique?
Beaucoup de maladies en effet, et non des moindres, puisqu'elles comprennent toutes les affections diathésiques, sont des maladies de la nutrition ; à ce titre, elles méritent, de la part du médecin, une attention d'autant plus spéciale qu'elles modifient plus profondément le terrain sur lequel évoluent les maladies aiguës, et qu'elles sont, d'autre part, à elles seules, une tare organique souvent indélébile {morbus totius substantiae).
Or, parmi les moyens que nous avons d'apprécier si les diverses phases de la nutrition s'accomplissent normalement, c'est l'analyse des urines qui a jusqu'ici rendu le plus de services (^). On sait, en
(1) Cf. C. Vieillard, L'urine humaine, 2* édition, chap. i et ii.
(2) Le Gendre, in Traité de médecine, Charcot-Boucbard, 2^ édit., t. I, p. 281.