CRITIQUE
Chaque partie doit être régulièrement suivie d*une discussion, ou critique de l'opération. On donnera d'abord connaissance à tous les participants des programmes des deux partis, ainsi que des ordres et des instructions que les commandants de ces partis auront donnés à leurs sous-ordres en exécution de ces programmes; ce qui se fait par la lecture des pièces écrites qui ont été remises au directeur ou aux commandants de détachements. Le directeur donne* ensuite son appréciation sur l'efficacité et l'opportunité de ces ordres et de ces dispositions.
Il est bon que chaque conducteur, au moment • où l'on discute les dispositions qu'il avait
prises, donne lui-même les motifs qui les lui ont suggérées. Par contre, il n*est pas nécessaire que tous les instants et tous les mouvements de la manœuvre soient discutés; il doit au contiraire être laissé à l'appréciation du directeur de juger quels sont les moments essentiels de la manœuvre qui méritent une attention spéciale. S'il n'en était pas ainsi, la discussion s'étendrait au delà de ce qui convient et serait finalement fatigante et fastidieuse pour le directeur et pour son auditoire.
Il est superflu de dire que dans cette discussion on doit absolument s'abstenir de toute, opinion blessante pour l'un ou pour l'autre des participants. Il se présentera certainement des cas où une disposition prise pourrait indiscutablement être taxée de mauvaise ; mais, le plus souvent, sinon toujours, on s'en sera déjà aperçu dans le courant de l'opération. Dans d'autres circonstances, il y aura peut-être doute sur la question de savoir si telle ou telle disposition prise est fautive ou ne l'est pas ; cela se présente d'autant plus fréquemment, que souvent des chemins très différents peuvent conduire au même but. Dans ce cas, le directeur
fera bien de ne prononcer son jugement qu'ultérieurement; ce qui engagera les assistants à réfléchir sur le sujet traité.
Dans ce qui va suivre, nous donnons la critique que pourrait faire le directeur de la partie qui vient d'être décrite. — Dans sa critique, le directeur ne devra plus être interrompu par les assistants.
Cette conférence du directeur serait, après lecture préalable des programmes, dispositions, etc., à peu près ce qui suit :
Le programme des deux partis contenait en substance, que le matin du 2 août, ils devaient quitter leur lieu de rassemblement et se porter en avant. Le détachement Est devait chercher à atteindre Connewitz, lieu qui lui était indiqué comme objectif; quant au détachement Ouest, il avait à se porter par le chemin le plus court vers Leipzig, afin d'y prendre part au combat qui devait avoir lieu dans cette région.
Des deux côtés, on a pris des dispositions en conséquence.
Les deux partis mirent immédiatement à exé^ cution l'idée très correcte d'avoir, aussitôt que possible, des renseignements exacts sur l'ennemi.
Cependant, tandis que le détachement Est employait dans ce but toute sa cavalerie, forte de deux escadrons seulement, le détachement Ouest n'en envoyait que deux en reconnaissance, alors qu'il disposait d'un régiment de quatre escadrons ; et encore ces deux escadrons ont-ils été séparés. L'un d'eux suivait la chaussée, l'autre devait longer la Pleisse.
Ceci eut pour conséquence que la cavalerie du détachement Est, numériquement inférieure à celle du détachement [Ouest, put repousser l'escadron de uhlans en reconnaissance sur la chaussée et obtint ainsi des renseignements sur la direction et la composition des colonnes ennemies.
Le détachement Ouest fit, il est vrai, rejoindre son escadron de la Pleisse, et il s'empressa de faire avancer les deux escadrons restés à la queue du gros ; mais ils ne parvinrent pas à refouler leur adversaire en temps opportun.
Il ressort de ceci que la cavalerie du détachement Ouest n'a pas rempli sa mission, qui consiste à découvrir au plus tôt la force et les ^ mouvements de l'ennemi, tout en lui cachant ceux de son propre détachement. Eu égard aux
forces dont disposait le détachement Ouest, les quatre escadrons auraient dû être employés dàs le début à éclairer la marche ; en toute occurrence, la moitié de la cavalerie n^aurait jamais dû être confinée à la queue de la colonne d'infanteriCy car la cavalerie au pas marche plus vite que l'infanterie, et de cette façon on entravait inutilement l'allure de la première.
Je n'ai aucune observation à faire au sujet du combat de cavalerie ; il a été bien conduit de part et d'autre. J'approuve également la résolution que les deux commandants de détachement ont prise, de ne faire éclairer la rive droite de la Pleisse que par un seul peloton chacun.
Immédiatement après, il se produit encore au détachement Ouest une circonstance assez singulière : L'avant -garde d'infanterie (le 3* bataillon) qui, à l'issue du combat de cava-t lerie, était parvenue à hauteur de Zôbigker, y fait halte pour attendre l'arrivée du gros de la colonne, qui se trouve encore h 2,500 p«^s de là.
Certainement, l'idée de ne pas laisser œ bataillon isolé, alors que les troupes avancées sq
trouvent déjà en contact avec Tennemi^est parfaitement justifiée ; mais on pouvait et on aurait dû éviter un arrêt aussi long en réglant le départ de Tavant-garde et du gros, de façon à avoir, non pas 2,500 pas, mais 600 ou 1,000 pas d*intervalle entre ces deux fractions.
Ce qui frappe encore, c'est la différence dans le dispositif de marche des deux détachements. Dans le détachement Ouest, la batterie marche au milieu de la colonne du gros, tandis qu'au détachement Est on avait donné deux pièces à Tavant-^arde et placé les quatre autres près du gros.
Le fractionnement d'une batterie n'est permis que dans les cas d'absolue nécessité ; dans le cas présent, l'urgence ne m'en parait pas constatée. Maintenant, la batterie réunie devaitelle se trouver à l'avant-garde ou est-ce avec le gros qu'on devait la faire marcher? Ceci est une autre question.
Évidemment, l'artillerie, dont les effets se font sentir au loin, doit être placée le plus avant possible et avec des détachements aussi peu im« portants que ceux-ci (deux et trois bataillons) ; il n'est pas indifférent du tout que ce soit
1 ,000 pas plus en avant ou 1 ,000 pas plus en arrière. Toutefois, la batterie marchant à Tavant-garde doit y jouir d'une sécurité suffisante, ce qui n^est pas le cas lorsque celle-ci n'est formée que de deux compagnies; car. les nombreux détachements qu'elle doit fournir, tant pour s'éclairer en avant que sur les flancs, fouiller le terrain, les maisons, etc., auront bientôt réduit ces compagnies à un effectif insuffisant pour fournir un bon soutien à la batterie, n n'en est plus ainsi quand l'avant-garde se compose d'un bataillon.
Si l'avant-garde du détachement Ouest n'avait pas été si éloignée du gros, la batterie aurait évidemment dû lui être adjointe, tandis qu'avec la faible avant-garde du détachement Est, il eût été préférable de laisser la batterie non fractionnée près du gros.
Par l'approche du détachement Ouest, les dragons opposés se virent dans la nécessité de rétrograder peu à peu sur Connewitz et, par suite, le pont de la vieille Pleisse fut incendié.
Le détachement Est avait primitivement désigné la l'"* compagnie pour la défense de ce point; mais, sur l'avis de l'approche d'une
colonne d'infanterie, il renforça celle-ci par les 2" et 3* compagnies tirées du gros. — Je me demande si cette mesure était justifiée, alors qu'on n'avait nullement en vue une défense opiniâtre de la ligne de la vieille Pleisse et étant donné qu'on ne doit pas éparpiller ses forces sans nécessité.
Dès que le détachement Ouest eut connaissance de l'incendie du pont, il se décida immédiatement à faire tête de colonne à droite et à se porter, sous la protection d'une nouvelle avantgarde, vers un autre point de passage, au château de Markkleeberg, en passant par Oetsch.
Comme on ne disposait pas d'un matériel de pont, cette détermination était évidemment très sage; mais, pour cette môme raison, tous les efforts devaient tendre à s'assurer aussitôt que possible de ce passage près du château de Markkleeberg, afin d'y devancer l'ennemi et de le mettre dans l'impossibilité de le détruire. Mais ceci ne pouvait être obtenu que par l'envoi immédiat de tout le régiment de uhlans ou au moins d'une forte partie de celui*ci.
La non-destruction de ce pont ne peut être
attribuée qu'à une omission ou à une négligence de l'adversaire. Les dragons de ce parti avaient bien rempli leur devoir jusqu'au moment de leur retraite sur Connewitz ; mais là ne se bornait pas leur mission. Le chemin par Connewitz se trouvait-il détruit pour obtenir des renseignements sur l'ennemi, il leur restait le pont du château de Markkleeberg. Si, au lieu d'aller faire repos auprès du gros, les escadrons de dragons s'étaient portés sans coup férir au château de Markkleeberg pour s'emparer de ce passage et qu'ils eussent envoyé leurs patrouilles sur la rive gauche de la Pleisse, dans le flanc de la colonne ennemie, ils auraient eu la faculté de détruire ce pont, dès qu'ils auraient vu le changement de direction de la colonne. Si alors les deux escadrons avaient mis pied à terre pour défendre ce point, les mouvements de l'adversaire en eussent pour le moins éprouvé de grands retards.
Nous suivrons d'abord le détachement Ouest.
Celui-ci détacha son 3* bataillon, celui qui avait été d'avant-garde sur la chaussée, ainsi qu'un escadron de uhlans vers les ponts de Connewitz. Plus tard, une compagnie fut encore
laissée en arrière pour la garde du pont du château de Markkleeberg.
Ainsi que nous l'avons vu, l'attaque sur la rive droite de la Pleisse échoua finalement, faute de moyens d'assaut suffisants ; il y a donc lieu de se poser la question, s'il était, oui ou non, possible de s'y trouver avec des forces plus considérables et si les détachements, qui réduisirent sur le point décisif les douze compagnies d'infanterie à sept, n'auraient pas pu être évités.
Selon moi, ces détachements étaient de beaucoup trop considérables. La destruction du premier pont obligeait, il est vrai, le détachement Ouest à changer de direction et à choisir un nouveau point d'attaque; mais ^elle empêchait aussi l'adversaire de se servir ultérieurement de la chaussée. Ce dernier aurait pu évidemment se construire ailleurs un autre pont en place de celui qui a été incendié ; mais, pour empêcher ce travail et s'opposer éventuellement à l'opération 'd'un passage de rivière, alors que le gros de l'attaquant se trouvait déjà sur l'autre rive, une compagnie, à mon sens, était amplement suffisante. En conséquence, au lieu d'un batail-
Ion et d*un escadron de uhlans, je n'eusse laissé qu* une compagnie et un peloton de cavalerie près du pont, sur la chaussée de Zwenkau, face à Connewitz .
En ce qui concerne le passage de la Pleisse, près du château de Markkleeherg, la meilleure g'arde du pont consistait à le franchir rapidement et à transporter promptement toute la colonne sur la rive opposée. Il y avait tout au plus à craindre quun parti de cavalerie ennemi ne cherchât à le détruire. Pour garder ce pont contre une telle éventualité, il suffisaitd y laisser un peloton d'infanterie, voire même une section.
En tout cas, il était possible au détachement Ouest d'être de près d'un bataillon plus fort qu'il ne l'a été au point décisif.
Le gros du détachement Ouest opéra le passage de la Pleisse par le pont du château de Markkleeherg ; mais, par suite de cette disposition défecttieuse qui prescrivit de faire marcher les trois escadrons de uhlans à la queue de la colonne d'infanterie, on donna de nouveau occasion aux dragons accourus de Connewitz, de se renseigner sur la force et la position de marche du détachement.
Finalement, les uhlans ainsi que la battocie repoussent les dragons; le gros prend entretemps un repos d environ une heure. Je soumets à l'appréciation de tous de jug^r si un arrêt aussi considérable était en harmonie avec la situation. Entretemps, chaque minute perdue était utilisée par l'adversaire pour s>établir solidement dans sa nouvelle position.
Le déploiement de Tinfanterie du détachement Ouest s'est bien exécuté^ les dispositions prises étaient correctes et le combat a été bien mené. Je dois cependant faire ressortir une circonstance qui, selon moi, sans avoir amené de résultat sensible, n en contenait pas moins en germe un assez grand danger. Je parle du déploiement du 2° bataillon à l'Est de Lôssnig. Ce bataillon devait servir de réserve; il fut cependant tout d'abord placé en première ligne avec toutes ses compagnies. Il est vrai qu'au moment de l'attaque, le commandant du détachement retira une compagnie qu'il tint à sa disposition spéciale; mais si l'ennemi avait pris l'offensive, ce qui n'était pas impossible, le commandant du détachement Ouest aurait-il encore eu la faculté de retirer cette compagnie
du combat? Des troupes placées en première ligne ne constituent jamais une réserve sûre pour le commandant supérieur; j'aurais, par conséquent, déployé la 5* et la 8* compagnie près de la hauteur de Lôssnig et placé la 6* et la 7' en réserve, à quelques centaines de pas plus en arrière. Là, ces compagnies étaient prêtes, soit à appuyer le 1«' bataillon, soit à soutenir les deux compagnies déployées (5* et 8"*), soit enfin à prendre part directement au combat, pour exécuter un mouvement tournant vers l'Est.
Quant aux détails du combat, le premier assaut de Lôssnig sur Connewitz a principalement échoué faute de préparation suffisante.
Dans la seconde attaque, ces préliminaires ayant été mieux observés, Tassant eut un résultat plus favorable.
Eu égard aux faibles moyens dont disposait en cet endroit le détachement Ouest, l'attaque principale contre la hauteur de Connewitz a été bien entamée; peut-être aurait-on pu, dès le début, s'attacher davantage à envelopper la gauche de l'ennemi; les prairies praticables qui bor; dent les étangs de Lôssnig s'y prêtaient parfai-
tement. Plus tard aussi, le soutien de l'artillerie, c est à dire tout le régiment de ublans, pouvait se porter au Nord de ces étangs, pour être plus à même de prendre une part active à la lutte.
Si les quatre compagnies restées inutilement sur la chaussée à Zwenkau et au passage de la Pleisse, près du château de Markkleeberg, se fussent trouvées en ligne, la gauche à Lôssnig et le centre, auraient dû simplement occuper Tennemi en tâchant de le retenir dans sa position, pendant que la droite, alors forte de sept compagnies au moins, eût livré l'attaque principale contre l'aile gauche en se couvrant à cette fin, par les hauteurs au Nord des étangs de Lôssnig.
En ce qui concerne le bataillon détaché (le 3'), j'aurais, après avoir passé la vieille Pleisse, suivi une tout autre règle de conduite. Au lieu de la périlleuse et difficile mission qu'il s'était imposée de forcer le passage de la Pleisse, en présence d'un ennemi nombreux, blotti dans les maisons de la rive opposée, il eût été plus utile pour l'ensemble qu'il ne laissât qu'une seule compagnie au pont incendié, pour y occuper l'ennemi, et qu'avec les trois autres il
remontât la rivière, vers Sud-Connewitz. On entendait parfaitement le vigoureux combat qui s'y livrait; en essayant de prendre part à la lutte, par des feux lancés de la rive opposée, on aurait apporté un appoint utile à Tattaque. Quant au détachement Est, dès que la marche de l'ennemi sur le château de Markkleeberg fut connue, il prit avec six compagnies une position défensive, front vers le Sud. La question de savoir si la position choisie était bien la plus avantageuse ou s'il n'eût pas été préférable d'abandonner la section Sud de Connewitz pour ne défendre que la partie Nord, jusqu'à l'église ainsi que la hauteur à l'Est de celle-ci, ne pourrait être élucidée que sur le terrain même. Cette dernière position offrait en tout cas l'avantage que les troupes y eussent été plus concentrées, notamment aussi pour les deux compagnies qui combattaient au pont de Connewitz ; de plus, les terrains marécageux qui environnent les étangs de Connewitz, garantissaient contre toute manœuvre tournante dirigée contre l'aile gauche. Maintenant je dois cependant ajouter que le choix entre les deux positions dépend en outre de la structure des maisons, des murs, etc. ,
qu'elle renferme, ainsi giie de la hauteur relative des deux petits mamelons; toutes coodi* tiens qui ne peuvent être appréciées par un simple examen de la carte.
En examinant le dispositif adopté par le détachement Est, je ne reconnais pas la nécessité d'employer deux compagnies k la défense du pont brûlé; une suffisait. L'autre aurait pn contribuer à renforcer la réserve.
De véritable réserve d'ailleurs, il ne s'en trouvait pas non plus au détachement Est. Ici aussi, les quatre compagnies disposées eu dehors de Conne'witz furent employées en première ligne. Pour ce motif, j'eusse préféré la disposition suivante de l'infenterie : la 4' compagnie, au pont de Connewila; dans la section Snd, les 6* et 7", et sur lahauteuf àoôtë, lesô* Lgnies ; en réserve près de la chausîur des étangs, les 1", 2" et 3» comiut-ôtre eût-il été convenable aussi 'une de ces dernières compagnies les hauteurs au Nord des étangs de in de s'opposer de là aux manœu- 4versaire par les digues entre les reste, les compagnies déployées sur
la hauteur de Connewitz, auraient dû se construire des tranchées-abrisy ce qui a été complètement négligé.
En général, j'approuve la manière dont le combat a été conduit en cet endroit.
Pour ce qui concerne l'artillerie, je n'ai rien à objecter à ce qu'elle ait abandor^né sa première position sur la hauteur de Connewitz, lorsque la supériorité du feu de la batterie ennemie devint évidente pour elle. Le moment décisif n'était pas encore venu et elle se réservait pour celui-là.
Il n'est pas possible de se prononcer avec certitude, par l'examen de la carte, si pour la seconde position il n^eût pas été plus avantageux de mettre en batterie sur le terrain au Nord des étangs, qu'au Sud de ceux-ci. En tout cas, en s'établissant au Sud, il y avait lieu de prendre des mesures pour garantir son flanc gauche, ce qui n'a pas été fait et ce qui a amené pour cette batterie la perte momentanée de deux de ses bouches à feu.
Derrière les étangs de Connewitz, les deux escadrons de dragons ne purent participer en aucune manière au combat; leur concours
n'était possible qu'au Sud, et dans ce but. leur place était à l'extrême aile gauche.
Il est vrai, toutefois, qu'avec les défilés à do8, la positiou des escadrons n'eût pas été sans présenter des inconvénients ; mais c'était là le défaut inhérent à toute la position choisie par le détachement Est.
Quant à la résolution prise par le détacllement Ouest de renoncer k l'attaque et ensuite de battre en retraite jusqu'en arrière de la Pleisse, je ne puis qu'approuver la première; la seconde cependant ne me paraît pas suffisamment justifiée. Les faits avaient démontré que les forces que le détachement Ouest avait sous la main n'étaient pas suffisantes pour rejeter l'ennemi de sa position, et qu'il n'y avait pa' lieu d'espérer obtenir un résultat plus favorabJs d'une nouvelle attaque. Toutefois, c'était une faute que de repasser la Pleisse, tant que la combat près de Leipzig n'était pas'terminé. On laissait ainsi à l'ennemi la faculté d'envover une partie de ses forces, devenues disponible'. sur le lieu du combat.
Pour cette même raison, j'approuve la conduite tenue par le détachement Est de s'être
abstenu d*une longue poursuite de Tennemi en retraite ; on eût toutefois pu faire davantage pour entraver au moins un rassemblement aussi prompt près de Lôssnig.