OBSERVATION FINALE
Il est à remarquer encore que la direction d'une partie de jeu de guerre est beaucoup plus simple et moins compliquée qu'on ne pourrait le croire h première vue par la lecture de l'exemple que nous venons de donner. Les nombreux calculs relatifs au temps emplojé pour la transmission d'ordres, la détermination du lieu où telle et telle fraction de troupe se trouve, etc. , tels qu'ils ont dû être établis ici, se simplifient considérablement lorsque la partie se joue avec la carte sous les yeux. En mesurant une distance au mojen d'une ouverture de compas, on obtient du même coup le temps employé pour la parcourir à l'une des allures déterminées, puisqu'on connaît, selon latroupe, que l'on a à faire mouvoir, en
temps elle parcourt une distance donnée. De plus, une grande partie des observations, indispensables ici, ne sont pas nécessaires dans le jeu réel ; les commandants de troupes ne diront pas chaque fois non plus quels sont leurs projets futurs, toutes choses qui ont dû être faites ici pour rendre la partie plus compréhensible, mais qui, dans la pratique, disparaissent en majeure partie, parce que les intéressés, au lieu de communiquer leurs intentions au directeur, les rendront visibles par le déplacement des pions qui doivent se mouvoir ou en en ajoutant sur la carte, lorsque de nouvelles troupes entrent en action.
n est encore dans les pouvoirs du directeur, lorsqu'il désire traiter avec plus d'extension une partie du combat, de restreindre quelque peu
les autres, comme il a été fait dans l'exemple
qui précède pour la cessation du combat, les dispositions pour la retraite et finalement pour la poursuite.