‹ Essai de séparation du cuivre et de l'étain dans les cuivres étamés et séparation de ces deux métaux par électrolyseChapitre 16 sur 30 · AU MOYEN DE L'ACÉTYIÈNE · texte numérisé non relu

AU MOYEN DE L'ACÉTYIÈNE

L'acétylène étant l'un des rares réactifs précipitant les sels de cuivre sans agir sur les sels d'étain, on a songé à

baser sux ce fait un procédé de séparation,

PÉRÉIOGRAPEIT.. Le Gromior mémoite relatif aûx acétylures 0ût dû à Berthelot (13). L'auteur décrit la réaction de l'acétylène sur le chlorure cuivreux en milieu ammoniacal, 1'ammoniaque agissant, semble-t-il, comme catalyseur, mais il est recommandé d'en éviter l'excès, l'acétylure cuivreux étant 1éséremont soluble dans ce réactif. L'acétylure cuivreux ainsi formé répond à la formule : CH=C.Cu. Cet acétylure cuivreu, à son tour, réagit sur le chlorure cuivreux pour donner la combinaison moléculaire CHEC.Cu, Cu CIE, (14)

Les sels cuivriques donnent également naissance à des acétylures, bien que la réaction soit beaucoup plus lente et moins complète, On peut opérer soit en milieu ammoniacal, soit en présence d'acétate de sodium (15). On obtient des composés dont la couleur varie du brun rouge au noir et de composition très variable, parmi lesquelles on a proposé

re (a)

cu, (16) (c17 cf H#09)2 et 12 Cou, H°0, sc décomposant

sous l'action de l'acide chlorhydrique chaud, en donnant du

chlorure cuivrique et un composé de formule brute : tolèr#o$)n (17), En réalité, le grand pouvoir adsorbant des acétylures, qui se présentent sous la forme colloïdale, rend très hasardeux l'isolement d'un composé chimiquement défini, et beaucoup de nombreuses formules proposées ne correspondent en fait qu'à des mélanges, Dans le cas du chlorure cuivrique, Lo are chine (18) a constaté 1a réduction de ce corps en milieu ammoniacal par l'acétylène, réagissant lentement sous la forme ncétyitaeue :

=C+CH* de sorte que l'on obtient finalement de l'acétylure

cuivreux,

TRAVAUX PERSONNELS- On s'est d'abord assuré de l'indifférence de l'acétylène vis à vis des sels stanneux et stanniques,.

On Le pouvait évidemment songer à précipiter l'acétylure cuivreux en milieu chlorhyärique, dans lequel il est très soluble. En milieu ammoniacal: l'étain tee l'état d'hy=

droxyde,

On a songé à complexer au préalable l'étain par un tartrate alcalin, mais alors, le tartrate stanneux peu soluble, précipite : on peut le redissoudre dans un grand excès de soude, ce qui empêche la précipitation de l'hydroxyde stanneux par l'ammoniaque. La précipitation de l'acétylure cuivreux est alors possible, mais l'éccés de soude qu'on y a ajouté la rend très incomplète.

I1 fallait donc trouver un corps autre que l'ammoniaque au sein duquel la précipitation de l'acétylure cuivreux soit pos-

sible et complète. La triéthanolamine remplit parfaitement ces

conditions,

En présence d'ammoniaque ou de triéthanolamine, le chlorure cuivrique ne réagit que très lentement, et, même en augmentant la température, la précipitation de l'acétylure est très incomplète. Il en est de même pour la précipitation de | l'acétylure cuivrique en présence d'acétate de sodium. L'emploi

de solutions cuivriques est donc à éviter.

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